PRINCIPES IMMÉDIATS LES PLUS IMPORTANTS
Les Quinquinas contiennent des acides : Quinique : Quinotannique et Quinovique, et divers alcaloïdes : Quinine . Quinidine , Cinchonine , Cinchonidine ou Cuscocinchonine, etc.
En 1800, le docteur Gomès, de Lisbonne, et Pfaff un peu plus tard obtinrent un produit impur, qu’on appella Cinchonin. En 1820, Pelletier et Caventou reconnurent la nature basique de ce produit et le décrivirent sous le nom de Cinchonine . V ers la même époque, ces chimistes parvinrent a isoler la Quinine l’un des agents thérapeutiques les plus précieux h
1 Fluckiger parait attribuer la découverte de la quinine à Gomès (1800-1802). . lais la substance (Cinchonino) obtenue par Gomès était un produit impur contenant a la fois de la quinine et de la cinchonine Les propriétés alcalines de cette substance furent étudiées par Houton-Labillardière, lorsque Sertuerner eut montre (1810) l’alcalinité de la morphine. Rapporter la découverte de a quinine a Gomes serait aussi injuste que d’atttribuer à Seguin celle de la morphine, sous pretexte que ce savant avait trouvé ce dernier alcaloïde, en meme temps que Sertuerner. Quand ils découvrirent la quinine (1820) et montrèrent la composition du Cinchonino de Gomès, Pelletier et Caventou avaient déjà découvert (1818) la strychnine et la brucine. De là à rechercher
Ces deux alcaloïdes sont ordinairement accompagnés d’un troisième, la Quinidine , qui est isomérique avec la quinine, Erdmann a trouvé, dans le China de Huanuco plana, une nouvelle base, la Huanoquine, qui, d’après Gosmann, serait isomérique avec la cinchonine.
La Pseudoquinine de Mengarduque pourrait se placer ici. D’après Grimer, le China nova renfermerait un alcaloïde particulier ; ce chimiste pense également avoir isolé du Quina de Carthagène une base cristalline nouvelle.
La Pitoxine, base dépourvue d’amertume, fondant à 120° , et se sublimant ensuite en aiguilles fines, a été trouvée par Perett, dans le Quina Pitoxa.
Mill appelle Blanquinine , une base végétale qu’il a extraite de l’écorce du Cinchona ovali folia.
Pelletier et Coriol ont retiré d’une écorce venant d’Arica et vendue comme Quinquina, un nouvel acali organique, YArieme, dont la formule, adoptée aujourd’hui, (G23 IÏ26 A/,2 O4), en fait un isomère de la brucine,
La Cinchovatine , obtenue des Quinquinas blancs, par Manzini, serait identique avec l’aricine, d’après Winckler; Hesse la dit identique avec la Cinchonidine.
Le Quina de Para renferme, d’après Winckler, un alcali résineux, la Paricine , qui parait, selon Jacquemin, être à l’aricine ce que la quinoïdine est à la quinine. Hesse l’a retirée des eaux mères qui ont laissé déposer la Quinamine extraite du C . succirubra. C’est une poudre jaune pâle, soluble dans l’éther, qu’elle colore en jaune, mais dont elle se sépare par absorption d’oxygène. Hesse lui attribue la formule C1CH18 Az2 O2. Flückiger la croyait identique avec la Bibirine, la Buxine et la Pèlosine ; selon Hesse, elle en diffère par les caractères suivants :
La Paricine fond à 116° ; la Bibirine à 200° . Le pétrole dissout la Paricine et non la Bibirine. L’acide sulfurique dissout la Paricine et se colore en jaune verdâtre; l’acide
et à déterminer le principe actif du Quinquina.il n’y avait qu'un pas : c’est ainsi que les deux illustres Français devinrent les bienfaiteurs de l'humanité. Au reste, dans son 'Traité de chimie (traduction française, t. V, 1831), Berzèlius rapporte à ces deux savants la découverte de la quinine.
ruiuacees
nitrique la résinifie, Lo chlorure de sodium et l’iodure de potassium en excès précipitent les sels de Paricine.
L Acide Cincho-tannique est un corps amorphe, analogue au tannin du Cachou et précipitant aussi en vert les sels ferriques. Il est soluble dans l’eau, l’alcool, l’éther; ses solutions se décomposent aisément, surtout en présence d’un alcali, et il seproduit une matière rouge, floconneuse, appelée Rouge Cinchonique. L’acide Cinchotannique distillé donne de la Pyrocatéchine (Flücldger).
L’Acide Qcinovique (C24 H38 O4 ) cristallise en écailles hexagonales, solubles dans l’alcool, surtout à chaud, insolubles dans l’eau, l’éther, le chloroforme. Rambold l’a signalé dans la racine de Tormentille.
L Acide Quinique (C7 H12 H6 + H20) cristallise en prismes obliques à baserhombe, incolores, transparents, d’une saveur acide, solubles dans l’eau, surtout à chaud, peu solubles dans l’alcool, moins encore dans l’éther. Il fond cà 155° , perd de 1 eau en donnant une masse vitreuse, qui brunit à 280° et se décompose ensuite en benzine, acide benzoïque, acide phénique, acide salicyleux, goudron et hydroquinon incolore.
L’oxydation de l’acide quinique, par le peroxyde de manganèse et l’acide sulfurique, produit de la Quinone (G6 H4 O2), qui, en présence des agents fixateurs de l’hydrogène, se convertit en Hydroquinone incolore (G6 H6 Ô2). Ges deux corps mélangés donnent naissance à 2 (GG H5 O2) ou G12 H10 O4 ( Hydroquinone verte), dont les cristaux possèdent le reflet miroitant des élytres de certains Coléoptères.
Le brome, en agissant sur l’acide quinique, détermine l'élimination d’un peu hydrogène, sous forme d’acide bromhyd ri que et d’eau, en même temps qu’il se forme de Y acide Carbohydroquinonique (C7HG04).
La Quinine (G2j II24 Az2 O2) est une substance blanche, mciistallisable, mais pouvant former des hydrates cristallisés Elle est inodore, très amère et ramène au bleu le tournesol rougi par un acide. Elle se dissout dans 2266 parties d’eau a -p 15", dans 760 parties d’eau bouillante, dans P, 33 d’alcool a -h 15°, dans 22‘\632 d’éther pur et dans P, 9259 de chloroforme. (J. Regnauld.) Quelques huiles grasses et
volatiles la dissolvent aussi. Son pouvoir rotatoire, qui est de — 126°, 7 à 22°, diminue par l’élévation de la température, mais augmente en présence des acides. Elle forme, avec l’eau, trois hydrates : H2 O, 2 II2 O, 3 H2 O. Les acides azotique et sulfurique la dissolvent, sans la colorer; mais, à chaud, la solution rougit, puis noircit.
La Quinine est biacide, c’est-à-dire, exige 2 molécules d’un acide monobasique ou 1 molécule d’un acide bibasique.
Cet alcaloïde fond à 120° et donne, par refroidissement, une masse diaphane, résinoïde, électrique par frottement. Il suffit de quelques degrés au-dessus de 120°, pour en volatiliser une partie, sans décomposition. L’application brusque de la chaleur en produit la destruction, avec résidu charbonneux et dégagement de composés ammoniacaux et autres.
Le chlore convertit cette base en une substance rouge; l’iode s’y combine et forme Y lodoquinine. Lorsque, à une solution de Quinine dans un acide, on ajoute de l’eau chlorée récente, puis quelques gouttes d’ammoniaque, on voit se développer une teinte vert-émeraude (Dallèiochine). tout à fait caractéristique, qui, si l’on n’a pas mis d’ammoniaque en excès, passe au violet et au rouge, par de nouvelles additions de chlore.
Si, à la solution de sulfate de Quinine, on ajoute une dissolution d’hypochlorite de chaux additionnée d’acide chlorhydrique et qu’on y verse ensuite de l’ammoniaque, il se précipite une poudre verte.
Lorsque, dans une dissolution de Quinine mêlée d’eau chlorée exempte d’acide chlorhydrique, on ajoute du ferrocyanure de potassium en poudre fine, il se produit une teinte rose, qui passe au rouge foncé et qui devient verte par l’action de la lumière. Cette teinte est obtenue également, si l’on substitue au cyanure, soit de l’eau de chaux, soit de l’eau de baryte et même du phosphate ou du borate de soude.
La Quinine, que l’on fait bouillir avec de l’oxyde puce de plomb, en ayant soin d’instiller goutte à goutte de l’acide sulfurique, se transforme en un produit rouge, la Quinètine (E. Marchand).
Chauffée avec de la potasse, elle dégage de la Qioinolèine.
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Enfin, les iodures des radicaux alcooliques s’y combinent directement, pour donner naissance à des iodures des nouvelles bases : Mètliylquinine , Ethylquinine, etc.
Lorsqu’on dissout delà Quinine dans un acide, on remarque à la surface du liquide un reflet opalin caractéristique. Ces dissolutions salines précipitent par les alcalis; elles fournissent, avec le tannin et avec l’iodure ioduré de potassium, des réactions complémentaires de moindre importance.
La Quinine n’est pas employée en thérapeutique, en raison de sa faible solubilité. On lui préfère ses sels, dont les plus usités sont : le sulfate , le bisulfate , le chlorhydrate , le ferro-citrate , le tannate , le valèrianate, et le bromhydrate.
Le Sulfate de Quinine ou Sulfate basique de Quinine (2 [G20 H24 Az2 O2], S O4 H2 -G 7 H2 O), se présente en cristaux nacrés, incolores, flexibles, très fins, prismatiques, appartenant au type clinorhombique. Ce sel s’effleurit rapidement à l’air, en perdant six molécules d’eau; à la température de 120°, il perd toute son eau de cristallisation (7 molécules). Il se dissout dans 740 parties d’eau à + 13°, dans 30 parties d’eau bouillante et dans 60 parties d’alcool à 85°; il est plus soluble dans l’alcool bouillant et très soluble dans la glycérine ; l'éther n’en dissout que des traces. Il contient 74,31 0/0de Quinine; soumis à l’action de l’air humide, il peut absorber 39 0/0 d’eau. Le sulfate du bon aloi ne doit perdre que 12 0/0 d’eau, quand on le dessèche entre 100 et 105°.
Divers procédés ont été proposés, pour la recherche de la Quinine. On a déjà indiqué le procédé par l’eau chlorée et l’ammoniaque. Zeller propose de remplacer l’eau chlorée par l'eau de brome : la réaction est 4 fois plus sensible.
Pour l’essai du sulfate commercial, Hesse recommande le procédé suivant : Agiter, pendant 10 minutes, 0,5 de sulfate avec 10 centimètres cubes d’eau à 50°; laisser refroidir, filtrer; à la moitié de la solution ajouter 1 centimètre cube d’éther et 5 gouttes d’ammoniaque; agiter. Si, au bout de 2 heures, l’éther contient des cristaux, le sulfate contenait de la Cinchonine. (V. plus loin l’art. Quinidine.)
Selon Oppermann, en présence de l’acide tartrique, les
sels de Quinine ne sont pas précipités par les bicarbonates alcalins, qui précipitent alors les sels de Cinchonine.
Le Sulfate neutre de Quinine ( Bisulfate ou mieux Sul fate acide : G20 H24 Àz2 O2, SO4 H2 -f- 7 H2 O), se présente sous formes d’aiguilles soyeuses, ayant l’aspect de l’amiante ou en prismes rectangulaires, soit tronqués, soit pyramidés. Ce sel est beaucoup plus soluble que le sulfate commercial. C’est lui que l’on obtient, quand on dissout le sulfate basique avec quelques gouttes d’acide sulfurique.
Hesse a obtenu le véritable Bisulfate de Quinine : G20 H24 Az2 O2, 2 (SO4 H2) + 7 H2 O. Ce composé est plus so luble dans l’eau; il ne semble pas être usité en médecine.
L c Chlorhydrate de Quinine :2(C20H24Az2 O2, H Cl) — l— 3II20 cristallise en aiguilles soyeuses, assez solubles dans l’eau, surtout par addition de quelques gouttes d’acide chlorhydrique. Ce sel contient 8 à 9 0/0 de quinine de plus que le sulfate et il est ainsi plus actif ; selon Binz, on doit le pré férer à ce dernier, parce qu’il est plus soluble et mieux absorbable. Kerner et Binz recommandent, pour les injections de quinine sous la peau, l’emploi du chlorhydrate de quinine amorphe , qui est très soluble, rapidement absorbé, et provoque très vite les phénomènes d’ivresse ; il est, en outre, beaucoup moins cher.
Le Bromhydrate de Quinine a été préconisé, par Gubler, pour les injections hypodermiques. Ce sel est plus riche en quinine que le sulfate; il est plus soluble et, paraît -il, ne provoque pas d’accidents inflammatoires, quand on l’injecte sous la peau.
Les autres sels de Quinine ne possèdent aucun avantage sur les précédents, bien qu’ils soient officinaux et qu’ils aient été préconisés par certains auteurs. Cependant, l’on prétend que le tannate de Quinine fatigue moins les voies digestives et le système nerveux. Il semble, néanmoins, que, en raison même de son insolubilité et bien qu’il soit sans doute moins irritant, ce sel doit produire un effet contraire et que son action doit s’établir avec trop de lenteur.
La Quinoïdine, que Sertucrner avait trouvée dans les eaux mères de la préparation du sulfate de quinine, est un
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produit de l’altération des alcaloïdes du Quinquina, sous l’in • fluence de la lumière. Cette altération se produit pendant la dessiccation des écorces de Quinquina au soleil et pendant le travail de fabrication du sulfate de quinine.
Pasteur a montré que la Quinoïdine est un mélange de résines, de matières colorantes, de Quinine, de Cinchonine et de deux nouvelles bases, la Quinidine et la Cinchoni cline. Parmi ces alcaloïdes, c’est la Quinidine qui paraît prédominer : Ileijningen en a trouvé de 50 à 60 0/0 dans la Quinoïdine.
La Quinidine ( Conquinine , de Hesse) a été distinguée, pour la première fois, par O. Henry et A. Delondre, comme alcaloïde distinct, existant dans le Quinquina; Winckler la trouva dans les Quiquinas Huamalies, Maracaïbo et Bogota ; enfin Pasteur la découvrit dans la Quinoïdine.
La Quinidine est une substance cristallisant en prismes rhomboïdaux obliques, efflorescents, fusibles à 160°, solubles dans 1500 parties d’eau froide et dans 750 parties d’eau chaude. Elle dévie à gauche les plans de polarisation.
Comme elle est isomère de la quinine, ses sels présentent la plus grande analogie avec les sels de cette base. Toutefois, le sulfate de Quinidine n’est pas précipité par l’oxalate d’ammoniaque, tandis que le sulfate de quinine l’est à peu près complètement, ce qui permet aux chimistes de signaler la présence delà Quinidine dans le sulfate de quinine du commerce.
La présence du sulfate de Quinidine, dans le sulfate de Quinine, est décelée également par le chloroforme. On sait que le sulfate de Quinidine se dissout dans 20 parties de chloroforme, tandis qu’il faut 1000 parties de ce liquide, pour dissoudre le sulfate de quinine.
La Q uinicine , autre isomère de la quinine, a été obtenue c par Pasteur, en chauffant, pendant quatre heures à 120°, du sulfate de quinine humide, additionné d’acide sulfurique. Elle présente un aspect résineux, est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et, chose remarquable, dévie à droite la lumière polarisée.
La Cinchonine (C19H22Az20) cristallise en gros prismes
quadrilatères, réfractant fortement la lumière, d’une saveur presque nulle, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool insolubles dans l’éther : ce dernier caractère donne le moyen d’en constater la présence dans le sulfate de quinine.
Cette base dévie à droite la lumière polarisée et se vola tilise sans décomposition, quand on la soumet à l’action de la chaleur.
Le chlore ou le brome forment, avec elle, la Cinchonine bichlorèe et la Cinchonine bibromèe , qui, unies, la première avec l’acide bromhydrique et la seconde avec l’acide chlorhydrique, donnent des corps à la fois isomères et isomorphes, mais non identiques. C’est le premier exemple d’isoméro-morphisme indiqué par Laurent.
L'iode produit avec elle Y loclocinchonine ; l’acide sulfu riquc et l’oxyde puce, la Cinchonine rouge ; la potasse fondue, la Quinoléine ; les iodures alcooliques, des sels de Mêthyl, ou d ' Ethglcinchonine .
Les sels de la Cinchonine précipitent par le cyanure jaune, mais le précipité blanc jaunâtre disparait à l’ébullition, pour donner, par refroidissement, d'abondants cristaux en lames aplaties cunéiformes, d’un jaune d’or éclatant. Cette réaction fournit un caractère précieux, pour distinguer la Cinchonine des autres alcaloïdes végétaux.
La Cinchonidine, isomère de la cinchonine, a été découverte par Winckler, dans le Quinquina de Maracaïbo. Elle cristallise en prismes rhomboïdaux et dévie à gauche le plan de polarisation. A une température élevée, d’après Pasteur, ses sels se convertissent en sels de Cinchonicine , autre isomère déjà obtenu par ce chimiste, à l’aide du même agent physique sur le sulfate de cinchonine. Ce nouvel alcaloïde est visqueux, amer, insoluble dans l’eau et très soluble dans l’alcool ; il dévie à gauche la lumière polarisée.
Howard a établi que la Cinchonidine fournie par le C. succirubra possède des propriétés fébrifuges prononcées. Depuis cette époque, cet alcaloïde est employé, concurremment avec la quinine, dans les Indes anglaises et dans les hôpitaux de Londres.
850 hubiagées
Le tableau ci- dessous donne le moyen de distinguer les uns des autres les principaux alcaloïdes des Quinquinas.
, . lévogyre, pré.ijiilée par l’oxalate rl'am-
Alcaloides fournissant de la l moniaque; le sulfate ne se dissout que Dalleiochine ; Cristaux } dans 1,000 parties de chloroforme. . . . hydratés; solution fluo- y dextrogyre, non précipitée par l’oxalale
rcscent0 ' d’ammoniaque; le sulfate se dissout dans
20 parties de chloroforme
hydratés; solution lévogyre.
Alcaloïdes ne fournissant 1 pas de la Dalleiochine. ; Solution non florescente; j cristaux I
facile: s )lu-f lévogyre.. .
non hydratés; \ ,U°“ aquiuse.(dextrogyre.
solubilité ' faible ’ solution aqueuse
dans l’éther. / Iévo£yre
f presque nulle; solution aqueuse dextrogyre. . .
Quinine.
Quinidine.
Cusconine.
Aricine.
Quinamine,
ClNCIIONIÜlNE
ClNCIlONINE.
QUINQUINAS U U CO HMEKCK
L’histoire des Quinquinas est encore très embrouillée. Ces écorces peuvent tellement varier, suivant les conditions d altitude et de nature du sol, ou d’âge et d’exposition delà plante qui^ les fournit, qu’on a souvent donné des noms différents a des ecoi ces provenant d’arbres de même espèce, ou bien encore à celles qui sont tirées des branches et du tioncd un même arbre. Selon Weddell, certaines écorces de Quinquinas gris, qu'on rapportait autrefois à une espèce particulière, sont les écorces des jeunes branches de plusieurs espèces différentes, plus tard rouges ou jaunes.
On admet depuis longtemps trois groupes de Quinquinas médicinaux : Quinquinas gris, Quinquinas jaunes , Quinquinas rouges. Ces appellations si commodes ont été appliquées malheureusement à des écorces de nature et d’efficacité bien différentes. « On a confondu, sous le nom de Quinquina gris, les jeunes écorces de sept ou huit Cinchona, parce qu elles sont toutes, à cet âge, plus ou moins grises à l’extéîieui. On a donné le nom de Quinquina jaune aux écorces grosses et moyennes des Cinchona Calisaya, micrantha , Condaminea et cordi folia; enfin le nom de Quinquina rouge a été appliqué aux écorces des Cinchona succirubra, nitida, scrobiculata et magni folia ou oblongi folia, dont la dernière est si complètement dépourvue d’alcaloïdes, qu’on
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l’a rangée avec raison au nombre des faux Quinquinas. » (Codex.)
Ces diverses raisons ont amené les rédacteurs de la Pharmacopée française à préciser les écorces qui peuvent être utilement employées en médecine, et le Codex admet seule ment quatre Quinquinas officinaux, obligatoires pour les pharmaciens, savoir : le Quinquina gris de Loxa, le Quinquina gris Huanuco, le Quinquina Calisaya, le Quinquina rouge, VERRUQUEUX ou NON VERRUQUEUX. G’est düIlC à l’étude de ces quatre sortes d’écorces que nous nous appliquerons surtout.
Nous croyons toutefois utile de donner un aperçu des principales écorces commerciales et nous empruntons à Otto Berg (Pharmazeutische Waarenhunde ) un tableau qu résume les caractères généraux des vrais Quinquinas.
Les quelques notions que nous avons données plus haut, sur l’aspect et la constitution des Quinquinas, serviront à faire comprendre la nature et la valeur des caractères employés parle savant professeur de Berlin.
I Tubes ou demi-tubes, à surface externe blanchâtre, grise, gris brun, brune et finement gercée; surface interne rouge brun; cassure égale en doliors et en dedans, à fins éclats Quinquinas bruns ou gris :
A. Écorces offrant, sous la prriderme, un anneau résineux foncé :
1° Tubes blanchâtres en dehors et pourvus de
sillons longitudinaux
2" Tubes gris en dehors et pourvus de gerçures écartées, presque annulaires
B. Ecorces n'offrant pas d'anneaux résineux, sous le périderme :
1° Tubes le plus souvent noirs et à rides écailleuses.
2” Tubes d’un brun hêpa tique, pour vus de si I Ions Ion* gitudinaux et présentant des verrues subéreuses.
3" Tubes presque unis, pâles en dehors et à cassure grossièrement fibreuse
II Tubes ou plaques jaunes ou orangésà leur face interne, à cassure fibreuse ou à éclats non résistants :
A. Cassure courte, à éclats vitreux Quinquinas jaunes ou orangés.
i” Tubes; suber rugeux et stratifié, avec des dessins en forme d’ecussons carrés O. Calisaya roulé.
2° Plaques ; écailles du suber jaunes, stratifiées :
a) Creux de la face externe du suber réguliers
. ou indistincts Q. Calisaya plat
b) Creux de la face externe du suber irréguliers. Q. Calisaya morada
B. Cassure courte, à fins éclats:
i* Suber stratifié, spongieux - Q. Pitaya de Duenavenluta.
2 • Couche subéreuso épaisse, molle Q. Pitaya de Savamlla.
Couche subéreuse mince, molle, blanc jaunâtre. Q. fauve, dur, léger.
Q. Huanuco.
(J. Loxa.
Q. P se do- Loxa. Q. Huamalies .
(J. Jaen pale.
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C. Cassure à gros éclats ; suber tabulaire 1 mince, mrm, blanc jaunâtre, verruqueux :
1# L!î)er de couleur jaune d’ocre Q. jaune subéreux, dur.
2’ Liber de couleur cannelle q. Cusco.
U. Cassure à longs éclats :
1° Suber mince, rugueux, dur, gercé; liber rouge
brun. • • • Q. Calisaya fibreux.
2* Couche subéreuse molle, variant du jaune
d'ocre pâle au blanc d'argent :
a) Liber jaune d’ocre Q. jaune fibreux.
b) Liber rouge Q. rubigineux.