‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 158 sur 189 · OS · texte numérisé non relu

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LES ATTENTATS CONTRE LA SANTft ET Là YIK.

répautition des accusés diapré» LBUI BIIB.

Assassinats. •

Meurtres

Parricides •

Infanticides

Blessures et coups suivis de mort sans intention de la

donner

Blessures graves

Coups et blessures envers un ascendant

Rébellion et violences graves envers un fonetloimaire..

Total.

Si on fait abstraction des infanticides, on a.. .•

Inculpés de coups et blessures Jugés par les tribunaux correctionnels (18,749 affaires; 34^628 prévenus).. .

Age des inculpés. — C'est de 20 à 40 ans, pendant l'âge adulte, que le nombre des accusés de crimes commis sur les personnes es! le plus élevé. Nous n*avons pu établir l'âge des individus jugés par les tribunaux correctionnels; dans les tableaux du compte général de la justice on ne distingue que les inculpés âgés de moins de 21 ans et ceux âgés de plus de 21 ans. En relevant Tâge desaccoséf jugés par les cours d'assises, on trouve pour 1877 le tableau suinnt:

CRIMES COMMIS CONTRE LES PERSONNES. — BÉPARTITIOR DIS ÀCCOStS D*APatS LEn M.

Assassinats

Meurtres

Parricides

Infanticides

Coups et blessures suivis de mort sans intention de la donner

Blessures graves..

Blessures et coups envers un ascendant

Blessures graves envers un fonctionnaire

Total.

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us ITTUNTBS k U SANTE ET A LA. VIB PAR BLESSURRS. 151 îo dressaol les tableaux suivaDls d'après l'Age des inculpés, nous «> Tait abslncUon des accusations d'infiiaticide. Ce crime est

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tout spécial, et, en le comprenant dans la statistique générale, on ne pourrait qu'en fausser la signification. Nous avons dans un premier tableau simplement relevé les chiffres tels qu'ils nous sont fournis par la statistique générale, dans le second nous avons calculé la criminalité en nous basant sur le chiffre des survivants à chaque âge(i).

A l'inverse des résultats que nous avait fournis l'analyse des iaculpations pour viols et attentats à la pudeur, on constate que la criminalité pour les crimes commis contre les personnes dimioue avec l'âge, môme en tenant compte du nombre des survivants à chaque âge.

ART. l®^ — DÉTJSEMINATION DE LA NATURE DE L'uiSTâCMENT VULNÉBAXT. § 1 . — BLESSOIBS FAR IHfTROIlimS COHTORDAITS (2).

A. — Excoriations de la peau.

Nous ne voulons insister que sur les caractères des excoriations faites par les ongles. Lorsque la main ne se déplace pas, Tongle laisse une empreinte qui reproduit exactement sa forme, sa cou^ bure, et ses dimensions. Mais souvent l'ongle glisse sur la peau, et ce glissement se fait presque toujours dans un même sens, la main se referme sur les parties molles qu'elle a saisies et le dernier arrêt de l'ongle se traduit par une ligne concave. Il en résulte que souvent la marque d'un ongle se trouve surmontée, du côté de la convexité de Tempreinte, par une petite plaque parcheminée dont le sommet occupe le point le plus éloigné d'un triangle dont la ligne concave formerait la base. Ceci est vrai surtout lorsque la partie blessée est couverte par un épiderme mince comme celui de la peao des enfants nouveau-nés, et lorsque le glissement est favorisé par la présence d'un corps gras comme l'enduit sébacé.

D'ordinaire, sous l'empreinte unguéale, le tissu cellulaire ne contient pas de sang, mais parfois, si la peau lésée est placée sur un plan un peu résistant tel que l'os malaire, la branche horizontale de la mâchoire inférieure, ou si l'ongle est appliqué avec une grande énergie, les couches profondes du derme éclatent, alors que les couches superficielles résistent et l'empreinte cutanée est doublée par une suffusion sanguine siégeant dans le tissu cellulaire sousjacent.

(1) Voyei pour ces calculs les règles établies p. 718, 719 et 7Î0.

(2) Voyez p. 177.

B. — Suffusions sanguines (1).

L'expert est très souvent chargé de déterminer la date, l'ancienneié d'une ecchymose. L*examen microscopique, ainsi que le fait remarquer Hofmann, fournit de préci^t renseignements. Mais sur des individus vivants, on doit pouvoir contrôler par les caractères objectifs des ecchymoses l'exactitude des allégations des victimes ou des prétendues victimes. Les colorations variées qui paraissent à la peau après une contusion ne sont pas toujours visibles dès les premiers jours. Lorsque la contusion a porté directement sur la peau, surtout lorsque celle-ci est mince et peu éloignée du plan osseux, la peau devient rouge, bronzée dès les premières heures, pais les jours suivants la coloration prend une teinte bleue, violette, verdâtre, jaunâtre. Il se forme une sorte de spectre de couleurs, la tache s'élargit chaque jour davantage, les teintes vont en diminuant d'intensité. Ces diversités d'aspect permettent assez facilement à l'expert de contrôler les assertions émises par le blessé. Toute trace des ecchymoses superficielles a disparu du douzième au vingt-cinqaième jour.

Lorsque la suffusion sanguine s'est faite sous la peau, l'ecchymose ne parait qu'après 24 ou 26 heures. Enfin lorsque les parties profondes ont été déchirées, alors que les parties superficielles ont résisté, ou lorsqu'il y a une fracture par cause indirecte, la coloralion de la peau ne parait que 4 ou 5 jours après l'accident, elle est souvent jaunAlre d'emblée et son lieu d'apparition sert parfois à dénoter une lésion osseuse qui avait passé inaperçue.

L'expert ne doit pas oublier, lorsqu'il rencontre sur le cadavre des suffusions sanguines d'apparence récente, que la victime peut avoir, les jours qui ont précédé la mort, pris part à des luttes ou avoir reçu des contusions, et que les ecchymoses et suffusions sanguines ne sont pas nécessairement contemporaines de l'acte qui a terminé la vie.

Dans une incalpation dirigée contre deux jeunes gens, à loccasion de la mort pKt submersion de la maîtresse de l'un d'eux, noua avons eu à consuter un fait qui prouve rimportance de celle réserve. La jeune fille était tombée vivante dans Teau, elle portait à la partie interne de chaque bras des ecchymoses et suffusions •aaguines, indiquant qu'elle avait été maintenue de chaque côté par une main Tîgoureuse. On soupçonnait les jennes gens d'avoir poussé cette fille dans Teau.

(1) Voyex p. ISa.

UOFJIANN. 48

784 LkS ATtËt^TAtS CONTRE U SANTÉ ET Lk VIE.

Il fut prouvé que pendant un dtner fait dans un restaurant, la Aile s'était griièe, était devenue insapportkble. Ses amis l*aYaient reconduite cbex elle, en la nauteiiant avec leurs mains passées sous les bras. Lorsque cette flUe reTÎnt à «le, furieuse d'être abandonnée, encore sous l'empire de liTresse, elle sortit et» précipita dans le canal.

On volt donc que les ebchymoses et sulTàsiorts sanguines avaient été piM|H cbntemporàf ne« de la mort, mais n'antient pis été idtes ati ÉioBMnt ntesil s'accomplissaient les actes mortels.

A côté des épanchemenls sanguins détermiDés par des coups portés avec des corps contondants, il faut placer la descriptîoo des épanchements Iraumatiques de sérosité, Morel Layallée a établi pir quelques exemples bien étudiés qu'après certains traumatismesy oe n'est pas du sang, mais de la sérosité qui se collecte dans le ttsn cellulaire sous-cutané. L'épanchement est souvent clair, absolumest séreux, parfois un peu teinté par la matière colorante du ssDg.

Ces épanchements résultent le plus souvent d'une pression brusque exercée sur la peau par un corps contondant d'une assex large surface, et animé d'un mouvement de rotation. Une roue de voiture, un tonneau rempli de liquide, arrôlé brusquemeal par la rencontre du corps humain, ne parvient pas à te fraachir d'un coup, le corps contondant monte sur ta peau et redescend en tournant, il décolle la peau de tes oonnexioQé cellulains et forme ainsi une cavité virtuelle d'abord, qui se remplit ensuite <k sérosité.

La constatation de cette forme dé lésion en indique assez netl^ ment la cause. Nous avons vu la moitié de la peau du cuir cheftlo décollée ainsi chez une petite allé de 3 ans, sur la tête de laquelk avait passé la roue d'un coupé.

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