A U NÉE
210°; elle est dextrogyre et soluble dans l’alcool et dans l’é- ' ther. On la prescrit parfois, à la dose de quelques gouttes.
Cambouliscs a retire de la Camomille double une petite quantité d’un acide amer, qui cristallise sous forme de prismes en aiguilles et qu’il croît identique avec l 'acide Anthémique obtenu, par Pattone, de Y Anthémis arvensis.
Timbal-Lagrave dit qu'on substitue, à la Camomille romaine les fleurs du Clir ysanthemum Parthenium et du Matricaria parthenioides. Ces plantes ont des capitules plus petits, globuleux, une odeur forte, pénétrante, désagréable, des ligules extérieures non réfléchies. La seconde a un réceptacle non paléacé.
I/Aunée officinale ou Grande-Âunée (Inula Ilelenium, L. ; Corvisartici Ilelenium , Mér.) est une grande et belle plante des prairies humides et des lieux ombragés, commune dans l’Europe centrale et méridionale, d’où elle s’étend au nord de l’Inde et à la Sibérie.
La Souche souterraine de V Année, improprement appelée Racine d’Aunée, est la seule partie de la plante usitée en médecine. Elle est constituée par un axe assez court, gros et charnu, qui se divise bientôt en plusieurs axes secondaires charnus, pouvant avoir un diamètre de 3 à 5 centimètres, d’une couleur jaune pâle ou roussâtre en dehors, blanchâtre à l’intérieur. Son odeur est aromatique, camphrée, avec un mélange particulier d’odeur do violette, tout à fait caractéristique; sa saveur ert aromatique, âcre, un peu amère. Elle conserve ces propriétés, quand elle a été désséchée avec soin.
On la trouve, dans le commerce, en rouelles diversement contournées ou en tronçons provenant de la division longitudinale de la racine en plusieurs parties. Quelle que soit leur forme, ces fragments sont de couleur gris clair et cassants ; leur cassure est lisse et comme cornée. La section transversale y montre un tissu en apparence homogène, mais dans lequel on distingue une écorce assez mince, formée de 3 parties : une externe , subéreuse : une moyenne, plus claire et paren-
SYNANTHÊRÈES
chymateuse ; une interne, foncée et striée radialement. Le bois se compose de faisceaux fibro-vasculaires brunâtres, disposés radialement et séparés par de longs rayons médullaires. La moelle n’est pas nettement définie ; elle offre de grandes cellules polygonales et est traversée par quelques vaisseaux. Toutes les parties parenchymateuses de la racine d’Aunée sont occupées par des canaux oléo -résineux, dont le pourtour est formé de cellules sécrétantes, plus petites que celles du tissu ambiant ; ces canaux sont très nombreux et disséminés sans ordre apparent.
La racine d’Aunée contient une résine molle, âcre ; une huile volatile liquide ; un stéaroptène, probablement dérivé de l’huile volatile et que l’on avait considéré comme un principe distinct, sous le nom à' Hêlènine ; enfin, une substance particulière (Inuline), ayant la composition de l’amidon.
L’Hélénine est une huile volatile concrète, cri stalli sable, incolore, qui se condense au sommet du chapiteau de l’alambic, dans lequel on distille l’Année avec de l’eau, mais qui ne tarde pas à disparaître, si l’opération est continuée. On l’obtient également, en chauffant une tranche mince delà racine; elle se montre aussi, sous forme d’efflorescences, à la surface des racines conservées dans un vase clos. Elle a une saveur aromatique, une odeur faible, fond à 72° et se dissout dans l’alcool, ainsi que dans l’éther, mais non dans l’eau.
Kallen a montré que l’Hélénine est formée d’un corps liquide, YAlantol et de deux substances cristallisables, solubles dans l’alcool et dans l’éther, YHèlênine propre et Y Anhydride Alantique.
L’ H élénine proprement dite : n (G6 H8 O2) est un composé indifférent, inodore, de saveur fade, fusible à 110°, soluble dans l’alcool, presque insoluble dans l’eau et cristal lisable en longues aiguilles.
L 'Anhydride Alantique (G15 H2’ O2) cristallise en aiguilles prismatiques, incolores, peu solubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool et dans l’éther. Il fond à GG°, bout à 275'* et peut être sublimé.
UAlantol (G10 II10 O) est une sorte de camphre liquide.
AUNÈE
jaunâtre, ayant une odeur et une saveur aromatiques, analogues à celles de la Menthe poivrée. Il bout vers 200° et donne du Cymène (G10 H14), quand on le distille sur le penta -sulfure de phosphore.
L 'Inuline (G12 IT20 O10) est un principe analogue à l’amidon, mais qui en diffère par ses propriétés. Dans les plantes vivantes, elle est dissoute dans le suc cellulaire; par la dessiccation, elle se dépose en masses amorphes, non colorées par l’iode et qui n’intluencent pas la lumière polarisée. Elle se dissout dans l’eau bouillante, mais se dépose ensuite par refroidissement. L’acide azotique ne la transforme pas en un composé explosible. Sa proportion varie avec l’époque de l’année. Dragendorif en a retiré 44 0/0 de la racine d’Aunée, en octobre, et seulement 19 0/0, en hiver.
L’inuline offre la propriété de s’agglomérer, sous certaines influences, en niasses cristallines ou Sphèro-cristaux. La production de ces masses est surtout facilitée, en faisant macérer des fragments de racine dans l’alcool fort. Les coupes minces de ces fragments étant alors immergées dans l’acide acétique, pendant quelques minutes, puis placés sur le porteobjet, avec de la glycérine acétique, il est souvent aisé de voir que les sphéro- cristaux obtenus sont formés d’aiguilles cristallines radiées.
L’inuline a été retrouvée dans un certain nombre de Synanthérées et dans quelques familles voisines : Gampanulacées, Lobéliacées, Goodénoviées. Stylidiées. Sachs a montré son existence dans les Acetabularia (Algues). On a signalé aussi, dans l’Aunée, l’existence d’environ 37 0/0 d’un principe actif, amer.
L’Aunée doit ses propriétés toniques et excitantes à l Hélénine et à la résine molle. On la prescrit dans l’atonie des organes digestifs, dans les catarrhes sans fièvre, dans les catarrhes chroniques de la vessie et des voies urinaires; elle agit comme diurétique et diaphorétique; on l'emploie, à l'éxtérieur, en décoction concentrée, contre la gale. Elle apaise, dit-on, presque instantanément les démangeaisons dartreuses. Ou la donne sous forme de poudre, de vin, de teinture, d’extrait, de conserve. L’Héléuine paraît utile, pour combattre les affection catarrhales des voies respiratoires, surtout dans les cas de dyspnée ou d’ortliopnée.
SYNANTIlÈRÈES
Eupatoire d’Avicenne
L’Eupatoire d’Avicenne ou Eupatoire Chanvrin ( Eupato riurn cannabinum, L.) est une plante commune, en Europe, dans les lieux marécageux, où elle atteint une hauteur de 10 à 15 décimètres.
Elle offre les caractères suivants :
Tiges raides, rameuses, plus ou moins velues; feuilles opposées, à 3 ou 5 folioles serrctées, ovales-lancéolées ; capitules terminaux, pauciflores, en corymbes un peu serrés; involucre cylindrique, glabre, à 10 écailles ; fleurs d’un pourpre pâle, à style saillant, profondément bifurqué, barbu à la base; akènes obconiques, surmontés d’une aigrette simple, à poils dentelés, incisés, unisériés.
La Racine d’Eupatoire est fibreuse et blanchâtre. A l’état frais, elle exhale une odeur aromatique, assez analogue à celle du Panais et possède une saveur amère, aromatique et piquante. Elle agit comme un éméto-cathartique assez violent, d’où son emploi par les anciens, contre les hydropi sies passives. Il paraît, toutefois, qu’elle perd une partie de ses propriétés, si on la récolte au moment de la fructification Bien qu’elle ait été vantée par Boerhaave, cette plante est tombée en discrédit en Europe. Cependant, la plupart des observateurs, qui en ont fait usage, lui ont reconnu une action purgative et tonique, utile dans le traitement de l’hydropisie et des engorgements atoniques du foie.
D’autre part, le Dr Lejeune a préconisé les fomentations aqueuses, préparées avec les sommités fleuries de l’Eupatoire d’Avicenne, comme moyen curatif de l’hydropisie du scrotum. Le même médecin prétend que l’infusion de fleurs (4 à 8 gr. par jour) a souvent guéri les toux opiniâtres, qui succèdent à une grippe négligée. En rapportant ces résultats et se basant csur les bons effets obtenus, par Chabert , de l’emploi du Guaeo ontre le choléra, Guibert dit qu’il conviendrait de s’assurer si l’Eupatoire de notre pays produirait une réaction analogue.
Il paraît que les fleurs et les fruits de cette plante ont été préconisés, aux environs de Moscou, comme un prophylactique de la rage.
AYA-PANA - IlliRBE A [.A FIÈVRE
Aya-Pana
L’ Aya-Pana (Eupatorium triplmerve, Vahl.; Eup . Aya-Pana. Vent.) est une plante indigène du Brésil, mais que H. Bâillon dit être originaire de l’Asie tropicale. Elle a été transpoi tée, par le capitaine Baudin, à l’Ile-de-France, où elle s’est beaucoup multipliée.
On cultive l’ Aya-Pana, pour ses feuilles, que l’on emploie en infusion, comme stimulantes et diaphorétiques.
Les Feuilles d’Aya-Pana sont lancéolées, entières, trinerviées, longues de6 à 8 centimètres et de couleurvert jaunâtre. Elles ont une saveur amère, aromatique et une odeur analogue à celle de la Fève Tonka.
Elles ne sont plus usitées en Europe, et Holmes ne les mentionne même pas dans son catalogue.
Les feuilles de quelques autres espèces d’Eupatoires ont aussi une odeur agréable; telles sont celles de VE. Dalea. L. ( Critonium Dalea , DG.), de la Jamaïque, qui exhalent une odeur de vanille très suave, et celles de VE. aromatisans, DG., de Cuba, qui servent à parfumer les cigares delà Havane.
Herbe à la fièvre
L’Herbe à la fièvre (Eupatorium perfoliatum,Vi. ; E. connatum , Michx,; E. salviæfolium, Sims.; Boneset ou Bonsett .Thoroughicort eXCrossicort, des Anglo- Américains) est une herbe vivace, à tige vigoureuse, dressée, cylindrique, velue, haute de 2 à 4 pieds (anglais), rameuse à son extrémitésupérieure ; ses feuilles sont opposées, connées par leur base, qui estsagittée, aiguës au sommet; ses capitules sont blancs, très nombreux et disposés en cymcs corymbiformes, portées à l’extrémité des rameaux supérieurs, qui sont opposés croisés. Les fleurs s’épanouissent de juillet à septembre.
Cette plante croît abondamment dans les lieux marécageux de l’Amérique du Nord, où elle s’étend depuis la Nouvelle- Ecosse, jusqu’à la Floride. On en emploie les feuilles et les
gg2 SYNANTHÈREES
fleurs, qui ont une saveur franchement amère. Elle est officinale aux États-Unis, sous le nom d’Eupatorium.
Peterson y a trouvé un principe amer , une résine, une matière cristalline , de la gomme , du tannin, etc.
Bickley en a retiré des traces d’une huile volatile et de Y acide gallique. 11 a proposé le nom d ' Eupatorine, pour en désigner le principe amer, principe qu’il ne faut pas confondre avec la substance complexe que les médecins éclectiques des États-Unis appellent aussi Eupatorine.
Selon Rafines, I’Eupatorine est une matière résiniforme, brune, amère, soluble dans l’eau et dans les acides, a\ec lesquels elle forme des sels (?). Peut-être faut-il rapprocher ] cette substance de celle que Righini retira des sommités fleuries de l’Eupatoire chanvrin et qu’il nomma également Eupatorine. Toutefois, selon Righini , cette dernière était blanche, pulvérulente, de saveur amère et piquante, insoluble dans l'eau et soluble dans l'alcool et dans 1 éther. Elle différait donc beaucoup de l’ Eupatorine de Rafines.
Le Boneset est inusité en Europe; mais il est très réputé aux Etats- Unis, comme tonique et diaphorétique ; il est vomitit à haute dose. Les Indiens l’emploient contre les fièvres intermittentes. En infusion chaude, il détermine de larges vomissements, suivis de sueurs pioluses et, ensuite, d’une acüon apéritive. On le recommande, à cet effet, contre la grippe et le rhumatisme aigu. Kii substance (1 gr. à ) ou en infusion froide (30 gr. d’intusé) souvent répétée, il agit comme! tonique, contre la dyspepsie et dans tous les états où les amers sont recommandés. Enfin, on le prescrit, comme éméto-cathartique, sous forme de décodé (30 pour 1,000), que l’on dmne à la dose de 250 à r 500 grammes et même plus.
L 'E. teucrii folium, Willd.fJî. pilosum, Walt.; h . vcrbenæ folium , Michx.) paraît avoir les mêmes propriétés. Il a une saveur moins amère et moins désagréable. .
Les feuilles de VE. glutinosum, Lamk., sont employées à Quito, sous le nom de Matico, aux mêmes usages que le Matico vrai, auquel elles ressemblent assez; mais elles sont plus velues, en dessous, que les feuilles de YArtanthe elongata. Selon Lindley (cité par Holmes,, ces feuilles sont un excellent hémostatique et amèneifc la guérison
rapide des plaies. I
On emploie, aux États Unis, sous les noms de G ravel-Root et de Trumpet-Root, la racine de YEup. purpureurr , L., contre les affections chroniques de la vessie et de l’ urèthre et pour combattre l’atonie des organes génito-urinaires. Selon Bigelow, cette racine est
guaco 983
amère, aromatique et astringente. Elle agit comme diurétique, d’où son nom populaire (Grarel-Root : Racine à la gravelle).
Guaco
Dans l'Amérique du Sud, on désigne, sous le nom générique de Guaco, toutes les substances réputées propres à guérir la piqûre des Serpents venimeux. Sur les bords del’Orénoque, le Guaco le plus estimé est la racine d’une Aristoloche, qui pourrait être Y Aristolochia Milhomens, mais que Martin rapporte à VA. cymbifera et autres espèces du même genre.
Plusieurs Eupcitorium de la section Mikania sont réputés comme Guaco. Tels sont : VE. parviflorum , Aubl., qui est aussi appelé Guaco morado ;YE. opiferum , H. Bn. (Mikania opifera, Mart.) ou Erba de Cobra, des Brésiliens; YE. s aturei folium. Lamk.; YE. scandens, L.; enfin, YE. officinale , H. Bn (Mikania offcinalis , Mart.; Curaçao de Jesu, de Bio-Janeiro), qui est un tonique puissant, souvent substitué au quinquina d’après H. Bâillon.
Le plus estimé de ces Guaco paraît êtreYE. parviflorum, Aubl., auquel H. Bâillon donne comipe synonymes : E.vincæfolium, Lamk. ; E amarum, Vahl.; Mikania amara, W.; Mik. Guaco , H. B.; M. Huaco, deBieux; M. Taf ’allana, H. B. K.; M. Tafallæ, Spreng ; M. aryyrostigma, Miq. ; M. stipulaia , Sch. bip.; M. corni folia, G. Don
On lui attribue les caractères suivants :
Plante grimpante, longue, rameuse, à branches rondes et poilues; feuilles pétiolées, ovales, subacuminées, hérissées en dessous, longues de 15 à 25 centimètres et munies de dentelures espacées ; involucre formé de 4 folioles épaisses, aiguës, hérissées en dehors ; fleurs au nombre de 4 seulement dans chaque capitule, hermaphrodites, à style et à stigmates très longs ; akènes pentagones, glabres, surmontés d'une aigrette simple; réceptacle nu.
Le Guaco croît au Mexique, aux Antilles, dans l’Amérique centrale et dans la Colombie, où on le cultive, dans les jardins, jusqu’à une altitude de 2,400 mètres.
Les Feuilles de Guaco fraîches ont une odeur forte, très
qg;t SYN A N T 1 1 IiREES
désagréable ; sèches , elles sont inodores, mais très amères; quand on les a pulvérisées, elles ont une légère odeur de Semen-contra. On en a retiré un principe neutre (Guacine), incri stallisable, blond, très amer, inodore, soluble dans l’éther et l’alcool, ainsi que dans l’eau chaude, d’où il sej précipite à froid.
Les Indiens s'inoculent le suc de ces feui.les et en boivent deux cuillerées. pour se prémunir contre les morsures des Serpents venimeux. Afin de proroger les vertus de la plante, ils prennent de ce suc cinq ou six fois par mois et, en oulre, portent habituellement sur eux uuel ou deux de ces feuilles, dont l'odeur seule sufrit, disent-ils, pour pro-|
duire un effet stupéfiant sur les Serpents. . .
Eu 1831, Chabert, médecin en chef de l'armée mexicaine, ht connaître l’action prompte et presque miraculeuse du Guaoo, contre la morsure des Serpents et proposa d'administrer cette substance contre
la fièvre jaune, le choléra et la rage. .
Les expériences faites en France, avec le Guaco, n ont pas ete as»ez nombreuses, pour fixer sur la valeur thérapeutique de ce médicament. Toutefois, les médecins américains se louent tellement de son administration, qu’on devra l'essayer à nouveau. . .
Selon Posada-Arango, le Guaco paraît sans efficacile, si on 1 administre après la piqûre des Serpents. 11 serait, au contraire, 1res e,hcace comme prophylactique, quand on le donne par la bouche ou par
la méthode endermique. ..... . , .
On prescrit le Guaco sous forme d infusion et de tenitui .
Racine de Liatris
Cette racine est produite par le Liatris spicata , Willd. (Serratula spicata . L ). Elle est usitée comme diurétique et antisyphilitique, dans l’Amérique du Nord. Elle es tre| réputée contre les morsures des Crotales, dou. sans doute, les noms populaires qu’on lui donne : Button *na^c root (Serpentaire à bouton) et Demi s Bit (mors du diable). Ou l’applique sur h blessure, ou on la fait prendre en décoction, dans du lait. Le nom de DeviCs Bit est donne aussi* la Scabicuse, en Angleterre.
La racine de Liatris est en morceaux gros comme une noix, souvent garnis de débris de feuilles; elle elle est grise au dehors, jaunâtre en dedans et possède une d’odeur tereH benthiriée. ainsi qu’une saveur chaude, amère.
SEMENCES DE CALAGERI
Selon Holmes, les feuilles et les jeunes pousses du Chuquiraguci insignis, II. et B., de la Colombie, sont fort estimées des Indiens, qui les emploient sous forme de décoction, contre certaines lièvres.
Semences de Calagéri
On désigne, sous ce nom. ou sous celui de K allé Z eerie, les akènes du Vernonia anthelminthica, AVilld. (Ascaricida anthelminthica , Cass.). Ces akènes sont longs de 5 millimètres, étroits, amincis et coniques inférieurement, élargis par le haut en une sorte de disque blanchâtre, reste de l’aigrette simple qui les surmontait; leur surface est sil— lonée, brune, légèrement velue. Les semences de Calagéri sont amères et inodores; on les a préconisées comme anthelminthiques.
Les Vern. Chinensis , cinerea, via lis, Uni folia, etc., passent pour toniques, stomachiques et diaphoniques (H. Bâillon).
T \ Il L K I) K S M A T I K R K S