LBS ATTENTATS PAR VIOLENCES PSYCHIQUES
alUThml qui &*était formé presque dans l'espace de quelques heures après une life frajreur.
Des moires états observés à la suite de frayeurs, nous mentionnons la dysphagie (moufements spasmodiques de déglutition) qui comprend aussi Thydroprovenant de la peur (L.orinser), ainsi que des anestbésies, entre autres â% la rétine (1). Il est possible qu'il faille compter ici aussi les états bypnoqoe Kirscbner a vus se manifester^ en 1646, cbei des animaux h la suite de Éifenn et dont la merveilleuse expérience a été répétée par Czermak (îj et explicomme un état hypnotique ; cependant Preyer (3) a ramené ce fait à une im« causée par la frayeur, et consciente.
On a observé également des morts subites à la suite de frayeurs. Koth (4) a réuni flwiearscas de ce genre mentionnés par les auteurs (S). Taylor (6) raconte un cas ta «n homme était accusé d'homicide parce qu'il avait causé la mort d'un garçon Iqoi il était apparu comme un fantôme.
Nous ne savons guère quelque chose de positif sur la façon dont les Tiolences psychiques peuvent produire les états névropathiques al psychopaihiques, les maladies en général et môme la mort. Promoirement il nous faut considérer les aflections mentales comme les excitations qui, en agissant subitement et d'une manière intense, peuvent mettre certains centres nerveux, directement ou par foie réflexe, dans un état d'excitation anormale, les paralyser ou déranger la continuité des voies nerveuses. Outre les centres psydbîques, ce sont los appareils de la moelle allongée et les appareils TMomoteurs qui semblent réagir subitement sous l'influence des ébranlements de l'esprit; on comprend ainsi pourquoi, après les violences psychiques, on observe le plus fréquemment des psyehoses, des convulsions et des troubles de l'action du cœur et des vaisseaux. C'est un fait connu que des violences psychiques sont tn rapport étroit avec des phénomènes réflexes et peuvent produire surtout une abolition des actions réflexes ; ce fait doit être pris en eoDsidération particulière dans des cas de ce genre.
Quoique Ton ne puisse contester que les atteintes à la santé dont iiOQS avons parlé et même la mort puissent se produire à la suite de violences psychiques, même chez des personnes jusqu'alors bien fortantesy l'expérience nous apprend cependant que ce sont surtout des individus prédisposés aux névroses ou aux psychopalhies,
(1) Uirsebler, Wr. Med. Wochemchr,, 1874, u*« 42-44. picMftnak, Piûgen àrchivt 1873, VU, 107. (I) Preyer, Med, Centralbl.^ 1873, p. 177. (4JKoUi,/!oc. cit.
(&) n y an a d'autres dans les Schmidtt Jahrsb,, 1849, vol. 63, p. 96 et 18S2, «tL 74, p. SO.
m T^Wr, iœ. eU., I, M6.
520^ LES ATTENTATS CONTRE LA SANlfi ET LA VIE.
eu atteints d'autres maladies qui réagissent d*une façon si insolite contre la frayeur : aussi ne faut-il jamais négliger de releTer les eommémoratifs dans ce sens et de prendre en considération la constitution névropathique ou psychopathique préexistante, de li présenter dans les rapports comme une « disposition particalière du corps » au sens de la loi, et cela d^autant plus que les violenoes psychiques en question et les mauvais traitements qui les ont amenées ont été moindres.
Il faudrait aussi songer à la possibilité d'une simalationy car oo sait que les évanouissements et les spasmes sont des élats qui sont soavent simulés, surtout par les femmes ; bien que Ton sache, d'autre part, que c'est précisément le sexe féminin qui montre une prédisposition plus grande à ces maladies, et que, pendant certains états physiologiques comme les menstrues, la grossesse, peut-être aussi Tâge climatérique, cette prédisposition est encore plus prononcée.
Les cas de mort à la suite de frayeur, certainement très rares, doivent être considérés comme provenant de l'arrêt du cœur, mais doivent être appréciés pour le reste comme les états mentionnés plus haut.