BAUME DE LA MECQUE
nensis, Gleditsch ; Protium Gileadense, Wight et Arn. ; Balsamodendron Opobalsamum, DG., Kunth; fîg. 511), arbuste qui croît dans l’Arabie, près de la Mecque et de Médine. Cet arbuste paraît avoir été cultivé successivement en Judée et aux environs du Caire, d’où les noms de Baume de Judée et de Baume du Caire , qu’on a donnés aussi à son produit.
Le Baume est obtenu, soit en incisant l’écorce et recueillant le suc qui en découle, soit en faisant bouillir, les feuilles et les rameaux, avec de l’eau, puis séparant la matière oléo-résineuse qui surnage.
Dans l’un et l’autre cas, il se produit deux sortes de baumes : 1° un liquide oléagineux , limpide et autre plus épaix, et moins odorant ; cette dernière sorte parait être la seule que l'on trouve dans le commerce, encore y est- elle généralement falsifiée et même rem ,,
placée par du baume du Canada ou par de la térébenthine de Ghio.
suave ; 2° un opaque, glutineux
Fio. 511. — Balsamodendron Gileadense , d’apris Guibourt.
Selon Guibourt, le baume de la Mecque conservé en vases clos, se sépare en deux couches : une supérieure, liquide, mobile et presque transparente ; une inférieure , opaque, épaisse et glutineuse. Par l’agitation, ces deux couches se mélangent et fournissent une substance de couleur gris jaunâtre, d odeur forte, sui generis, qui devient suave en s’affaiblissant à l’air.
Le Baume de la Mecque a été analysé par Bonastre et par Iromsdorf. Ces analyses ont donné des résultats un peu différents, dus, sans doute, à la différente qualité du baume analysé.
Bonastre y a trouvé : huile essentielle , 10 ; résine soluble
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dans l'alcool, 70 ; résine insoluble ,12 ; extrait amer , 4 ; substance acide et matières étrangères , 1.
Selon Tromsdorf, il contient : huile essentielle, 30 ; résine sèche, 64; résine molle , 4; substance colorante amère, 4.
L'huile essentielle est fluide, incolore, soluble dans l’alcool, l’éther, les corps gras.
La résine sèche est cassante, jaune, translucide, soluble dans l’éther et dans l’alcool chaud, insoluble dans l’alcoolfroid.
La résine molle est soluble dans l’alcool.
Une goutte de Baume liquide, projetée dans l’eau, remonte à sa surface et s’y étend aussitôt complètement, en une couche très mince et nébuleuse ; cette couche, étant touchée avec un poinçon, s’y attache et s’enlève avec lui. Il n’en est pas ainsi, quand le baume contient de l’huile.
Le baume pur ne pénètre pas le papier collé et ne le rend pas translucide ; après douze heures d’exposition à l’air, le baume est devenu assez consistant, pour que, en pliant le papier en deux, les faces en contact adhérent de telle sorte qu’on ne peut les séparer sans déchirure. Il ne se solidifie pas avec 1/8 de magnésie calcinée ; enfin, il ne se dissout qu’incomplètement dans l’alcool à 90°, et le soluté est d'abord lactescent Si le baume a été additionné d’huile, il ne se dessèche pas et les deux faces du papier peuvent être séparées aisément.
On trouve dans les droguicrs, sous les noms de Carpobalsamum et de Xylobalsamum, les fruits et le bois du Baumier de la Mecque. Ces substances sont plus ou moins odorantes et, d’ailleurs, inusitées ; toutefois, les fruits entrent dans la Thériaque.
On connaît, sous ce nom, deux sortes de résines surtout désignées selon leur provenance :
l°LeBDELi.iuM d’Afrique, fourni par le Balsamodendron africanum, Arnott (Heudelotia africana, A. Rich.), arbre qui habite le centre de l’Afrique, depuis le Sénégal jusqu’en Abyssinie.
Ce Bdellium est en larmes arrondies, demi -transparentes,