‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 102 sur 189 · II. — liésloBB aaatomlqimefl · texte numérisé non relu

II. — liésloBB aaatomlqimefl

Vautopsie, si on ne trouve pas dans l'estomac l'odeur du tabie, n'offre rien de caractéristique. On a constaté cependant dans ee^ tains cas, par exemple dans celui de Bocarmé, des lésions qu'on poavait rapporter à une violente irritation de la muqueuse des organo de la déglutition et de l'estomac.

§ 35. — EMPOISONNEMENT PAR L'ATIOPINC.

Les empoisonnements par V atropine ont ^ en général, lieu pardei baies de belladone ou par des solutions de l'alcaloïde aujourd'kai très répandu par suite de son usage dans la -maladie des jeux. La plupart des empoisonnements arrivent accidentellement ou par iflh prudence. Cependant on a observé quelques empoisonnements^ minels par l'atropine. On connaît le cas de la femme Jeanneret qai comme garde-malade a empoisonné plusieurs de ses malades par l'atropine. Il s'est jugé récemment à Vienne un cas de vol aiee tentative d'assassinat par l'atropine. La dose mortelle de l'atropine peut être évaluée à 7 ou 8 centigrammes. La dose maxima de la pharmacopée autrichienne est de 0",002 en dose unique et de G^',006 pour un jour ; celle de la pharmacopée allemande de (K^^OOI et 0«f',003, et en injection sous-cutanée de 0«',001.

Les symptômes d'empoisonnement se montrent au bout de qpel-

(I) VierteJjahrsch. f,ger. Med., ISTl, XIV, J49.

U MORT PAR EMPOISONNEMENT. %i3

qoes minutes et consistent en un tremblement des muscles, de l'étoordissement, un état d*ivresse avec délire lucide, une accélération <hi pools, une rougeur de la face, une dilatation énorme des pupilles, des convulsions et même du trismus, plus tard des paralysies musculaires locales, une dysphagie, une respiration faible, une ptralysie généralisée, et la mort. Dans un cas décrit par Gross, dePbiladelpbie (I), une femme à laquelle on avait donné par erreur I grains d^atropine dans une pilule, succomba au bout de quince kores avec les symptômes ci-dessus mentionnés.

A Vautopsie on ne trouve aucune lésion caractéristique, si ce n^est Bue dilatation de la pupille et éventuellement des restes de baies de belladone dans l'estomac qui colorent le contenu de Testomac en rouge.

§ 26. — IMFOiBOmiIllllIT put Là DATOMHB IT L'HTOSCTAinill.

Les différentes parties, particulièrement les semences, du da(t4ra Miranumium et de VByosciamm niger, ainsi que les alcaloïdes qui en proTiennent, la daturme eiVhi/oscyamine^ donnent lieu aux mêmes symptômes queTatropine ; quinze à vingt semences ont amené cbez des enfants des symptômes graves et même la mort.

g 27. — SHPoisoNiiiiiBirr paa la digitauni.

L*empoisonnement par la digitaline ^ le principe actif de la digitale (digitalis purpurea L.) est devenu Tobjet de recherches attentives i l'occasion du procès du médecin La Pommerais (2). On a igalement observé des empoisonnements médicinaux par les feuillô de digitale. Kôhnborn (3) a publié le cas d'un empoisonne- Mot par la poudre de digitale de deux hommes dont l'un mourut. Tous les deux avaient pris la digitale en pilules qu'ils avaient achelies d*un individu pour se rendre malades et se libérer ainsi du

(t) Groiftt Empoitcnnemeni par tatropine (British and fortign medico-chii-urikêilkHew, Friedrtich's Blàiter, 1S70, p. 4&7 et Union médicale, 3* térie, tome X,

p) Voy. Tirdiea et RooMin, Relation médico-légale de Vaffaire Couly de la fmimeraitt en^wionnement par la digitaline (Ann. d'Hyg. publ, et de Méd. téfole, 1SS4, f série, tome XXII, p. 80 et Etude médico-légale et clinique sur fn^oiMommement,^ édiUon, Paris, 187&).

()) KSlmbom, Vierieljarhrtchr. f, ger. Med,, 1876, XXIV, 278. Celui qai mourut tfiit pris dtns l'espèce de quatre semaines, 137 pilules afec environ 18-17 9mmm et povdra de digitale.

HorvBâior. 33

514 LES ATTENTATS CONTnE L\ SANTÉ BT LA VIB.

semce militaire et une enquête ultérieure a montré que cet individu depuis dix ans faisait métier de faire exempter les jeunes gens du service militaire et était connu dans la contrée comme exemp/ar « Freimacher », mais que ce n*est que dans les dernières années qu'il avait employé dans ce but des pilules de digitale*

La dose maxima de poudre de feuilles de digitale est pour od adulte, d'après la pharmacopée autrichienne, de O^^S pour une dose unique, de 0^',6 pour un jour, d'après la pharmacopée allemande, de 0^',3 et i gramme. Pour la digitaline, dontily a plusieurs sortes dans le commerce, la dose maxima est, d'après la pharmacopée autrichienne, de OK',002, d'après Falk, de 0^',005 pour une dose unique et de 0«',01 et, d'après Falk, de Q^fil pour un jour.

Les symptômes d*empoisonnement consistent en malaise, perte de l'appélit, vomissements, quelquefois diarrhée, une diminution de la fréquence du pouls, une grande faiblesse musculaire, de la céphalalgie, plus tard des évanouissements, du vertige, des troubles delà vue (l^ dilatation de la pupille n'est pas constante), delà perte de connaissance et finalement de la paralysie du cœar. Le ralentissement du pouls est dû à l'action de la digitale sur les centres moteurs intracardiaques qu'elle paralyse et qui finalement déterminent l'arrêt du cœur en diastole. Ce qui est remarquable, c'est l'action s'accumulant de la digitale qui fait que des doses inoffeosives, longtemps continuées, peuvent déterminer des empoisoooements.

Après les empoisonnements par la digitale, on ne trouve ps^ de signe caractéristique à Vautopsi'e. Dans le cas de Kôbnbon on a constaté les signes d'un catarrhe de l'estomac, une injeclioD ecchymotique de la muqueuse, en outre, dans le contenu de Te»tomac de petites parcelles vertes que l'on a pu reconnatlre tu microscope comme des débris de feuilles de digitale, particulière ment par les poils articulés caractéristiques des feuilles de digiUie.

§ 28. — BMPOISONNCMBNT PAR L'BBLLÉBORE, LB VBRATRDIf, L*AOOFIIT.

L hellébore t le veratrum, F aconit^ la colchique et leurs alcaloïdes paraissent avoir la môme action que la digitaline.

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