SI
Quant au choix du genre de mort, Tobservution nous apprv que certains genres de mort sont beaucoup plus fréquents ç d'autres. Cela ressort par exemple d'une statistique des suicides- Prusse pour Tannéiî 1869 :
PROPORTION NELLEMKirr.
GENRE DE MOIIT.
Hommes.
Femmes.
Total.
Hommes.
Femmes.
lottU
Pendaison ....
ion
Siitmiersion.. .
Armes à feu...
IiiKtrumFntnpi-
(luaiitscitran
cliaiits
Poisons
Moyens divers.
TOTAI
(1] GEsterlen, !fa <ià. der mtd, Stalisttk. 1874, p. 732.
AnSniTIS A U SANTÉ ET A LA VIE PAR BLESSURES. 253
oicîdes conslalés en France 1871, 1991 eurent lieu par m, 1278 par submersion, 591 par armes à feu, âi5 par les
de charbon, 152 par section du cou, 143 par chule d*un é» 70 par empoisonnement, 50 par divers autres mqyens. Ime, sur 551 suicides qui furent constatés en 1871, 316 ieu par pendaison, 107 par armes à feu, 49 par submer-
par empoisonnement, 3 par instruments tranchants ou I, 14 par section du cou, dans 3 cas les individus se sont Aer par le chemin de fer, 1 s'est asphyxié et 2 se sont pré-- Itnsun puils.
inne 100 suicides étaient répartis de la façon suivante :
Ht:
Instruments tranchants uu piquants
•mm
Moyens divers.
Utedes statistiques précédentes que partout la pendaison tele genre de mort le plus fréquent, qu'après elle viennent Mrâon et le suicide par armes à feu. On voit aussi que les ciilcourent le plus souvent à la submersion, puis à la pen- ^ bndis que le suicide par blessures et surtout par des armes Mrtiativement rare. La fréquence de la pendaison et de la *^K)n s'explique par ce fait que ces genres de mort n^'cxigent Mparatifs ou moyens spéciaux, qu'ils sont faciles à exécuter, i^sûrement et rapidement la mortel sont regardés comme fcde douleur. Pour les autres genres de mort nous pouvons ptr l'influence d'un certain nombre. d'autres causes, c'est Ptt le suicide par armes à feu est choisi surtout par les indipi savent se servir d'armes ù feu et les ont facilement sous U C'est ce que prouve particulièrement la statistique des ■ chez les militaires. Le rapport annuel sur les condùionssaniktarmée autrichienne en fannée 1869 contient la relation de iotdes dont 173 eurent lien par armes à feu, 44 par pendaipir submersion, 2 par chute d'un lieu élevé, 1 par empoi-
sonnemcntet I par écrasement de chemin de fer; la fréquence des suicides par empoisonnement, comme par exemple à Vienne, s*eiplique facilement par ce fait qu*ony peut plus facilement se procanr du poison qu'à la campagne ou dans les petites villes. Nous voyons par la com paraison des statistiques des suicides en France avec cel!ai des autres pays que d'autres conditions particulières à des différeoU endroits et h des pays entiers exercent une influence déierminaoU sous ce rapport ; car, tandis que l'empoisonnement par l'oxyde di carbone est très-fréquent en France, on en rencontre rarement ni cas chez nous. La fréquence du suicide par chute du haut des monuments ou d'autres lieux élevés chez les Français semble s'eipli* quer par le caractère de ce peuple, chez lequel le suicide est accompi avec plus d'ostentation que dans les autres pays. On ne saurait noa plus nier Tintluence de l'exemple. Cette influence s'est fait reconnaître dans les faits observés dans Tanliquilé et de nos joar% non seulement par une augmentation momentanée et coiiiiM épidémique du suicide, mais encore par le choix du genre dl mort, le choix du lieu du suicide et dans les empoisonnemenli^ par le choix des substances toxiques. On voit assez souvent kl suicidés choisir un pont déterminé et même sur ce pont toojouQ un certain endroit pour se précipiter dans l'eau, et toute grande ville a ses endroits, parcs ou bois déterminés, qui sont les lieux de prédilection pour les suicides.