‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 156 sur 189 · QUATRIÈME SECTION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SECTION

La comparaison du texte du Code pénal et du Codecifil français avec le texte des lois autrichiennes et allemandes suffit pour monlier quelles profondes différences existent dans le rôle de l'expert Mi France et en Allemagne. Le législateur autrichien a voulu préloir toutes les possibilités et graduer la peine sur le dommage subi ptr It victime, sa durée, les souffrances causées; dans le projet de (éforme, on ne se contente plus môme de ces diverses circonstances, des articles visent la santé du blessé, son influence sur les laites de la blessure et le talent de son chirurgien, Thypothèse roue guérison possible par l'inlervention accidentelle d'un homme b Tart arrêtant une hémorrhagie, etc.

Le lecteur estimera, après avoir lu la très consciencieuse étude l*Hofmann, que nous n'avons pas à regretter que le législateur firanjjÊÔM ait été moins minutieux. Il semble au premier abord qu'un kxperl enfermé dans un cadre de questions définies par la loi doit qpporter à la justice des informations d'une extrême précision : il f 60 est rien, l'expert n'opère pas sur des matières qui se prêtent i ees divisions prévues, chacune d'elles au contraire est en réalité olaencée par d'autres circonstances. Qu'on lise le chapitre d'HofiianD sur les souffrances qui ont pu accompagner telle ou telle

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blessure et on sera convaincu que Texpert est obligé, pour répondre aux demandes de la justice, d'avoir recours à des sabtilités bieo scabreuses. Les expertises médico-légales françaises sont enfermées, il est vrai, dans quelques considérations analogues sur la dorée possible ou probable d'une blessure, mais ceux qui son! hahitaéi aux pratiques de l'instruction judiciaire savent combien la priii* sion de l'avenir d'une blessure est difficile. Le plus souvent, heureusement, nous pouvons retarder le dépôt du rapport, et nous o'avons plus qu'à constater après l'issue de la maladie la durée^qu'elle a comportée.

Nous suivrons dans nos observations l'ordre d'exposition adopté par Hofmann, en insistant surtout sur les chapitres spécialemeul applicables dans les expertises françaises.

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