CHAPITRE PREMIER
§ 1. — MODiriCATlOBIS ANATOMIQOES DU PAKTIES GÉ^IITALKS DE LA FEMME A LA
Burri DU coiT.
Cest certainement à l'occasion des expertises relatives aux at* telats à la pudeur que Ton rencontre le plus fréquement des erleorsy parfois même grossières, commises par des médecins peu habitoéi aux recherches médico-légales. Il semble malgré toutes les descriptions données de la conformation normale des organes; génitaux et de la membrane hymen que peu de docteurs aient eu Toc- Ci) Voy. p. &2.
W Voy. p. fri.
666 COMMENTAIRES DE MfiDEGINE LÉGALE.
casion d'en examiner et d'en comprendre les principales yariélés. Aussi nous nous efforcerons de compléter les données foamies par Hoffmann en mettant surtout en lumière les causes d'erreur, que Ton rencontre dans la pratique.
Nous suivrons l'auteur dans son ordre d'exposition.
Grandes lèvres. — Chez les vierges, les grandes lèvres sont, en général, fermes, elles s'appliquent exactement l'une à l'autre, de façon à recouvrir complètement les petites lèvres et à masquer la vuln.
Hoffmann fait remarquer avec raison (p. 55} que cela n'est vrai que si Télat de la nutrition générale est bon. Cette observation est absolument exacte; mais, alors même que la nutrition est parfaite, les grandes lèvres peuvent être écartées et nous devons appeler l'attention sur une conformation particulière des grandes lèvres cbex les petites filles qui pourrait induire en erreur. Tardieu et Toulmouclie acceptent sans restriction une assertion émise par Deve^ gie, et nous lisons dans l'ouvrage de Tardieu (I) : « Des deux systèmes réunis dans les mêmes parties, le système urinaire et le système génilal, le premier prédomine chez l'enfant, le second chez la femme, ou seulement chez la fille nubile. Aussi voit-oD chez les petites ûlles la vulve enlr'ouverte à la partie supérieure, de manière à laisser voir l'orifice de l'urètre et fermée au contraire à la partie inférieure. C'est l'inverse qui a lieu chez l'adulte. » Plus loin Tardieu ajoute à propos des déformations de la vulve consécotives aux actes vénériens commis sur les petites Ûlles (2) : • On trouve dans ces cas les grandes lèvres épaissies, écartées à la partie inférieure, la vulve largement ouverte. »
Ce serait donner à ce signe une valeur fort exagérée que d'accepter sans restriction les conclusions qui ressortent de ces deux passages. Chez un grand nombre de petites fllles les grandes lèvres, épaisses à leur partie supérieure, semblent atrophiées à leur partie inférieure, elles vont en diminuant de volume à mesure qu'elles se rapprochent de la fourchette, elles n'existent plus pour ainsi dire avant de l'atteindre. En même temps l'espace décrit par Dolbeao sous le nom de canal vulvaire n'a pas au niveau de la fourchette sa hauteur habituelle, et la fourchette touche presque le bord postérieur de la membrane hymen.
Dans ces cas on trouve au niveau de la fourchette un enfoncement notable et l'orifice de l'anus est très rapproché de l'orifiee
(1) Tardieu^ Étude médico-légale sur les attentats aux mœurs» V édit. ISTIt p. 35.
(J) Tardieu, loc. cit., p. 47.
Tnlvaire. Il semble que le bourrelet adipeux qui sépare la vulve du lectum ait subi un arrêt de développement. Cette conformation a pour conséquence que, lorsque Tenfant écarte les cuisses, ce n'est pas la partie supérieure de la vulve, sa partie urinaire, qui se trouve ouverte, mais la partie inférieure, la partie génitale. Il ne faudrait donc pas prendre pour une déformation résultant d'un commerce leiuel plus ou moins répété et prématuré cette anomalie, qui, je le répète, est loin d'être exceptionnelle.
Petites lèvres, — Il est certain que les attouchements répétés, Tonanisme ont souvent pour effet d'allonger démesurément les petites lèvres, mais il y a encore ici lieu de se demander si bien souvent la conformation personnelle n'entre pas pour une large p^rt dans cette déformation. Nous l'avons observée sur des petites filles Igées l'une de 3 ans et l'autre de 4 ans et demi, par conséquent à vn âge où, si des attouchements ont pu avoir lieu, il semble en tout eis difficile d'admettre qu'ils aient été assez répétés pour déterminer «e conformation spéciale.
Clitoris. — L'onanisme, les excitations vénériennes ont pour réfloUat d'augmenter le volume du clitoris, de le rendre très excitable. Mais sous ce rapport il y a encore trop de différences individaelles pour que l'on puisse en induire autre chose qu'une simple présomption.
Fosse naviculaire. — Cette fosse, limitée en bas par l'orifice vulviire et la fourchette, constitue un cul-de-sac de forme à peu près triangulaire qui est compris entre l'orifice vaginal placé en avant et le rectum placé en arrière. D'après Tardieu (I), chez les petites nies, c l'étroitesse des parties et la résistance de l'arcade osseuse tons-pubienne, s'opposant à l'intromission complète du membre viril et à la destruction de la membrane hymen, ont ^n même temps pour conséquence, lorsque les tentatives de rapprochements lexuels se reproduisent, le refoulement de la membrane hymen et de toutes les parties qui composent la vulve. Il en résulte la formatiOD aux dépens du canal vulvaire d'une sorte d'infundibulum plus ao moins large, plus ou moins profond, capable de recevoir l'ex- Iréroité du pénis et très analogue à celui qui a été indiqué à l'attos comme caractéristique de la pédérastie. »
Je ne nie pas qu'il en puisse être ainsi, mais il faut savoir que eette disposition en infundibulum peut exister alors qu'aucune tentative de rapprochement sexuel n'a eu lieu. Nous disions plus haut
(1) Tirdiea, ioc» cit. y p. 47.
668 COMMENTAIRES Diù MÉDECINS LÉGALE.
que d^ns certains cas ce canal vulvaire n'existe pour ainsi dire pas» nous pouvons ajouter que la conformation inverse est parfois congénitale. En ao(kl 1879, M. Bresselle, juge d'instruction, nous charge» d'examiner une jeune fille de 11 ans sur laquelle son père était accusé d'avoir commis des attentats à la pudeur répétés. L'exameo nous fit voir un cliLoris très gros, et un infundibulum de la fosse naviculaire très prononcé. La mère de cette enfant avait amené avec elle ses deux plus jeunes filles âgées l'une de 7, l'autre de 4 ans et demi. Leur examen nous permit de constater l'identité de conformation des trois sœurs, môme développement anomal dt clitoris, môme déformation en infundibulum de la fosse naviculaire. Des circonstances spéciales ne permettaient pas d'admettre que ces deux petites filles eussent pu être exposées à subir lestentatives criminelles que le père était inculpé d'avoir pratiquées sur sa fille aînée. Il y avait donc conformation congénitale identique el non déformation par commerce sexuel prématuré. Ce cas était démonstratif parce que les sœurs de la prétendue victime ont pu être examinées, mais il n'est pas isolé.
Hymen. — La description donnée par Hofl'mnnn de la membrane hymen nous semble absolument vraie, elle a été faite par un médecin légiste expérimenté, obligé de préciser la valeur de chacune des nombreuses variétés de forme de celte membrane. Noos croyons devoir ajouter à la description quelques remarques qui, nous l'espérons, permettront au médecin légiste peu initié aux difficultés de ces constatations de suivre le mode de formation et la valeur médico-légale de ces diverses variétés .
Dans un récent travail, M. le D' Budin (1) a bien exposé le mode de développement de cette membrane. Des préparations analomiques qu'il a bien voulu nous présenter lui ont montré que, en disséquant le vagin, en le séparant du tissu cellulaire voisin, on enlève également l'hymen, qui n*est en réalité qu'une partie du vagin lui-môme. En d'autres termes, en suivant le canal vaginal de l'utérus vers l'extérieur, on trouve un canal cylindrique fermé en bas par une sorte de diaphragme de forme conique percé vers son centre d'un orifice plus ou moins étroit.
Celte interprétation se trouve confirmée par les remarques suivantes : 1"^ la prolongation des colonnes et brides de la muqueuse vaginale, qui tapissent la face interne et arrivent jusqu'à l'orifice de l'hymen; 2° l'examen histologique fait par M. de Sinety, qui lui
(1) Badin, Recherches sur l* hymen et l'orifice vaginal {Progrès médica/^ 18T9, n** 35, 3G, 37, 38).
t démontré que entre répilhélium de la muqueuse vaginale qui se eontinue sur la surface intérieure de l'hymen, et répkhélium de la muqueuse vulvaire qui tapisse la face çxterne, se trouve une eouche assez épaisse de tissu conjonlif qui à la base de l'hymen se eontinue avec celui qui forme la paroi du vagin.
11 en résulte qu'en un point qui correspond à l'union du vagin €t do la vulve un prolongement du vagin devient libre, il se rétrécit sous une forme plus ou moins conique et se présente à l'oblenrateur comme un repli annulaire fermant le canal vaginal. Hoffmann a donc eu raison de dire : « On peut considérer l'hymen annulaire comme le type fondamental dont dérivent toutes les autres variétés. »
Une comparaison fera mieux comprendre cette disposition anatomique. Nous ne faisons ici qu'une comparaison de forme et nullement un rapprochement anntomique.
Chacun de nous sait combien la disposition du prépuce est variable suivant les ftges et suivant les individus. Supposons le prépuce détaché de ses connexions avec la verge , nous voyons un nanchon entourant une cavité à peu près cylindrique se termimant à son extrémité antérieure par une membrane qui se rétrécit selon une forme conique. Gela est presque toujours vrai pour les jeunes enfants, mais peu à peu et plus ou moins complètement, suivant les individus, roriflce se dilate, le prépuce s'élargit, le gland se découvre. La membrane elle-même semble s'amincir. Chez d'autres individus au contraire, cette membrane conserve toujours SI forme infantile, et par contre, chez quelques-uns le prépuce dis- {iiralt presque complètement, laissant le gland à découvert. En sorte que, dérivant de la forme cylindro-conique, le prépuce, ou garde ce type ou se déforme de telle sorte, qu'il ptul presque disparaître.
Il en est de même pour le repli vaginal qui constitue l'hymen. Admettons qu'il soit assez allongé, nous nous trouvons en présence delà forme labiée^ et parfois les deux valves sont assez prolongées pour que, lorsqu'on écarte les grandes lèvres, elles semblent former one troisième paire de lèvres. Mais ce que cette disposition a de spécial, et ce que le médecin légiste ne doit pas ignorer, c'est que roriflce circonscrit par ces deux lèvres se laisse distendre sans se rompre avec une extrême facilité. Nous avons parfois, à la morgue, avec M. le docteur Descoust, chez des petites filles nouveau-noes, inlroduit dans le vagin avec une extrême facilité et sans produire de déchirure, une grosse sonde en gomme mesurant 9 millimètres de diamètre. Cette dilatabilité excessive persiste quand la jeune
fille devient nubile, et elle permet alors, sans que l'hymen se rompe, des rapprochements sexuels répétés. Cette forme n*est pas exceptionnelle et Budin (1) « a constaté treize fois la présence d'un Iqrmen intact sur soixante-quinze primipares environ. »
Sans prétendre que cette proportion représente la règle, ca chiffres sont trop peu nombreux pour être à Tabri de la critique, nous pouvons dire : il y a une forme d'hymen, labiée, à orifice antéro-postérieur, à lèvres plus ou moins développées, dont la dilt« tabilité est extrêmement facile et permet, sansqu'il y ait de déchirure, les rapprochements sexuels complets. Lorsque le médeda légiste constatera chez une petite flllc âgée de 12 ans au moins la présence d'un hymen à bords annulaires, à orifice labié, rintégriti des bords de la membrane ne sera pas pour lui la preuve que riniroduC' tion du pénis en érection n'a pas pu avoir lieu, et sa dilatabilité ne suffire pas non plus à démontrer qu'il y a eu des rapprochements sexueb répétés.
Cette forme a son analogue dans le sexe masculin, et les rapports du prépuce et du gland nous serviront encore de terme de comparaison. Même chez des nouveau-nés nous pouvons souvent sans effort faire saillir le gland en dehors du prépuce, sans déchirer celui-ci, et la facilité avec laquelle le gland émerge ne prouve pas que cette manœuvre soit exercée pour la première fois ni qu'elle ait été précédée de manœuvres analogues.
Nous nous sommes étendu à dessein sur cette forme spéciale des hymens annulaires et labiés, à cause de la facilité avec laquelle ces membranes se laissent distendre. Ce fait n'a rien de nouveau, mais s'il a été souvent signalé, il n'a pas assez frappé les élèves, et nous avons souvent, dans des rapports qui nous ont été soumis, constaté qu'il était ignoré du plus grand nombre des médecins.
Nous ajouterons peu de chose à la description que donne Hoffmann des hymens à forme semi-lunaire, considérés à tort comme le type normal, et des hymens à forme de diaphragme percé d*uQ orifice quelquefois extrêmement petit.
La forme semi-lunaire se laisse encore assez facilement dilater par une pression un peu prolongée, lorsque le repli est peu élevé. Nous devons faire remarquer de plus que la position dans laquelle se pratique Texamcn des jeunes filles peut nous induire en erreur. Lorsque les cuisses sont fortement écartées, la membrane se tend, son extensibilité naturelle se trouve épuisée par cette tension. Mais
(1} OudiOf loc. cit.f n» 3^, p. 69S.
lorsqu'après avoir procédé les cuisses écartées, on les laisse se rapprocher, on constate que cette membrane, qui tout à l'heure était tendue et fermait Tûrlûce vaginal, se sépare de cet orifice et Torme on pli à saillie extérieure, en arrière duquel on peut facilement passer une sonde ou l'extrémité du petit doigt sans faire appel à sa dbtension.
Tout dépend delà hauteur du repli, de son épaisseur, de la polilioD dans laquelle se trouve placée la jeune fille. Le problème à rhatidre est donc individuel, et rien ne serait plus éloigné de la lérr.é que de conclure de la simple constatation de Thymen à llœpossibililé d'un coït antérieur.
Lorsque l'orifice est extrêmement élroit, qu'il se trouve comme lercé dans un diaphragme inextensible, la conclusion inverse s'impose. L'intégrité de l'hymen prouve l'absence d'intromission, mais le démontre pas, ainsi que Ta do nouveau établi notre excellent col* ègue le docteur Delens (1), que des tentatives de rapports sexuels l'ont pas été pratiquées.
Nous n'ajouterons rien aux remarques d'HolTmann sur l'hymen tribrifonnis^ que nous n'avons pas vu plus que l'auteur allemand, ni Hir Thymen biperforé dont nous avons observé un cas identique à :eox rapportés par le docteur Delens.
Les échancrures congénitales des bords de l'hymen, leur siège et leur fréquence ont une importance capitale pour le médecin légiste, el nous ne saurions trop engager les élèves à graver dans leur mémoire les descriptions très fidèles données par Hoffmann.
Des lambeaux de la membrane hymen après la défloration et des caroncules myrti formes. — Lorsque l'expertise médico-légale est réclamée dans les premiers jours qui suivent une défloration, si la membrane hymen est déchirée, rien n'est plus facile que de constater les caractères de ces petites plaies; Hoffmann, Tardieu en ont soigneusement exposé le siège et la forme.
Malheureusement il en est rarement ainsi. Les personnes étrangères aux expertises médico-légales se représentent volontiers une scène de viol ou de tentative de viol, comme une lutte entre un jeune homme vigoureux, amoureux, passionné, brutal, essayant d'obtenir par la violence les faveurs d'une fille jeune, belle, qui ne succombe qu'après une résistance énergique. Tous les traits de ce tableau sont faux, ou ne sont que très exceptionnellement vrais. La réalité est encore plus triste ; le plus souvent le coupable est un
(I) Doleiis, Vices de conformation fie Vhimen (Annales d^hygiène et de médeçhte léfjale, 1877, t. XLVII, p. 403}.
individu ayant autorité sur la jeune fille, c*esi le père, le beau* père, rinslituteur, le voisin; la force physique est remplacée par l'ascendant que donne Tàge ou l'autorité qui résulte de la parôité ou de la fonction . D'ordinaire ce n'est pas un homnoie passionné, c'est un individu épuisé parla vieillesse ou ralcoolisme. La victim { est une petite fille sans défense, âgée bien souvent de moins de ! treize ans, et parmi ces enfants, victimes de la débauche, le nombre ' de celles qui sont scrofuleuses, qui sont borgnes, ou sourdes, aiec ; des taies de la cornée, des écoulements des oreilles, est considéra- i ble. L'intelligence a subi un relard explicable par l'allération des appareils sensoriels, la misère et l'état maladif. En sorte que, dan ! l'immense majorité des cas, il ne s'agit pas de trouver les traça d'un acte unique, brutal, ayant laissé des marques des violeocei employées, mais de constater les désordres laissés par des acta anciens, répétés, et habituellement consentis.
Quels sont ces désordres et quels sont les caractères des déformations subies par les lambeaux de l'hymen?
Après avoir reconnu que les échancrures n'occupent paslespoinU fixés par Hoffmann pour les échancrures congénitales, on dena chercher un nouveau caractère dans la forme des lambeaux. Noos rappelons d'abord que dans certains cas, lorsque Thymen est «nnolaire, labié, des rapports sexuels répétés ont pu avoir lieu sans déchirure de la membrane, sans laisser de traces, il n'y a pas en d'obstacle, de résistance à vaincre.
Dans des circonstances plus rares, ToriQce est plus étroit, mais des efforts répétés suffisent pour le dilater et permettre l'introduction complète du pénis sans déchirure, par dilatation progressive. Le fait n'a pas lieu de surprendre, car l'on sait que l'urètre de la femme a pu se prêter à une dilatation suffisante pour que le coït complet soit accompli dans le canal.
Examinons maintenant les cas dans lesquels il y a eu une ou plusieurs déchirures anciennes. On trouve alors les lambeaux à peine séparés, presque en contact ou ne laissant d'espace entre eux que a on fait largement écarter les cuisses. Leur base est dirigée vers 11 circonférence, leur sommet vers le centre. On peut s'assurer, en pratiquant le toucher vaginal et en ramenant le doigt vers la vulve, que Tanneau vaginal est intact. Il n'est déchiré que lorsque la défloration porte sur des petites filles extrêmement jeunes. Enfin, les lambeaux ne prennent pas la forme mamelonnée, ils ne forment pas des tubercules ou des languettes isolées. Nous acceptons avec M. Budin la description donnée par Schrœder : « Ouelques nom-
breuses que soient les déchirures, il y a toujours un rapport entre las divers lambeaux de Thymen, il n'y a pas d'espace entre eux, on ▼oit seulement une fissure et jamais les traces de Tbymen n'ont dis« para (1). » Ces déchirures ne portent souvent que sur les portions les plus centrales de Tbymen et c'est avec raison que Tardieu a décrit la défloration complète et incomplète.
G*est plus tard, lorsqu'est survenu un accouchement, que la déchirure de Tanneau vaginal s'opère, que les lambeaux ainsi formés se séparent les uns des autres et que sous l'influence du travail de cicatrisation ils subissent une rétraction qui leur donne l'apparence toberculeuse et qu'ils méritent le nom de caroncules myrtifoi^me^
§ 2. — RBCanCHB DU8PBSMB(3).
Les procédés d'examen des taches de sperme déposées sur «des linges sont présentés par Hoffmann dans des termes auxquels nous n'avons rien à ajouter. L'auteur recommande avec raison, lorsque Patientât est récent, d'examiner au microscope les enduits qui reeoQvrent les organes génitaux externes ou qui adhèrent aux poils do pubis.
Récemment, nous avons eu à déterminer la nature d'une tache formée par du sperme déposé sur la peau. Le cas est unique et les eircoDstances du fait sont assez intéressantes pour que nous en donnions le résumé.
Le 6 juillet 1879, le sieur Michet se constitua prisonnier, déclarant qu'il avait étranglé sa fille, âgée de douze ans et demi. L'exaoien du cadavre nous fit croire qu'avant la strangulation ou après Mtf cette enfant avait subi un autre attentat. Nous supprimons font ce qui a rapport aux faits avoués, nous ne reproduisons que les constatations relatives à l'attentat à la pudeur.
Eo examinant la peau du cadavre, on découvre au-dessus du mont de Vénus, mm encore couvert de poils, la présence d'une tache blancbe, brillante à ia loaière réfléchie, ayant des bords déchiquetés en forme de carte de géographie. Gatte tache a une configuration aUongée, elle mesure 10 centimètres en hauteur, à partir de la vulve, sur une largeur variant de 2 à 3 centimètres suivant les
f^ts.
Sar la caisse droite, un peu au-dessous du pli inguino-crural, on trouve une
(I) Schrœder, Schwangerscha/tt Geburt und Wochenbett, p. 6. L'opinion de SeInvMler a été confirmée par les recherches de Bidder (Peteràurgtr medic. Imk- ., 1S6S, p. 50).
(1) Voyes p. 7t.
llomiANK. 43
tache analogue mesurant 2 cenUmè(res à peu près dana tes différents diamàlrei.
Nous délacbons par dissection la peau de ces deux régions pour soumettre us revêtement à un examen microscopique.
Les organes génitaux n'ont plus l'apparence qu'ils possèdent ches les JesMi filles yîerges. Le clitoris est Tolumineux, la muqueuse des petites lèvres et «Oe de la fourchette sont flétries, et forment des plis nombreux.
l/orifice de Turèthre est trè^ rouge.
L*hymen est déchiré, son ouverture est très large. Cette membrane fora» quatre lambeaux, un à droite, un à gauche et deux médianaf Tun inférieur, l'aotif supérieur. Ceux-ci, bien que petits, sont très nettement constitués. La ruptors et la membrane a la forme d'un X. Les bords des déchirures sont cicatrisés, Is n^ ture n'est donc pas récente.
Le vagin est large, il s'écoule de la vulve par la pression un liquide d*appareaoB muco-purulent; nous le recueillons et nous enlevons l'appareil génital pour loqmettre ses diverses parties à l'examen microscopique.
L'examen microscopique du produit obtenu par le raclage de la tache d*apfarence spermatique de la peau du ventre et de la peau de la cuiase a été fsit après ramollissement dans l'eau distillée è un grossissement de 500 O. Nous afooi alors nettement vu à côté de nombreuses cellules épidermiques et de petits poili arrachés par le grattage, des débris de spermatozoïdes, tètes et queues, et des spermatozoïdes entiers rcconnaissables à leur tète triangulaire et à leur qoeoe effilée.
Ajoutons que le pan antérieur de la chemise que portait la Tictime préseotait une large tache à bords limités et assez consistante. L'examen noua fit constater dans cette tacho des débris de spermatozoïdes et des spermatozoïdes entiers.
L'examen microscopique du mucus vaginal et du mucus utérin ne noos a pu permis de distinguer des spermatozoïdes entiers ou des fragments de spermttozoîdcs; nous avons vu en grande quantité des cellules épithéliales pavimenteases mêlées à de gros globules granuleux, telles qu'on les trouve dans la leucorrhée vaginale.
Or l'inculpé, le père, avait une blennorrhagie.
Après avoir établi que la mort était le résultat de la strangulation, nous avoni adopté les conclusions suivantes : 1" Cette jeune fille est complètement déflorée. La défloration est trop ancienne pour que nous puissions en rechercher la dite. L'état de flétrissure de la muqueuse vulvaire, la dilatation de l'orifice de la membrane hymen et du v-agin prouvent qu'il y avait déjà eu non pas un seul rapprochement sexuel, mafs des actes vénériens répétés.
2<* Les tarhes brillantes, argentées, trouvées sur la peau de l'abdomen et de U cuisse droite de Ch. sont des taches de sperme. Elles n'ont pu conserver leur fonoc et leur apparence que parce qu'après l'acte vénérien ces taches n'ont subi aocur. frottement. Elles ont donc été faites dans les derniers Instants de la vie de Ot. ou après sa mort.
,V L'examen, h l'œil nu, du vagin et de l'orifice du col utérin, et l'examen, au microscope, du liquide contenu dans le vagin démontrent que Ch. était atteinte d'un* inflammation drjà ancienne des organes génitaux. Il serait impossible d'en préciser la nature, le pus produit par une blennorrhagie ou par une inflammation spontanée a en effet les mômes caractères.
Pendant les débats de la cour d'assises le président, à la demande de la défense, nous posa la question suivante : Pouvcz-vous affirmer que l'attentat A la pudeur a été commis avant ou après la mort? La réponse à cette question devait d'après
le Code pénal modifier la grarité de cette circonstance secondaire par rapport an crime principal. Nous ayons déclaré que rien ne nous permettait de la résoudre, ^oe l'intégrité de la tache et la netteté de ses contours prouTaient seulement ^*après que le sperme avait été déposé sur la peau de Tabdomen, il n*y avait plus «■ de frottements exercés par les vêtements.
Il est un autre point de Texanien des taches spermatiques qui me semble important. On doit rechercher et décrire, outre les éléaents caractéristiques du sperme, les autres éléments Ogurés que Ton peut rencontrer dans les préparations miscroscopiques. Parfois, en effet, la constatation de cellules épithéliales provenant de telle ou telle muqueuse permettra de reconstituer quelques-unes des circonstances qui ont précédé ou accompagné le crime.
Un exemple fera comprendre l'importance de cette recherche.
Le iO décembre 1877, la veuve Cr. avait été étranglée par deux Jeunes gens, Deqaien etHodister. On avait saisi au domicilo de la victime des linges, des di:ap8, «le. Nous reproduirons la partie du rapport relative à rextmen d'une serviette.
Nous avons constaté sur cette serviette de larges et nombreuses taches de forme drcalaire diversement colorées et d'apparence empesée. Les unes légèrement irisAtres, les autres comme superposées aux premières, de couleur Jaunâtre et présentant par places des petits noyaux desséchés plus foncés en couleur que Te iMe de la tache.
Sar quelques-uns de ces noyaux, nous avons vu de petits corpuscules noirâtres qui s'y trouvaient comme incrustés.
Sur l'autre pan do la serviette, nous avons trouvé aussi une oa deux taches tnalogues, comme ^aspect, aux précédentes. Nous avons vu aussi une petite tache fenviron un centimètre et demi de longueur sur un ou deux centimètres do larftar, ayant i*aspect d'une traînée de mucosité grir^âtre, desséchée et piquetée de fsiiu points Doirs.
Nous avons successivement examiné au microscope les gouttes de liquide provtoant de l'imbibition de huit échantillons de ces diverses taches et nous avons vu •ectement dans les liquides examinés :
1* Des débris de spermatozoïdes ; tètes et queues séparées ;
2* Des spermatosoldes complets ;
J* Ln grand nombre de petits noyaux sphériques de mucus;
4* Dos ceUules d'épithélium pavimenteux simple;
&* Quelques cellules d*épithéiium cylindre-conique avec on noyau et des cils vibraliles (I) ;
€* Cn asses grand nombre de leucocytes accompagnés de petites granulations grtisseaset ;
(I) n ne faut pas oublier que Ton trouve parfois dans le sperme des cellules cylindro-coniques avec ou sans cils vibratiles et que ces cellules proviennent de répithéliaro de Tépididymo. Mais ces cellules ont des cils vibratiles plus fins et kwncoop plus longs que ceux qui terminent les cellules cylindro-coniques des aériennes. — Dans le cas que nous citons, la présence des grains de tabac It d'éloigner cette cause d'erreur.
70 Les corpuscules noirâtres, incrustés dans quelques-unei des taches, présentent les caractères microscopiques, comme forme et comme coiilear de flos grains de tabac à priser. (Plusieurs contre- épreuves faites ayec des grains de tabac à priser, mélangés à du mucus, ne laissaient aucun doute sur leur identité.)
Nous avons conclu que sur ce scellé on trouTe des taches constituées par les différents éléments indiqués ci-dessuSp mais très intimement mélangés. Ce sont: des spermatozoïdes entiers et brisés, des cellules d'épithélium psTimenteux, des cellules d'épithélium cylindro-conique à cils vibratiles (proTenant de rairière-gorg» du nez ou des bronches} et des grains de tabac à priser. Ces taches ont été faites par expuition simultanée de tous ces éléments réunis an préalable dans Is bouche.
Dans ce cas ce sont donc les éléments Agurés, la forme des cel* Iules épilhéliales caractérisant leur lieu d'origine, et surtout la présence des grains de tabac qui ont permis de reconstituer les actes de débauche qui ont précédé le crime. Il fut démontré que U veuve C... avait l'habitude de priser.
§ 3. — RECHERCnE D'AFFECTIOriS VÉNlÎRieRNES (1).
Règles d'expet*tise. — Une première réglé d'expertise s'impose ao médecin légiste ; lorsqu'il constate une inflammation ou des ulcérations des organes génitaux d'une petite fille, il ne doit pas conclure sur un seul examen.
Pour comprendre l'importance de cette recommandation^ il faut se souvenir des conditions dans lesquelles se font ces experlises. Une mère s'aperçoit que sa fille est atteinte d'un écoulement. Elle interroge son enfant, et si elle suspecte la moralité de quelqu'un de ses voisins ou même d'un de ses proches^ elle presse sa fille de questions, elle inspire plutôt qu'elle ne provoque les réponses, et bientôt celles-ci ne lui laissent plus de doute sur la culpabilité de la personne qu'elle incrimine. Dans ce cas, la mère peut avoir raison; elle peut se tromper, mais elle est de bonne foi.
Dans d'autres cas, la mère ou les parents profitent d'an écoulement survenu naturellement chez leur petite fille, pour porter contre une personne détestée ou contre une personne qu'ils espèrent « faire chanter », une accusation de viol ou d'attenlat à la pudeur. Enfin, on a même vu des parents provoquer chei leur fille un écoulement, espérant satisfaire contre un individu leur désir de vengeance. M. Alfred Fournier a soigné, il y a quelques années, i Lourcine, une petite fille chez qui sa mère avait provoqué une vulvite intense en frottant plusieurs fois par jour ses organes génitaux aîec
(I) Voy. p. 78.
ane brosse de chiendent. La vulvite, ainsi déterminée, avait servi de base à une accusation d'attentat à la pudeur.
Ainsi, une erreur d'interprétation des parents ou leur maunise foi peut créer, pour le médecin légiste, une première cause d'erreur, lorsque la justice demande de préciser la nature d'une inOammation des organes génitaux d'une petite fille. Il en est de même lorsqu'au lieu d'une inflammation simple, catarrhale ou pumlenle, les organes génitaux externes sont le siège d'ulcérations. Si les unes sont toujours le résultat de la contagion, chancre simple ou induré, d'autres peuvent nattre spontanément, telles sont les ulcérations herpétiques.
Or, le diagnostic de la vulvite catarrhale ou purulente spontanée, it la Tul?ite traumatique et de la vulvite blennorrhagique est extrêmement difficile; il en est de même des diverses ulcérations entre elles. On n'arrive le plus souvent à faire un diagnostic certain qu'en pratiquant plusieurs visites et en suivant la marche de la maladie. Certes, en pratique ordinaire, alors qu'aucune conséquence judiciaire ne résulterait de son diagnostic, un médecin demanderait bien souvent à revoir sa malade avant de porter un jugement définitif sur la nature de la maladie, le médecin expert doit igir de même, et rien ne serait plus imprudent qu'une décision prématurée. Que l'on se rappelle enfin que la blennorrhagie a une période d'incubation, qu'il en est de môme du chancre simple et du chancre induré, que les ecchymoses profondes n'apparaissent qu'après quelques jours, et on comprendra à combien de causes (Terreur un examen unique expose nécessairement l'expert. Il lui mfBra d'ailleurs d'avouer ces motifs au juge d'instruction pour que eelui-ci en comprenne la valeur. Nous avons bien souvent eu l'occanon de constater que la cause vraie des erreurs commises par quelques médecins, dans des expertises de cet ordre, était simplement la crainte de passer pour ignorants ou du moins inexpérimentés. Ils affirment trop tôt, pensant que leur hésitation ferait suspecter leur lavoir. Ils doivent se souvenir, au contraire, et déclarer au besoin, mnsi que cela est exact, que bien souvent leurs maîtres les plus célèbres, les spécialistes les plus autorisés hésitent huit et quinze |oars en présence de cas dans lesquels pourtant les causes d'erreur Mmt moindres, car la simulation ou la mauvaise foi ne sont pas à •mpecter autant dans la pratique de la ville qu'en médecine légale«
Ainsi, lorsque l'expert trouve une lésion inflammatoire ou ulcéreuse des organes génitaux d'une petite fille, il doit, dans l'immense majorité des cas, ne faire un diagnostic et ne poser des conclusions
qu'après avoir suivi la marche de la maladie. Il agirait ainsi en ville, qu'il agisse de même dans ses ezpertisesy car sa décision peut avoir des conséquences encore plus graves.
A. Des inflammation non ulcéretises de la vulve. — Nous croyons devoir ajouter quelques remarques aux descriptions que Hoffmann a données des diverses espèces de vulvite et des caractères des ulcérations.
Vulvite spontanée. — Elle est très fréquente chez les petites filles lymphatiques, surtout pendant la dentition et au moment de la menstruation. Elle présente deux formes, suivant qu'elle est chronique ou aiguô. Dans la vulvite chronique, l'écoulement est niuqueux, muco-purulent, la rougeur de la muqueuse vulvaire n'est pas excessive, la douleur est peu marquée. Cette inflammation peut être accompagnée ou avoir été précédée par d'autres lésions scrofuleuses, impétigo du cuir chevelu, maux d'yeux, écoulements du conduit auditif externe, adénopathies, etc.
Mais ces vulvites d'origine lymphatique révèlent parfois une forme aiguô, soit pendant le cours d'une vulvite chronique, soit en dehors de toute inflammation antérieure. Dans la forme algue, les organes génitaux externes sont souillés par du muco-pus ou par du pus blanc ou jaune verdâtre, la rougeur des diverses parties est intense, elle peut envahir la partie supérieure de la région interne des cuisses et la marge de l'anus, l'orifice de Turèthre est tuméfié, la miction est douloureuse, la marche est pénible. L'écoulement purulent gagne quelquefois le vagin et le pus sort par l'oriGce vaginal. Pour moi, il est incontestable que cette vulvite spontanée peut prendre d'emblée ces caractères d'acuité excessive et pré senter des caractères objectifs, identiques à ceux de la vulvite traumatique ou même blennorrhagique.
Elle est contagieuse et épidémique. L'an dernier, j'ai eu à faire trois expertises dans lesquelles l'inculpation avait pour base l'acuité des caractères de l'inflammation. Les trois petites filles avaient élé placées, pendant la maladie de leurs mères, au dépôt des Enfants-Assistés, elles étaient entrées sans inflammation des organes génitaux et, après un séjour de deux ou trois semaines, elles étaient sorties avec une vulvite intense. L'une d'elles, âgée de deux ans et deux mois, avait en même temps une ophthalmie catarrhale double pour laquelle elle dut être soignée à Thôpital Sainte-Eugénie. Toutes trois avaient élé visitées par des médecins de la ville, et ceux-ci avaient déclaré que ces vulvites étaient, pour l'une de ces petites filles, de cause traumatique, et d'origine blennorrhagique pour les
deux autres. Or Tenquéle démontra que, pendanlles mois qui correspondaienl au séjour de ces enfants à Thospice des Enfants-Aslistés, il régnait dans cet établissement une épidémie de vulviles eatarrhales, et on sait que ces inflammations naissent, en effet, i?ec une singulière facilité lorsque les petites flUes se trouvent réunies en grand nombre, surtout si elles sont lymphatiques, mal nourries, épuisées par la misère (1).
La spontanéité de ces vulvites isolées ou à forme épidémique n'a rien de plus surprenant que l'apparition d'inflammations catarriiales des conjonctives qui, elles aussi, sont contagieuses et sedéleloppent souvent sous forme d'épidémie de maison, dans les pensionnats, dans les asiles ou les prisons.
La Yulvile chronique, d'autre part, présente parfois des explosions ligues, en dehors de toute violence extérieure. Ne savons-nous pas que les inflammations scrofuleuses de la membrane pituitaire prennent assez souvent une intensité suraigu6 sans qu'il soit possible de signaler une influence occasionnelle appréciable?
M. le professeur Lasègue (2) a décrit une forme particulière aux enfants lymphatiques d'érysipèle de la face, il est à répétition, médiocrement fébrile; il pourrait nous servir de type, seulement et probablement à cause d'une spécialité pathologique propre aux divers tissus, au lieu de prendre la forme érysipélateuse, ces inflammations volvaires, comme les blépharites scrofuleuses, se bornent à subir des poussées variables d'intensité, mais qui modifient les caractères de la leacorrhée, en exagèrent l'intensité, et en font suspecter l'origine.
Tous les médecins ont donné des soins à de jeunes garçons ou i des adolescents atteints de balanoposthite. Ils savent que ces inflammations sont tantôt aiguGs et guérissent complètement, d'autres fois sont d'emblée chroniques, mais exposées à subir des exacerbations aiguôs. D'ailleurs, chez les jeunes garçons, la quantité des sécrétions et les caractères des sécrétions des muqueuses du gland et du prépuce sont soumises à de grandes variétés; on ne laurait, d'après l'inspection, décider si une balanoposthite estspon-
(I) Dans son Traité des maladies vénériennes le D* Jullien accepte cette opinion H U dte à l'sppui an exemple emprunté h Dupuytren. « Dupoytren fut consulté su 1^01 d'one fille qui présentait depuis quelques Jours an écoulement purulent, Féo Janne yerdâtre, tachant fortement le linge, et d'one nature fort icre ; la Miatnutlnn était douloureuse. Dupuytren diignostiqua an cas d'inflammation tatorrliale des organes génitaux, et prédit que très probablement dans la semaine, la nouveaux cas de même nature se présenteraient à lui. La prédiction se réa* m Jolllen. Droite pratique des maladies vénériennes. Paris, 1S79, p. 2SS.
(t) Laaègae, Tirùité des Angines. Paris, 1S7S, p. 146 et soiv.
Unée OU provoquée par des attoucbemenU.il en est de môine delà vulvite chez les petites filles, et il serait souvent impossible d'aller au delà d'une suspicion.
J'accorde volontiers que, chez les petites filles, prédisposées par reur lympbatisme, des attouchements personnels ou impersonnels, même peu intenses, provoquent ces inflammations des organes génitaux externes, j'accorde même que ce soit lear cause ia plus fréquente, mais je me crois autorisé à affirmer que l'inflammatioo spontanée est loin d'être exceptionnelle et que ce n'est pas son intensité ou la soudaineté du début qui permettra à l'expert d'en nier la spontanéité.
Vulvite traumatique, — Les violences pratiquées sur les organa génitaux déterminent d'autant plus facilement des inflammations que la petite fille est plus jeune. Nous avons en vain cherché dans les auteurs des caractères distinctifs entre la vulvite traumalique et la vulvite spontanée. Lorsque les violences ont été assez vives pour produire des ecchymoses, des déchirures, l'origine de l'inflammation ne saurait être douteuse ; mais, il faut bien le savoir, ees cas sont de beaucoup les plus rares, et ordinairement l'expert ne constate qu'une inflammation de la muqueuse yulvaire, dont ii valeur est extrêmement difficile à déterminer.
La marche fournit quelques indications pour le diagnostic. Le temps qui sépare le moment de l'application de la violence de celui du début de Tinflammation n'est pas toujours possible à préciser, parce que Tintervention médicale n'est que bien rarement sollicitée dans les premiers huit jours. On doit donc s'en rapporter aux cornmémoratifs fournis par les parents ou l'enfant; on conçoit combien d'ordinaire ils sont vagues et suspects. Pour Casper et Liman, la blennorrhée mécanique s'établit de suite, tandis que les symptômes de la blennorrhagie sont précédés par une incubation de trois on quatre jours. Mais nous devons faire remarquer que cette période latente échappe presque fatalement à l'examen direct, et que, i l'expert est obligé de baser son appréciation sur le moment de l'apparition de la douleur, alors même que la règle fournie par Casper et Liman serait absolument exacte, elle serait encore d'un faible secours pour le diagnostic. En fait, le moment où la douleur révèle aux parents qu'un attentat a été commis varie infiniment. Lorsque la violence est extrême, lorsque la contusion est violente, le maximum de l'intensité de la douleur suit l'acte immédiatement. Lorsque les attouchements ont été peu violents, la douleur due à la eontusion s'éteint rapidement et elle ne reparaît que provoquée par
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t dételoppement de Tinflammation. C*est donc encore un diagnosc à établir pour chacun des faits. Dans un cas où rattentat était roué, et n'ayait été commis qu'une fois par un homme de quainle-cinqans sur une jeune fille de onze ans, nous \tmes l'enfant DÎl jours après l'attentat. Elle n'était pas déflorée, mais la vulve résentait tous les signesd'une vive inflammation, Técoulement était mlâire, purulent, mais non blennorrhagîque. Or, le premier jour t le second jour rien ne révéla aux parents Tacle commis^ le troième jour ils grondèrent leur fille parce qu'elle portait toujours ses lains à ses parties génitales, le soir, la mère vit que le linge de sa lie était taché, et le lendemain, quatrième jour, l'enfant accusa les douleurs en urinant et en marchant, on dut la garder à la maiion. L'écoulement était devenu jaunâtre, il augmenta jusqu'au huiième jour. La vulvite était tout à fait guérie le dix-huitième jour, au Bornent de notre seconde visite.
Il est trop rare que les dates soient établies d'une façon aussi précise, et je n'oserais pas formuler une règle, mais je crois pouvoir lire que la douleur provoquée par un traumatisme portant sur les )rganes génitaux a un maximum de suite après l'acte, pui) qu'elle «bit une nouvelle exaspération lorsque l'inflammation se déveoppe. Or, celle-ci semble ne prendre toute son intensité que vers e troisième ou le quatrième jour.
La durée n'est pas moins variable. Chez une petite fille saine, Ken soignée, elle dépassera rarement douze ou quinze jours. Chez ma petite fille lymphatique, mal nourrie, peu soignée, elle pourra Kfsister à l'état aigu beaucoup plus longtemps, et par conséquent nprunter quelques-uns des caractères de la vulvite blennorrbagi- |oe, elle pourra aussi être le point de départ d'une de ces leucorrhées chroniques qui durent souvent pendant des années.
Vulmte blennorrhagîque. — Les descriptions que nous avons onnées de la vulvite spontanée, de la vulvite traumalique, pourlient s'appliquer à la vulvite blennorrhagîque. D'une façon génétle l'intensité de l'inflammation semble plus grande dans celle-ci, 1 note plus souvent de l'œdème des grandes lèvres, une saillie nol>le des glandes folliculeuses des petites lèvres, l'écoulement pudent est plus abondant, sa couleur plus verdâtre. Mais il n'est aucun de ces signes qui ait une valeur absolue, qui s poisse revêtir une intensité exceptionnelle dans la vulvite traualique ou même spontanée. On en peut dire autant d'une remarie de Tardieu (1) : « La turgescence extraordinaire des vaùseaux
(I) Tardieo, Attetitali aux mœurs, 6« édiUon. 1672, p. 41.
répandus à rentrée de la vulve et du vagin; ils offraient, dit-il, dans un assez grand nombre de cas, tout à fait l'apparence que présentent si fréquemment les Teines de la verge gonflées et le prépoœ turgescent chez les individus atteints d'une chaudepisse très aiguë. »
L'ensemble de ces signes doit porter le médecin légiste i soupçonner la blennorrbagie, il ne saurait pourtant lai permettre de l'affirmer.
Nous attribuons beaucoup plus de valeur à la présence de l'uréthrite. Il est certain que les femmes atteintes de blennorrbagie n'ont pas toutes de l'uréthrite, mais il semble, d'après les auteurs, que l'urétbrite non blennorrhagique soit bien rare. Dans un rapport médico-légal, à l'occasion d'une grave accusation d'attentat à la pudeur, M. Ricord dit (1) : « Il est un signe qui sans être incontestable a une grande valeur pour prouver qu'un écoulement a élé transmis, c'est lorsque l'écoulement a pour siège l'urètbre. »
Cullerier, M. Roliet (2), déclarent que « la contagion est absolument nécessaire pour le développement de l'urétbrite chez la femmes. » M. Alph. Guérin conclut ainsi (3) : « Pour me résumer, j'admets la possibilité de Turéthrite simple chez la femme, sans en avoir jamais constaté l'existence. »
Nous croyons que celle opinion, adoptée également par Tardieo et Toulmouche, est vraie pour la femme, dans les termes où elle a été formulée par M. Hicord, « il est un signe qui sans être incontestable a une grande valeur, etc. » Pour les petites filles, nous croyons qu'il y a lieu de faire encore plus de réserves. Gasper et Liman col vu Turéthrile succéder à des traumatismes ; nous avons fait la même observation, mais nous ajoutons que ces uréthrites traumatiques des petites filles ne survivent pas à la période la plus aiguë de la vulvile traumatique ou spontanée, tandis que lorsque Turéthrite est d'origine blennnorrbagique sa durée est beaucoup plus longue.
L'urétbrite et sa durée sont donc des signes de grande valeur, mais les meilleurs de tous sont certainement la marche et la durée totale de la vulvile elle-même. Tandis que sous l'influence du
(1) Ricord, Consultation sur une accusation (tattentat à la pudeur^ par les docteurs Ricord et Btudry d'ETreux {Ann. cTHyg. et MédU légale^ 1844, t. XXlJU p. 447).
(3) Roliet, Dict, encyclop, des se, méd,, art. BLBRNoaaBÀcn, t. IX, 1868, p. 889 (3) A. Guérin, Maladies des organes génitaux externes de ta femme. Paris, \W), p. 300.
traumatisme la vulvile acquiert son maximum d'intensité vers le troisième, quatrième ou cinquième jour, puis s'atténue pour disparaître en quinze ou vingt jours chez les petites Ailes bien portantes ti bien soignées, la vulvite blennorrbagique nous a toujours paru avoir une beaucoup plus grande durée dans les conditions oîi nous les observions cbez les jeunes filles soumises à notre expertise. Le terme de quinze jours assigné par ZeissI à cette maladie, est certainement trop court ; nous acceptons plus volontiers l'opinion exprimée par M. Rollet (1). « Quand la blennorrhagic de la femme est limitée à la vulve et qu*elle n'a qu'une intensité moyenne, elle gaérit facilement. Après une période de progrès de un à deux septénaires, elle se met à décroître graduellement. Sous l'influence des leok soins hygiéniques ou à l'aide d'un traitement simple, l'inflam- ■ation se calme peu à peu, l'écoulement diminue et la maladie se termine par résolution, u II en est ainsi lorsqu'il n'y a pas de vaginite, d'uréthrite,ou aucun des accidents dont nous allons parler, Dais surtout cbez les jeunes filles mal soignées la durée est beaueoup plus longue et se compte non plus par semaines, mais par Bois.
ùe quelques symptômes ou accidents communs aux diverses espèces de tkUfiie. — Nous n'avons pas signalé dans l'exposé précédent quelfDes phénomènes qui accompagnent parfois les diverses formes de Il vulvite, le gonflement des ganglions inguinaux, Tinflammation de la glande vulvo-vaginale, parce que bien que plus spécialement ebienrés dans la vulvite blennorrbagique, ils peuvent se montrer diDs les autres variétés.
Chex les petites filles strumeuses, les ganglions inguinaux sont toQjours volumineux, mais lorsqu'ils sont gonflés par un travail ieniet ancien, ils sont durs, mobiles, ont leurs limites nettement arrêtées, la pression ne réveille pas de douleur; lorsque, au con- Iraire, une inflammation récente les tuméfie, l'atmosphère cellulense qui les entoure se gonfle, semble œdémateuse et cette tuméhclion dissimule leurs contours, il semble qu'on ne les sent plus qo*au travers d'une enveloppe œdémateuse. D'une façon générale lear tuméfaction est proportionnée à l'intensité de la vulvite beau* Doop plus qu'à sa nature.
On peut dire qu'ils sont plus tuméfiés dans la vulvite de cause Uennorrhagique, un peu moins dans celle qui succède à un traumatisme, et encore moins dans celle qui survient spontanément sous
(I) Rollet, !Hct. eneychp. des «c. méd.^ article iLUiiiOBaoACiB, 186S, t. IX, p.
rinfluence du lymphalisme el du mauvais état général. Mais c'est une appréciation qui correspond à l'ensemble des faits el qui subit de nombreuses exceptions sous l'influence de causes individuelles.
L'inflammation et la suppuration des glandes vulvo-vaginalesoat été signalées surtout dans la blennorrhagie, mais on la rencontre parfois à la suite des excès de coït, surtout lorsque ceux-ci ont coïncidé avec l'écoulement menstruel.
B. Des ulcérations de la vulve. — Des ulcérations de diverse naturc peuvent occuper les parties génitales des petites filles. Ce sont: le chancre induré, le chancre mou, les plaques maqueuses, les ulcérations herpétiques, ou les ulcérations superficielles dues i l'intensité d'une vulvite spontanée, traumatique oa blennorrbigique.
Nous renvoyons au texte d'Hoffmann, il est suffisamment explicite pour permettre d'établir le diagnostic du chancre induré et da chancre mou. Nous ne ferons qu'une remarque à propos de l'inda* ration caractéristique du chancre infectant, c'est que cette induntion n'a de valeur que lorsque l'ulcération n'a pas été cautérisée. Ajoutons d'ailleurs avec M. Alfred Foumier contrairement à ooe opinion qui a cours dans le corps médical que (1) « sans être absolument constante, l'induration du cHancre syphilitique ches h femme est tellement habituelle, tellement commune que l'on peut taxer d'exceptionnels les cas où elle fait défaut. »
Si le chancre bien développé, quelle que soit sa variété, ou si la plaques muqueuses sont faciles à diagnostiquer il n'en est pas de même des érosions de la vulve. Le chancre naissant, le chancre syphilitique, multiple, herpétiforme (2), l'herpès vulvaire ulcéré, sont des lésions d'une distinction très difficile et rien ne le prouvera mieux que les différents passages que je vais résumer d'après l'excellent livre de M. Alfred Foumier (3).
Peut-on reconnaître le chancre à sa période embryonnaire? Non, car il ne possède pas un seul caractère propre. C'est une érosion ressemblant à toutes les érosions possibles. La seule réponse que Ton puisse faire à la personne qui vous consulte c'est « il fomi ai' tendrez. Lorsque le chancre prend ses caractères typiques ulcéreux il est assez facile à reconnaître, mais sous sa forme érosive ou exulcéreuse, le chancre risque surtout d'être confondu, soit avec
(!) Foumier, Leçom sur la syphilis chez la femme^ Paris, 187S, p. 137.
(2) Dubuc, Variété clinique du chancre syphilitique. {Annales de Dermatohgit et de Syphiliogi^phie^X. V, p. 241).
(3) Foumier, toc. cit., %• leçon p. 242 à p. 267.
loe érosion simple, trâumalique, inflammatoire ou autre, soit avec ui herpès.
L*érosion simple se distingue de l'érosion du chancre grâce à leuz signes: l'induration et Tadénopathie. Si celle-ci n'existe pas fret une au deux semaines du début de l'érosion, celle-ci n'est pas m chancre.
La seconde lésion avec laquelle le chancre érosif est le plus sourent confondu c'est l'herpès. « Ce diagnostic, il faut l'avouer, dit i« Fournier, est formulé d*une façon assez étrange dans la plupart le nos livres classiques, où il est dit à peu près ceci : Le chancre se Ustingue de l'herpès parce qu'il est constitué par une ulcération, tandis que l'herpès est une lésion primitivement vésiculeuse, s'oCfrant ITezamen sous forme, soit d'une série de petites vésicules grou- |ées, soit plus tard d'érosions miliaires. C'est là, messieurs, prèsqo*une naïveté. Si l'herpès, en effet, consistait toujours en cela, (féricules ou érosions miliaires) il ne serait jamais pris pour un Ckancre, et il n'y aurait que les aveugles en vérité qui pourraient 16 méprendre à des choses si dissemblables. Si donc, on le confond avec le chancre, et cela d'une façon journalière, c'est vraisembla- Uement qu'il se présente sous certaines formes qui s'éloignent de ton type normal pour se rapprocher de la physionomie du chancre. C'ait en effet ce qui a lieu.
• L'herpès susceptible d'être confondu avec le chancre, ce n'est ni l'herpès vésiculeux, ni l'herpès à érosions miliaires consécutives i la rupture de vésicules isolées ; c'est l'herpès con/Ztiei)^, formant les groupes, des bouquets d'érosions contigues, lesquelles à un Bornent donné se réunissent, se fusionnent et aboutissent ainsi à constituer une érosion assez large, — c'est aussi l'herpès creux qui ta au delà de l'épiderme, qui attaque superficiellement le derme comme le chancre, — c'est l'herpès à longue durée exigeant plu- Mors semaines pour son évolution complète ; — c'est encore l'herpès solitaire^ forme assez rare, mais très réelle, constituée par ■ne érosion unique, souvent assez étendue. — C'est, en un mot, llierpès qui sous des formes diverses se rapproche assez du chancre pour avoir mérité la qualification signiQcative d'herpès chancriforme, et qui, disons-le immédiatement, s'en rapproche au point en quelques circonstances, que, de l'aveu des maîtres de l'art, de II. Ricord en particulier, il n'est pas de diagnostic possible à établir à première vue ou pendant un certain temps entre le chancre
et lui. »
Les signes qui ont pour M. Alfred Fournier une certaine valeur
sont les suivants : le plus habituellement Therpès s*accompagne, soit avant son explosion, soit à son début, d'une excitation, d'une ardeor locale, d'un /i?ii, tandis que le chancre est une lésion apmrigineuu par excellence. Ce signe basé sur un souvenir de la personne examinée aura bien peu de valeur pour l'expert. Les suivants sont plus significntifs:
1® L'éiat des ganglions. — Avec le chancre, adénopathie constante, indolente, dure, persistante et le plus souvent polyganglionnaire (pléiade). Avec Therpès, le plus souvent pas de retentissement ginglionnairCy ou tout au plus tension subinflammatoire des ganglions.
2® Etat de la base de la lésion. — Avec le chancre, induration cens* tanteou presque constante. Avec l'herpès, état souple de la base, ou tout au plus légère rénilence inflammatoire, qui ne donne pas aux doigts la sensation sèche, nette de l'induration spécifique.
3** Tracé circonférenciel de la lésion. — « C'est là, dit M. Fournier, un des signes les plus pratiques pour servir au diagnostic différentiel de l'herpès et du chancre, signe minutieux peut-ôtre, mais très réel et très distinctif. Voici en quoi il consiste :
(( Si vous examinez le contour d'un chancre, vous le trouvez représenté soit par un cercle d'un certain diamètre, soit par un ovale plus ou moins régulier, soit par une forme quelconque non géométrique, irrégulière.
<i Si vous examinez au contraire le contour d'un large herpès, vous le voyez curieusement figuré par une série de circonférences incomplètes, ou du moins vous reconnaissez sur quelques poinls de son contour de petits segments de circonférence très régulièrement dessinés.
« Cette disposition, cette forme polycycUque qu'affecte le pourtour de l'herpès n'est pas le fait du hasard ; elle tient à ce que Ii plaie totale de l'herpès résulte de la fusion de plusieurs petites plaies absolument circulaires ; elle ne se rencontre pas avec le chancre, où elle n'a pas de raison d'être, puisque le chancre se déTeloppe isolément et non en groupe ; elle ne se rencontre pas plus avec aucune autre variété d'ulcération en sorte qu'elle est palbognomonique de l'herpès, »
Enfin et c'est là le meilleur des signes, il faut suivre Vévolution de*la lésion, La guérison sera hâtive s'il s'agit d'un herpès et rien autre ne se produira, s'il s'agit d'un chancre la cicatrisation sei a plus longue dans la majorité des cas, enfin quelques semaines plus tard paraîtront les accidents généraux.
Fournier signale à ses élèves un véritable piège. « Ce piège, b coexistence possible des deux lésions que vous cherchez à guer, la coexistence de Therpès et du chancre sur le même au même siège, dans le même temps. Coexistence possible, dit. Peut-être auraisje mieux fait de dire coexistence frée ou assez commune. » M. Fournier cite ensuite des cas lesquels l'herpès a coïncidé avec une blennorrhagie, il rapla fréquence de l'herpès menstruel et il résume dans le tableau it, que nous lui empruntons, le diagnostic différentiel du ;re et de l'herpès.
iostic différentiel du chancre syphilitique et de l'herpès.
{D*après Fournier.)
lignes différcnpresque cons-i
ion.
t non constants «leur moindre.