QUETELET
Pour un espace de 10 ans.
Au-dessous de IG ans De IG à 21 ins
— 80 à .. — etc..
Total. .
Homrees.
MAJER
Pour un espace de 1 i ans.
Au -dessous de ÎO ans
D(î 20 à 3u aus
- 30 .\ iO —
TOFAI
Iluuinics.
FemiM*.
Fei
De ces stalisliqnes il résulle que la plupart des suicides onlliea dans ce qu'on appelle les mrilk'ures années de la vie et que la période de AOii oOaii^ cs( la plus féconde en suirides, c'est-à-dire le moment oii l'on a alleinl le point culminant de la \ie mais où les soucis pour l'existence propre et celle de la famille sont ordinairement les plus graves, où arrive au<si une certaine désillusion et où ce qu'on a a^
(1) Quetelet, P.iysqite tociale dt Vhomme, 1869. T. U.
lis et ce que Top a encore à aliendre n'est pas en rapport avec s espérances qu'on avait conçues dans le jeune âge et le travail et i peine qu'on s'était donnés pour les réaliser. Le grand nombre des suicides chez les individus jeunes s'explilOe par la violence des passions, surtout par des influences sexuelles i la soir excessive des jouissances. Ces raisons nous expliquent aussi lourquoi dans les grandes villes, c'est justement cet âge qui iMimit le plus grand nombre de suicides, ce qui fait que les condiions d'âge pour le suicide sont un peu autres dans ces centres que lans la statistique générale. Ainsi de 214 suicides qui eurent lieu ^Tienne en 1874, 3 ont eu lieu chez des individus de 10 à 15 ans, )3 de 13 à 20, 32 de 20 à 25, 36 de 25 à 30, 19 de 30 à 35, 20 de 35
40, 30 de 40 à 45, 14 de 45 à 50, 19 de 50 à 55, 11 de 55 à 60 ans
au delà.
L'&^e antérieur à la puberté n'exclue nullement le suicide et on
rnait un nombre relativement considérable de suicides d'enfants.
.Le ftuicidé lo plus Jeune dont nous ayons eu Toccasion de faire Tantopsie était girçon de 12 ans qui s'était fusillé pour un mauvais bulletin de classe; dans •atre cas, un collégien de 13 ans, probablement atteint de maladie mentale, ]eté d'un second étage, e: dans un troisième, la fille d'un officier, &gée do |B m, s'était tuée à Taide d'une arme à feu pour des chagrins d'amour.
Viffèi Durand-Fardel (1), sur 25.760 suicides constatés e:i France, 192 concer-
ir **^ te enfants au-dessous de 16 ans ; de ce nombre Durand-Fardel en a
^' ittnioé hd-mème 26 parmi lesquefe il y avait un enfant de 5 ans, 2 de 9 ans,
'^ 10 ans, S de 11^ 7 de 12, 7 de 13 et 2 de 14 ans. De ces enfants 10 s'é-
^■imt Doyét, 10 s'étaient pendus et 2 s'étaient tués au moyen d'armes à feu>
ToBlai les filles s'étaient noyées. En général, ce sont les causes les pl'is futiles
t"! poonent ces enfants au suicide : de mauvais bulletins de classe, la crainte
'loe p.'inition« otc Dans un des cas de Durand-Fardel un garçon de 9 ans s'était
M ptr chagrin d'avoir perdu un oiseau. Dans ces cas, il faut apprécier les causes
iinJcide, non à leur importance en générai, mais à celle que ces causes avaient
pn ces enfants et songer que des causes insignifiantes aux yeux d'une per-
•MUie adulte, peuvent pousser les enfants à de fâcheuses extrémités, surtout si
tÊn-cï ont déjà par hérédité, comme on peut le constater dans la plupart dos cas
'tcc genre, un caractère excitable.
Tandis que le nombre des suicides augmente rapidement de la l^iberlé à Tàge de 50 ans, il diminue encore plus rapidement vers fc vieillesse et dans les deux sexes. Celle diminution n'e^t pourvoi pas absolue et s'explique en pa^'tie parce que le nombre des bdividus diminue avec Tàge. Mais si on calcule la proportion des ^icides selon les difTércnls âges, on peut constater que le rapporl
(1) Durand-Fardel, Du suxcUe chez Us enfants, [Ann. med. psych., Janvier 1853.)
LES ATTENTATS CONTRE LA SANTË ET Là TIB.
des suicides au nombre des vivants de difTérenls âges augmeii constamment jusqu'à Tàge de 70 à 80 ans, ce qui renverse l'q nion qu'on avait autrefois c'est-à-dire que le suicide dimiDoe Tamour de la vie augmente avec Tàge (1).
En France, on a cahMilé pour les aimées de 1835 à i844 et 1848 à 1857 que sur 1CO,000 personnes vivantes etde nièmeâgff suicides se trouvaient dans les proportions suivantes :