CORNÉES
Écorce de Cornouiller d’Amérique
La Pharmacopée des États-Unis mentionne cette écorce, parmi les substances officinales, et les médecins de ce pays la prescrivent comme succédané du Quinquina.
L’Ecorce de Cornouiller est fournie par le Cornus florida, L.; Floioering Dogicood et Buocwood , des Américains), arbre fort branchu, habitant les bois humides et rocheux des Etats-Unis, rare au Canada, mais qui s’étend du Massachusetts à la Floride et qui est surtout commun dans les régions du Sud. On emploie l’écorce de la tige et surtout celle de la racine, qui est réputée plus active.
Cette écorce ( American Dogwood, des Anglais ; Dogxoood Bar h, des Américains) se présente en morceaux irréguliers, roulés ou cintrés, longs d’environ 10 centimètres, épais de 2 à 7 millimètres et dont la largeur varie de 10 à 15 millimètres ou de 1/2 pouce à 2 pouces, selon qu’ils sont roulés ou cintrés. Les morceaux provenant de la tige offrent d’ordinaire un épiderme gris rougeâtre; ceux qui proviennent de la racine sont souvent privés d’épiderme et possèdent une couleur rougeâtre, surtout prononcée à la face interne de l’écorce.
L’écorce de Cornouiller est cassante ; sa fracture est courte et montre une surface bigarrée de rouge et de blanc. Elle est à peu près inodore et douée d’une saveur amère, faiblement astringente, un peu âcre, quand l’écorce est fraîche. Sa poudre est gris rougeâtre (Bentley et Trimen).
L’analyse de cette écorce n’a pas été faite avec soin. Les recherches du Dr Wolker et de James Cockburn, des États- Unis, y indiquent la présence d’un extractif amer, d'acides tannique et gallique, d’une matière cristalline, d’une gomme-résine et d’autres substances sans importance.
Le principe actif de la racine de ce Cornouiller parait être la substance amère et cristallisable, que Geiger a nommée Cornine.
La Cornine a été découverte par Carpentier et étudiée