‹ Nouveaux éléments de matière médicaleChapitre 50 sur 219 · GH A IN ES D'A MBRETTE · texte numérisé non relu

GH A IN ES D'A MBRETTE

I j A belmoscli est une espèce frutescente ou herbacée, à tiges ci rameaux hispides, et dont les feuilles sont pourvues de

10 441— Rameau fleuri d'/Tiiiiscüs Abehnoschus.

pédicelles floraux sont axillaires et portent une seule fleur jaune, à fond pourpre, entourée d’un calicule à 0 ou 9 divisions. Ce calicule accompagne souvent le fruit. Ce dernier (fig. 442) est une capsule pentagonale, à cinq loges et à déhiscence loculi eide, contenant des semences nombreuses.

Rio. 442. — Section Iran <vorsa|o .ci u fruit de l'Abelmosch et graine d'Ambrette. — N B. Cette graine figurée à tort comme ponctuée, est marquée normalement de fines raies parallèles à la courbure.

Les graines d'Ambrette (fig. 442) sont grises, réniformes, comprimées vers le hile, qui occupe le fond du sinus et marquées de raies fines, régulières, qui suivent la courbure du testa crustacé, billes sont longues de 3 à 4 millimètres, larges de 1,5 à 2 millimètres et possèdent un mince albumen, avec un embryon à cotylédons foliacés, deux fois repliés sur eux mêmes.

Quand on les froisse ou qu’on les chauffe, h s graines d’Ambrette exhalent une forte odeur de musc. Leur saveur est huileuse et aromatique. Le principe odorant de ces semences semble en occuper exclusivement l’épisperme, au sein duquel l’observation montre l’existence d ure matière rési

252 MALVACÈES

neiiso et d’une substance granuleuse, l’une et l’autre de couleur jaunâtre.

L’analyse de l’Ambrette v a montré une résine colorée ,

une matière odorante ’, de Y huile et du mucilage.

Les graines d’Ambrette. jadis employées comme antispasmodiques, ne servent guère aujourd’hui que dans la parfumerie. Les plus estimées viennent delà Martinique.

Coton

Ce nom est donné aux poils qui se développent sur les semences de plusieurs espèces ou variétés du genre Gossy pium, L., plantes herbacées ou ligneuses, originaires des régions chaudes de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique.

Les Gossy pium sont voisins des Hibiscus, dont ils diffèrent par leur calicule à 3 bractées, leur ovaire en général à 3 loges (par avortement des 2 latérales) et surtout par la formation des poils longs ou coin ts, qui garnissent leurs graines(fig. 443). Les espèces le plus souvent cultivées sont les suivantes :

i° Le Cotonier herbacé (G.

hcrbaccum , L.), plante annuelle, haute de 5 décimètres à 2 mètres, originaire d’Orient, cultivée surtout en Asie, parfois en Afrique, pouvant être naturalisée dans le midi delà France et même en Saxe. Ses capsules 3-loculaires, contiennent un coton d’un blanc pur ou blanc jaunâtre.

2° Le Cotonnier en arbre (G. arboreum, L.), haut de 5 à 7 mètres et dont la tige est ligneuse à la base; ses capsules 3-4-loculaires fournissent un coton de qualité supérieure; Cette espèce, originaire de l’Inde, des Célèbes, de l’Arabie et

de l’Egypte, est cultivée en Chine, en Amérique et aux Ca naries.

3° Le Cotonnier à feuilles de Vigne (G. viti folium, \L.), arbuste haut de 3 à 4 mètres, à capsulé" ovoïde 3-loculaire. Cette espèce, originaire de l’Inde, est cultivée à Maurice et dans l’Amérique du Sud.

4° Le Cotonnier des Barbades (G. barbadense, L.), haut de

2 à 3 mètres, à capsules grosses, remplies d’un coton très long, fin, soyeux, à peine adhérent à la graine. On lui attri bue le Sea-Islcind des États-Unis, et le Jumel d’Egypte. Cette sorte, originaire des Antilles, a été propagée aux États-Unis et, paraît-il, en Afrique.

5° Le Cotonnier du Pérou (G. peruvianum, Cav.), haut de

3 à 5 mètres, originaire de l’Amérique méridionale. Cette espèce donne un coton fin, assez long, blanc et très adhérent aux graines, dont il peut être détaché, sans quelles se séparent, celles-ci restant agglomérées. Il donne les cotons de Fernambouc, de Bahia, etc., et peut-être aussi le Sugar- Loaf de la Louisiane.

Le Coton est produit par une expansion des cellules de la couche externe du testa. Il se présente sous forme de tubes à paroi mince, plus ou moins tordus ou flexueux, aplatis et comme rubanés, de couleur blanche, ou blanc grisâtre, ou même brunâtre (Coton du G. anomalum , Wawr. et Peyr.)> doux au toucher, plus ou moins fins, cassants ou non et dont la longueur varie de i à 5 centimètres; d’où leur distinction en Cotons longues soies et Cotons courtes soies. Sa section transversale est réniforme, selon Vétillard; elle est plate ou irrégulièrement arrondie ou triangulaire ou en fer à cheval, selon Walter-Crum. Traité par une solution de soude caustique, d’une densité de 1,3 à 1,4, il se renfle, s’arrondit et nediffère de la fibre naturelle, que par sa forme plus cylindrique} avec un lumen linéaire ou diversement étoilé (Walter-Crum). Comme il est formé de cellulose à peu près pure, il se comporte. avec les réactifs, de la même façon que cette dernière substance : il se colore en bleu, par l’action successive de l’iode et de l’acide sulfurique; l’ammoniure de cuivre le dissout ; traité par l’acide nitrique mono-hydraté ou par un C.Ujvet, Mat. mèd., t. II. | -,

Page 1