‹ Nouveaux éléments de médecine légaleChapitre 2 sur 189 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS

19, rue Haatefeuille, près du boulevard Saint-Germaia

C'est avec confiance que je soumets les Nouveaux Éléments de médecine légale du professeur de Vienne à Tapprécialion et à la critique des médecins légistes français. Je suis convaincu que élèyes et médecins experts y trouveront de précieux renseignements.

Une des qualités de ce livre prime toutes les autres et m'a particulièrement séduit. Hofmann n'a pas oublié un seul instant qu'il était médecin et qu'il n'était que médecin. 11 a donné ainsi aux experts de tous les pays un exemple que ceux-ci feront bien de méditer et de suivre dans leur pratique. 11 n'a indiqué de la législation des différents peuples que ce qui est indispensable, mais il n'a jamais discuté Tinterprctation de la loi, la jurisprudence des tribunaux et des cours. En cela il a eu raison. Le médecin légiste peut et doitconnattre la loi, mais il n'a pas autorité pour l'interpréter ou pour la discuter. Cette vérité si simple a bien souvent été méconnue par des médecins qui n'auraient pas épargné leurs sarcasmes aux juristes, qui se seraient chargés d'interpréter la clinique médicale, un livre de pathologie à la main.

Praticien consommé^ expert très expérimenté, Hofmann a appliqué à la médecine légale toutes les connaissances scientifiques qui sont du domaine de la médecine. 11 a suivi dans cette voie les méthodes avec lesquelles nos études nous ont familiarisés, l'observation et l'expérimentation. Les théories générales tiennent peu de place dans l'ouvrage.

YllI PRÉFACE DE L*AUTEUIl.

le plan. Dans railernalive oJi je me trouvais de traiter ces questions d'une façon incomplète ou de les négliger complètement, j'ai pris ce dernier parti. L'importance de ce chapitre ne pouvait en effet s'accommoder d'une étude incomplète, qui aurait induit en erreur plus d'un lecteur^ et d'ailleurs la psychopathologie médico-légale vient d'être traitée d'une façon très distinguée dans le livre de Krafft-Ebing, dont le Traité de psychopathologie médico-légale^ ouvrage original et rempli de nombreuses observations, ne peut faire défaut sur la table d'aucun médecin légiste.

En livrant mon livre au public avec ces observations, j'ajouterai encore que je ne me suis pas seulement efforcé de baser mes idées sur mon expérience propre et sur celle des autres, mais que j'ai encore employé, chaque fois que la chose était nécessaire, la voie expérimentale. Cette voie^ comme pour les autres branches de la médecine, mérite d'être suivie ; elle a donné les meilleurs résultats dans l'étude de la médecine légale, elle devrait être plus souvent utilisée qu'on ne l'a fait jusqu'à présent.

Vienne, octobre 1877.

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