III. — là^m blcfMNures des musclMi et dee tendoiii
Les blessures des autres parties molles surtout des muscles et des tendons peuvent abolir temporairement ou d'une façon durable les fonctions des muscles ou groupes de muscles atteints et devenir griTes par les divers processus secondaires que l'on observe souvent à la suite de ces blessures. Dans ce dernier cas il faudra spéôfter dans le rapport, si le processus secondaire est dû à la nature de la blessure, ou n'est qu'accidentel, ou s'il a été déterminé par d'aotres causes extérieures. La gangrène offre un exemple de ces Unis possibilités.
lY. — Itfee bleeenree dee ee.
Dans les blessures des os nous distinguerons les luxations et les
Dans les deux cas on prendra en considération la durée de l'impotence dn membre à la suite de la blessure.
i^ Luxations,
Les luxations, surtout celles des grands os, môme si elles sont immédiatement réduites, exigent un ménagement du membre atteint pendant plusieurs semaines, et il peut être aisément question d'âne incapacité de travail personnel de 20 à 30 jours, car l'exerciee de la profession du blessé est le plus souvent lié à l'intégrité dm fonctions du membre atteint.
rappréciaticm médico-légtle des lozAtioni on titndra compte de ce ùàt,
HorFMANlf. 2^
qu'une luxation antérieure prédispose à une nouTelle, ce qui est très importam, quand par exemple, sur un individu qui a eu plusieurs luxaUons de U mèmeaitienlation, il s'en produit une nouvelle qui peut être déterminée, par nne vloliaea souvent légère et même insignifiante. C'est ainsi que Hyrtl rapporte qu'an porte» faix s'était si souvent luxé l'humérus, qu'il était parvenu à la fin par on mouvement du bras à réduire lui-même la luxation quand elle ae renouvelait. l'établissement des incurables de Prague se trouât une fllle épUepClqae, ^ se luxait presque régulièrement dans ses attaques rextrémité aopéiieore do I1m> mérus droite que nous avons replacé plus de trente fois par un aimple toar 4ê main. Il est évident que la production de cette luxation par une violence, ebei ém individus comme le porte-faix ou la Jeune fllle, n'a aucune importance elUnigtcale ou médico-légale.
2« Fractures,
Les fractures des os entraînent Timpotence du membre blessé jusqu'à la guérison complète par un cal solide. D'après Gurlt,li consolidation des différentes fractures exige : une fracture d'un doigt, deux semaines, d*un métacarpien ou métatarsien trois semaines, de Tavant-bras cinq semaines, de Thumérus six semaines, du col de Thumérus sept semaines, de la jambe huit semaines, da tibia sept semaines, du péroné six semaines, du fémur dix semaines, du col du fémur douze semaines. Même après la consolidation de la fracture on ne peut encore complètement se serrir du membre parce qu*il faut un certain temps pour que les musclei affaiblis par une longue inactivité reprennent leur force primitife. De tels états paralytiques peuvent encore provenir de récrasement d'un nerf, qui avait accompagné la fracture ou la luxation.
On sait que les fractures comminutives ou compliquées exigent beaucoup plus de temps pour se guérir et ont souvent une marche très défavorable. Mais même les fractures simples peuvent avoir ana terminaison fâcheuse et il peut rester à leur suite des pseuda^ throses, des raccourcissements ou des déviations des membres, etc. Dans ces cas il y aurait lieu de voir si ces suites n'auraient pas leor raison dans un traitement mal dirigé ou la négligence de la ble^ sure, et cela d'autant plus qu'il n'y a aucun genre de blessures qui donnent plus souvent lieu à l'intervention des rebouteurs, des guérisseurs de jambes, que les blessures des membres en géoéral et les fractures des os en particulier.
3» Psendarthroses,
Les pseudarthroses incurables peuvent produire une impotence considérable du membre atteint, que Ton pourra dans certains cas
regArder comme une paralysie. Dans les déviations des membres iprès des fractures mal guéries (sous un angle) et dans certains ficconrcissements, surtout des membres inférieurs avec claudication consécutive, il 7 aura lieu de voir si ce changement de forme est asseï frappant pour être regardé comme une défiguration.
Les lois citent explicitement la perte de menïbres entiers ainsi que celle d*une main ou d*un pied. Selon les circonstances particulières du cas, on regardera la perte de doigts ou de phalanges comme une défiguration ou un changement notable de forme. De ce que la loi a cité seulement la perte d'un bras, d'une main, d*un pied, etc., il ne s'ensuit pas que la perte de parties plus petites d'un membre, ne puisse pas, dans certaines circonstances, être regardée comme une défiguration.