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EnBn, le 13 mai 1863, cet article fut encore modiflé et lali
d*ige fut portée à 13 ans. Les attentats commis sans violence sur les enfants de 12 et 13 ans furent dès lors poursuivis et vinrent encore augmenter le chiffre de ces crimes relevés par la justice.
Bien que cette plus grande sévérité dans la répression atténue dans une certaine proportion le chiffre apparent de raugmentation, eelle*ci n'est pas moins réelle. Nous plagons sous les yeux un tableau (flg. 40) dans lequel on voit par période quinquennale, représenté le nombre des accusations d'attentats à la pudeur et de fiols. La ligne supérieure indique le nombre total des accusations, celle du milieu, le nombre des accusations pour viols ou attentats eommis sur des enfants de moins de 15 ans, la ligne inférieure celui des accusations pour les mêmes crimes commis sur les adultes (1).
On remarquera que le nombre des attentats à la pudeur ou des viols commis sur des enfants âgés de moins de 15 ans est quatre fois plus considérable que ceux qui sont commis sur des adultes (2), et de plus, tandis que le nombre des victimes adultes a diminué progressivement en trente ans d'environ un tiers, le nombre des attentats commis sur les enfants a régulièrement augmenté et dépasse aujourd'hui dans la proportion d*un quart le chiffre inscrit il y a trente ans.
Cette marche est^ encore plus facile à saisir lorsqu'on simplifie les chiffres de comparaison, en présentant la moyenne annuelle des accusations pour des périodes décennales.
■OTKCNE ANNUELLE DES VIOLS OU ATTENTATS A LA PUDEUR, LEURS VARIATIONS PAR