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ARNICA

tournes, de couleur brune et surmontés par les restes des feuilles radicales ; leur face supérieure présente des anneaux frangés, constitués par les écailles foliacées du rhizome; leur face inférieure donne attache à d’assez nombreuses radicelles rougeâtres, longues d’environ 10 centimètres et de 1/2 millimètre d’épaisseur.

Cette racine a une saveur âcre, aromatique et une odeur assez forte, qui s’amoindrit par la vétusté. Selon Hanbury, elle ne contient pas d’amidon, ni d’oxalate de chaux, ni d’inuline ; toutefois, Dragendorf y a trouvé 10 0/0 d’inuline. On y a signalé une huile essentielle, de la résine, du tannin et un principe spécial, appelé Arnicine, qui paraît être plus abondant dans les (leurs.

Sur une section transversale, la racine d’ Arnica se montre composée des éléments ci- après : 1° une écorce brune au dehors, blanchâtre en dedans ; 2° un bois formé de faisceaux jaunâtres, séparés par d’étroits rayons médullaires et entourant une moelle blanchâtre, volumineuse. L’écorce est séparée du bois, par une mince zone cambiale brune; elle présente, dans le voisinage de cette zone, une série de lacunes ou de glandes à contenu oléo -résineux, généralement disposées par paires, vis-à-vis des faisceaux. Ceux-ci sont essentiellement constitués par des fibres épaisses, de couleur vert jaunâtre et par des vaisseaux épars dans le tissu cellulaire ambiant.

Les radicelles offrent une composition peu différente, sauf que l'écorce y est proportionnellement plus épaisse et que la moelle y manque ou à peu près.

La racine d’Arnica est réputée excitante, antiseptique et résolutive.

Les Feuilles ont une odeur aromatique et une saveur amère, aromatique. On les emploie, sous forme de poudre, comme sternutatoires.

Les Fleurs sont surtout reconnaisables à leurs demilleurons d’un jaune doré et à leurs akènes noirs, aigrettés ; leur odeur est forte, mais agréable. Les soies fines, qui surmontent les akènes causent de violents éternuements, quand on agite les fleurs sèches. La présence constante de ces soies, dans les fleurs sèches, oblige à passer l’infusion d’Arnica, à

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travers un tamis très fin, pour éviter l’action irritante qu elles exercent sur la gorge, lorsqu’on avale ces infusions, sans recourir à ce moyen.

Les fleurs d’ Arnica sont émétiques à haute dose; c'est un stimulant énergique du système nerveux. Stoll les disait fébrifuges et les appelait le Quinquina des pauvres. L’infusé et la teinture d Arnica sont un ; remède populaire contre les coups à la tête et contre les chutes, d’où le nom de Panacée des chutes (panacea lapsorum), que lui donna Ferh. On les emploieà l’extérieur, sous forme de compresses ou à l’intérieur.

Les effets de l’Arnica (racines et fleurs) sont les suivants : « Sur la peau, cuisson et rougeur légère ; à l’intérieur : cuisson dans la bouche, sensation de chaleur et de douleur à l’estomac, évacuations alvines plus abondantes, pesanteur de tête, vertiges, sommeil inquiet, accélération des battements du cœur, augmentation de la sécrétion delà sueur et des urines (Jôrg). Sous l’influence de doses très élevées (2 grammes, d’après : Jorg; 30 grammes d’après Barbier), il se produirait des défaillances, avec perte de connaissance, affaiblissement extrême et convulsions. Les fleurs et les racines d’Arnica paraissent donc agir à la manière-' de l'essence de térébenthine. » (Nothnagel.) Malgré des propriétés aussi énergiques, ce médicament n'est plus guère employé a 1 intérieur, sauf par les homéopathes, ce qui tient, sans doute, à ce quonla* administré un peu à tort et à travers. Quant à son efficacité, contre les contusions, elle est contestée par beaucoup d observateui s et l Nothnagel n’hésite pas à considérer 1 Arnica comme un médicament superflu. L’étude de ses propriétés devrait être reprise.

L’Arnica a fourni à l’analyse : une résine, de l’acide gallique, une matière colorante jaune, une liuile bleue, de la> saponine, une huile essentielle jaune, de 1 Arnicine. etc.

L’Arnicine est une substance encore peu connue. Selon Basticlc, qui l’a retirée des fleurs, en 1851, c’est un principe alcalin, non volatil, de saveur amère, peu soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool et dans l’éther et formant, avec l’acide chlorhydrhique, un sel cristallisable.

En 1861, Walz a retiré des feuilles et des fleurs une substance différente, qui se présente en masse amorphe, jaune, de saveur âcre, peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et dans l’éther, soluble dans les liqueurs alc&-< lines et précipitée, par le tannin, de sa dissolution alcoolique. Cette substance a pour formule C20 H30 O4, selon Walz et, selon d’autres chimistes, G35 H54 O7. Les acides dilués la dé composent. On ne connaît pas ses propriétés physiologiques.

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