CAMOMILLE ROMAINE
elles sont très employées en Allemagne, comme toniques et antispasmodiques. On en extrait, par distillation, une huile volatile bleu foncé, opaque et souvent visqueuse, de saveur amère, aromatique.
Rectifiée, I’Essence de Camomille commune est transparente, fluide, d’un bleu indigo et d’une odeur agréable. Elle a une densité de 0,92 à 0,93, est soluble dans 8 ou 10 parties d’alcool à 85° et dissout l’iode, avec une légère élévation de température seulement. Aussi, est -il possible d’en reconnaître la falsification par l’essence de térébenthine ou par l’essence de citron, qui réagissent violemment sur l’iode et font même explosion, si elles s’y trouvent mêlées en forte proportion. Cette essence est ordinairement vendue en place de l’essence de Camomille, qui est verte. Sa coloration bleue passe au vert, puis au brun, sous l’influence de l’air et de la lumière.
Elle se compose : 1° d’une huile oxygénée, à odeur de Camomille et qui distille entre 150° et 105°; 2° d’un hydrocarbure fluide, incolore, rappelant l’essence de térébenthine ; 3° d’une matière oléagineuse , bleue (Azulène), qui forme la ma cure partie de l’essence, qui’distille vers 302,° en émettant des vapeurs bleues et que les acides et les alcalis font virer au vert; 4° d’une faible quantité d ’ acide Capriquc.
Camomille romaine
La Camomille romaine (Anthémis nobilis , L. ; fig. 701), I est une plante du sud et de l’ouest de l’Europe, souvent cul- I tivée pour l’usage de la médecine.
I Elle offre les caractères suivants :
Plante vivace, touffue, à tiges ascendantes, velues,
I rameuses, d’un vert blanchâtre; feuilles pinnatiséques, à
■ segments laciniés, un peu velus ; rameaux florifères nus au
■ sommet; capitules terminaux; fleurs extérieures blanches, H ligulées, femelles; fleurs du disque hermaphrodites; invo- 01 lucre à folioles peu nombreuses, imbriquées ; réceptacle
II conique, à paillettes concaves, lancéolées-obtuses, scarieuses fl sur les bords; corolles cylindriques, élargies inférieurement
SYNANTHÈRKES
en une sorte de coiffe, qui enveloppe le sommet de l’ovaire; akènes nus, obscurément tétragones.
La Camomille romaine est amère et odorante, ses fleurs j
tubuleuses deviennent ligulées ( fleurs doubles), par la culture ; elles sont alors plus estimées dans le commerce.
Les Fleurs (capituA 1 les) de Camomille ont une odeur balsamique, pénétrante, agréable et une saveur amère. On les emploie comme sto-| machiques, carminatives et antispasmodiques.
Elles sont aussi réputées fébrifuges. On les administre à l’intérieur, sous forme d 'infusion, plus rarement de poudre, d'extrait ou de sirop.
Leur infusé, pris en grande quantité, est usité comme émétique, en Suède et en Angleterre ; il est parfois aussi employé, en embrocations, contre les maladies vénériennes.
Enfin, en faisant infuser
ces fleurs, dans l’huile d’olive, on prépare une lmil ef Huile de Camomille) exclusivement réservée pour 1 usage externe.
Elles fournissent, par distillation, une huile essentiel* verte , qui, par l’exposition au soleil, se colore en jaune brunâtre, tandis qu’il s’y produit un depot abondant. Demarçav a montré, en 1873, que cette essence est un mélanse d’angélate et de valérate butylique et amylique. L’Esse mge de Camomille romaine distille entre 180° et
Cia. 701 — Camomille romaine.