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ÉCORCE DE CORNOUILLER D’AMERIQUE

plus récemment par Maisch. G’ est une substance amère, cristallisant en aiguilles satinées, groupées en étoiles, soluble clans l’eau et dans l’alcool, peu soluble dans l’éther. Sa dissolution aqueuse est précipitée par le sous-acétate de plomb et par le nitrate d’argent. Les alcalis, l’infusion de noix de Galle, les sels de fer ou de baryum et les sels neutres de plomb ne la précipitent pas.,

La Confine employée aux Etats Unis, par les médecins irréguliers, dits éclectiques , est un mélange des divers principes de l’écorce.

On emploie l’écorce do Cornouiller, comme tonique, astringente, antiseptique et fébrifuge, sous forme d’extrait, soit aqueux, soit alccoolique. Elle doit, sans doute, une partie de ses propriétés au tannin qu’elle renferme. Les médecins éclectiques la rapprochent du quinquina et disent qu’elle ne lui est pas inférieure, contre les fièvres intermittentes. Mais les médecins réguliers ont à peu près abandonnée cette écorce et lui préfèrent le quinquina, bien que sa valeur, comme fébrifuge, paraisse bien établie.

Les Indiens retirent de l’écorce de la racine une belle couleur écarlate. Les jeunes branches, privées de leur écorce et frottées contre les dents, rendent celles-ci très blanches.

Les Fleurs ont les mêmes propriétés que l’écorce. Dans la pratique domestique, les fruits mûrs, infusés dans de l’eau-de vie, sont usités comme stomachiques.

La liste secondaire des substances officinales de la Pharmacopée des Etats-Unis comprend aussi les écorces de deux autres espèces de Cornouillers : le Cornus circinata ( Round leaved Dogicood, des Américains) et le C. sericea (Swamp DogwoodJ. Ces deux écorces ont sans doute la même composition que celle du C. florida ; elles sont employées aux mêmes doses et dai s les mêmes cas. Elles ont la saveur amère, astringente et un peu aromatique de l’écorce officinale; mais celle du C. sericea est réputée moins amère et plus astringente.

TÉREBINTHACEES

térêbintha cées

Produits des Sumacs

Les plantes du genre Sumac (Rhus, L.) fournissent un petit nombre de produits utilisés en médecine; quelques-unes sont douées d'une activité redoutable.

Les feuilles du Sumac des corroyeurs (Rh. coriaria, L.) sont employées au tannage et en teinture, à cause du tannin qu’elles renferment abondamment. Ses fruits drupacés et aplatis ont une saveur acide, astringente.

L'écorce du Fustet (Rh. Cotinus , L.) est réputée astringente et fébrifuge.

Les fruits du Rh. ylahra (Smootli Sumac , Pensylvanian Sumac , des Anglo-Américains) sont inscrits sur la liste secondaire des drogues

officinales de la Pharma-

copée des Etats-Unis. Ils servent à faire des boissons rafraîchissantes. Leur acidité réside dans les poils dont ils sont garnis et est due à de l'acide malique, ainsi qu'à du bimalale de chaux.

L’Écorce du Rh. Metopium, L., des Antilles, est usitée, comme astringente. Elle laisse découler une sorte de résine réputée vulnéraire et que bon emploie , à l’intérieur, comme diurétique, sous le nom de Doctor's Gum (Gomme de Docteur).

Holmes rapporte que cette résine est vulgairement appelée Roy Gum (Gomme de Cochon), parce que les Cochons sauvages, lorsqu'ils sont Fia. 50s. — Rhus Toxicodenciron. blessés, s’en barbouillent,

dit-on, en se frottant

Contre l’arbre, après en avoir déchiré l’écorce, avec leurs défenses.

Nous avons déjà décrit la Galle de Chine , produite par le Rh. semialata, Murr., var. p Osbcckii, DC. (v. t. I, p. 149).

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