‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 107 sur 189 · PSYCHIQUES · texte numérisé non relu

PSYCHIQUES

U est hors de doute que des violences psychiques soudaines, comme la peur, Teffroi et d'autres émotions, peuvent produire des altérations de la santé. Nous avons parlé de l'état névropathique et Itycbopathique qui peut se manifester à la suite de l'excitation <'eiprii survenue à la suite d'attentats à la pudeur et de viol; en tiaitani de « la perte de la parole à la suite des mauvais traitements a, nous avons aussi appelé l'attention sur ce point que cette lerte peut 6tre déterminée également par une frayeur subite. Dans 4bs eas semblables, il s*agit, soit de simples violences psychiques, •omma la peur, l'effroi soudain, etc., soit de leur combinaison avec des violences dans le sens strict du mot, ou avec d'autres mauvais traitements pouvant consister simplement en douleurs infligées ou m sévices, comme dans les attentats aux mœurs, ou en aspersion fean froide, etc. (1).

Ihadikm dta un cas intéressant de cette première catégorie, où on homme, Um pwtant, mais très poltron, à la rue de trois hommes qu'il rencontra, le soir

(1) ICoos atims en deux fois l'occasion d'obserrer one perte de la parole, persistitt pendant plusieurs Jours, à la suite d'une aspersion soudaine arec de l'eau froide, aiM aotre fols à la suite d'une chute accidentelle dans Teau. Dans un de ces cas, ^kmùê fiUe en quesUon avait été réToillée de cette façon. Maschka (Maschka's ^tiscA/OT, m, SS) rapports on cas semblable.

318 LES ATTENTATS COUTEE Là SA5Ti ET LA ▼«.

daot uoe foret, bien qu*il fht accompagné lai ■>■■ par deax hommet* eut fnyniir Ulle qu'il commença à trembler violeMBcm ; les prenien ayant par | •anterie kimulé une attaque, il a^enfoit et tenba énmam ao pied d'un arbre t a| avoir roprit connaisaance, il tomba dant an état d'exaltatkm telle qa*îl ae déoM eonimo nii fou et ce fut seulement au bout de trois beorea qu'il raderint al L'IiiMomnie, le tremblement et la faibleaae persatèrent eoeore pendant qari^ Joum (1). Cotte atteinte à la santé a été considérée par les médadns comme aat lenco grave dans le sens du paragraphe 1S2 do Code pénal antrîcbienv et en une violence légère par la Faculté de Prague, qni a fiùt Talolr la di»poBitiai dlvldueilo particulière de cet homme, et m lait remarquer que cette pUiwMi grossière no pouvait être regardée comme une action capable, d'aprèa aes en quoncos naturelles faciles à connaître de chacun, de conatitoer un danger pea vie ou la santé d'un homme, au sf ns du paragraphe S)S do Code pénal.

Les cas où don états névropatiiiques et psychopathiqnea re sont manifeatés ap une frayeur subite, etc., sans qu*il y ait eu de poursuite correctionnelle, sootai breut et on sait que do tout temps on a établi un rapport de causalité entre ces i lence* ps)clil(|UOs et le dtWeloppement des maladies mentalea et aartoot deséi convulstiftf (t^piloptiquos). Dans uu rapport préaenté à la Société royale impéri dos ui^docin*!, le ?6 février 1875, Lcidesdorf a produit dea tableaux concernant) pllep«lo dVù il re aaort que la frayeur et le traumatisme de la tète en aoot leso sua lo» plu«i frt^uoHtea. Los observations de Kotb étudiant llnfluence de la lîayi peiuUui lo bouib«rdomont de Strasbourg sur le développement des maladies I a^inl lrè« îutt^rossantua soua co rapport. Les maladies les plus diverses ont été p duitua d'un«> fkçon évidente par une frayeur soudaine (chute de bombea daai voisina^ Imiuédiat'i ou du moins aggravées d'une façon notoire. Parmi les ail lUuu du système uerreux central, on a observé trois fois de la paralysis agitais vinq M* de la paraplégie, ainsi que des paralysies subites de quelques eili ittitv'» v^U de violents tremblements et une perte de la parole persistant penéi plusi««ur« hourt's. En fait d'affections du système génital, Koth a observé noefc la suppreMion des règles avec des phénomènes hystériques consécutifs, de Ml breu\ avortonients, et une fois une absence de douleur pendant vingt^juatre bean quand la tèto était di^Jà h l'entrée du vagin (4). Cbes un homme tout à fait Ui |H>rtant Jusque-là, il se produisit une irrégularité dans lea contractions du cam le lendemain il survint des palpiutions, sans que Ton pût découvrir d'autre sa malti* tiU cvDur.

KuAn on a constaté quelquefois de l'hémoptysie, et chei trois femmes on klèi

^1^ Ma^hla*» Outachten, IV, 17.

(V ks'th» BfritHerkHn, U'ocAertfcAr., 1873. n** t4-37 et Medec, CeniralbL, llfl

)^ JolU rapporte lo cas d*une dame qui fut atteinte de paralysie subite à la Hk

«U U fV'AxVur due à la détonation inopinée d'un canon dans son voisinage immédii

^V ^xM", au «m^^i de liufluence dea impressions sor la cessation des régla S^bK^l^r. V<i><i%^iM dts pttriiti ^Jkitmlts *ie la femme yZiemsens Hawià., X, JW) U'aulr^ l^art. (t»nain«a hemiMThagiea du vagin sont mises en rapport de causaliU •^^' «^» ttt»|Mn^i4kKMi» violentes ^Reiîtansky. U'ieiscr AT/ùttà, 187ô, IV, S29;.I)esci< d^Mtem(|^ti«H> d^ U irx^exeâ^ par un trcaiblaaient de terre aoot mentionnés diai !♦% Jl'vis \ ^>H» h» 47Î*

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