I . — Symptèmes
Le resserrement du cou fait de celte façon a pour conséquence non seulement rocclusion des voies respiratoires, mais encore h compression d'autres organes importants situés dans le coo. L'anse de la corde se trouvant presque toujours, comme nous b verrons plus tard et ce qui s'explique par les dispositions locales, lodessus du larynx, entre celui-ci et l'os hyoïde, Tocclusion des Toies respiratoires ne peut pas avoir lieu, comme on se le figure soo?eot, par compression du larynx ou môme de la trachée, mais doit se faire de la façon suivante : la base de la langue est refoulée conln la pnroi postérieure du pharynx, tandis que les parties sont tiréesei repoussées vers le haut, ce dont on peut facilement se cooTaincre par des coupes sur des cadavres congelés de pendus. Cette occlo* sion des voies respiratoires au cou est par elle seule capable d'amener des symptômes d'asphyxie et de déterminer la mort. Malgré cela, il faut encore accorder un certain rôle à la compression des autres organes situés dans le cou, surtout des gros vaisseiox.
La position anatomique des vaisseaux et les conditions mécaniques qui accompagnent la pendaison peuvent déjà nous faire présumer qu'il doit y avoir compression des gros vaisseaux du cou, surtout des carotides. Ce qui plaide encore en faveur de cette opinion^ c'est la rupture de la membrane interne de la carotide que l'on trouve souvent au point correspondant au sillon de strangulation. Enfin ce qui le prouve directement, ce sont les expériences que nous avons souvent répétées et toujours avec le même résultat (1). Celles-ci nous apprennent qu'il est impossible de faire passer du liquide par les carotides d'un cadavre suspendu, mCmi si la pression est supérieure au poids du corps (ce qui arrive facilement pour le cadavre d'un enfant) et dépasse de beaucoup la pression sanguine. L'endroit où la carotide est comprimée, se troofS en général immédiatement en avant de sa bifurcation, et est par conséquent le même que celui où l'on trouve le plus souvent oM rupture de la tunique interne. Il est certain que, dans ces condi* tions, les veines jugulaires sont comprimées jusqu'à devenir impe^ niéables. Si donc il est prouvé que dans la pendaison les vaisseaoi du cou sont comprimés, il faudra nécessairement accorder à cette
(I) E. Hormann, Miliheilungen det Vereins der Aerlzte von NiederÔsterrtkh TomMarz 1876. — Emm. Lévy, Contnbution à l*éiui(e dts causes de la mortéoi la pendaison et la strantju'ation. Paris, 1870.
compression un rôle important dans ce genre de mort, car nous saTons que celle-ci est déjà par elle-même capable de déterminer des symptômes graves.
Aristote dit déjà que « quibus in collo venae apprehenduntur insensibiles fiunt. » La compression des carotides a été recommandée et employée par des médecins iiod«nies (Parry, Lewis, Romberg, Trousseau) pour couper les accès d'épilepsie. Oii remirqae dans ce cas un trouble de la vue, du vertige, de l'hébétude, de la bibleste, enfin de révanouissemcnt et la chute. Kussmaul et Tenner ont observé kt mèaies symptômes après la compression des carotides. Flemming (1) a constaté sur lai et tar d'autres personnes que la compression des artères du cou amenait u état de somnolence. SchiflT (2) a trouvé que Tanémie du cerveau produite par compression des carotides agissait comme un excitant puissant sur le système lasculajre et augmentait la pression sanguine et la fréquence des pulsations. Tilebne (3) a vu la respiration dite de Cbeyne-Stock survenir après la compreslioa des carotides. Pilz (4) a remarqué que sur six cents cas de ligature d*uno ou des deux carotides 32 fois p. loo il y a eu des accidents cérébraux et que la ■ortalité éUit de 32 1/2 pour 100.
Par ces observations nous voyons que Toblilération des carotides seule donne lieu à des accidents cérébraux, à plus forte raison doiton s*} attendre quand il y a en même (emps compression des jugulaires, comme dans la pendaison. L'afflux et le retour du sang sont brusquement arrêtés dans le cerveau, et comme le cerveau réagit exiraordinai rement vite contre ces troubles de nutrition (oxydation), il e&t Ditorel et compréhensible qu'il doive y avoir immédiatement des symptômes du côté du cerveau, surtout de la perte de connaisnoce, et cela plus vite que s'il y avait simple occlusion des voies reqiîratoiresy car dans ce dernier cas les processus d'oxydation dans le cerveau sont secondaires, tandis qu'ici ils agissent en premier lieu.
G>tte circonstance que les artères et veines vertébrales restent perméables est certainement de peu d'importance ; car il est clair foe, si dans la compression des carotides le retour du sang par les JQgulaîres est en même temps empêché, la circulation collatérale le peut pas s'établir immédiatement par les vaisseaux vertébraux fnn calibre si faible, d'autant plus que le sang retenu dans le certeau devient rapidement hyperveineux. En outre Tasphyxie résultat de rocclUsion des voies respiratoires suspend bientôt la circuhtion dans les artères et les veines vertébrales.
(1) Valpian, hc. ci7., 146.
C2) Scbifr, iied. ContralbL, 1873, p. 18.
tD rileline, ibid., 1875, 810.
(«) PiU, Lamgênbeck Archiv, IX, Bd.
Il ne faut pas oublier que le nerf vague peut être facilement com* primé, car il est situé dans la môme gaine que l'artère carotide et la jugulaire interne. Le rôle physiologique de ce nerf modérateur du cœur peut faire prévoir que cette compression n'est pas iaditférente. Waller (1) employait la compression du nerf Tagoe coaune anesthésique, et a vu des individus tomber par terre comme frappés de la foudre après une pression d'une certaine durée sur ce nerf. Le professeur Thanhofer (2) a vu un étudiant qui s'était comprimé plusieurs fois un des nerfs pneumogastriques avec le bout de son ongle dans un but physiologique et qui avait poussé cette compression à un degré très avancé, tomber sans connaissance et sins pouls un jour qu'il s'était comprimé les deux nerCi pneumogastriques à la fois. Le professeur Czermak nous a fait voir la mèmi chose sur lui-même.
Il résulte, de ce que nous avons dit, que la mort dans la pendiison ne survient pas seulement par occlusion des voies respiratoires, mais qu*i) faut attribuer une certaine influence à rintemiption aobile de la circulation dans le cerveau par compression des vaisseau du cou et peut-être à l'arrêt du cœur par compression simaltanét des nerfs vagues. C'est par celte raison que nous expliquons l'arrifée \ plus rapide de la mort dans la pendaison que dans les autres modes ] mécaniques d'aspyhxie et que nous croyons que 1^ perte de coanaissance doit avoir lieu au moment où se fait le resserrement de la corde passée autour du cou.
La rapidité de la perte de connaissance est confirmée par le dire de toai qui ont été sauvés de la pendaison, car ils sont unanimes à reconnaître qa*Ui oal perdu connaissance immédiatement après la constriction du cou, de sorfe q«1li ne se rappellent plus rien à partir de ce moment. C'est ce qui explique pourqail parmi beaucoup ou peut-être la plupart des individus qui se pendent dans nt position toile que leurs pieds touchent largement le sol, on ne connaît pas 4ê cas de pendu qui se soit délivré lui-môme de son lien. Si la perte de eii" naissance ne survenait pas immédiatement, nous trouverions par ci par là, eoÊÊM dans les autres genres de suicide, des individus qui, par peur on par dooletfi auraient renoncé à leur tentative de suicide, d'autant plus que, pour le Caire, 3i n'auraient qu*à se remettre sur les pieds, ce qui leur serait facile dans la poaitiia où ils se trouTont, et que Ton peut facilement supporter, sans perdre coonili* sance, un arrêt de la respiration de 30 à 40 secondes.
Les autres symptômes, que Ton observe dans la pendaison, sa diffèrent presque pas de ceux que nous avons signalés dans Tas*
(Ij Waller, Prajer Vierteljah^ssch. 1871, III. 99.
(2) Tlianhofer, Excitation mécanique bilatérale du pneumogastrique ckn r homme {Med, Contralb', 1876).
Il général. Nous les avons suivis sur deux pendus par auto* alliée que nous observions de très près, et dans les deux t avons TU survenir dans le môme ordre la période de M la période de convulsions. Mais nous n*avons pu nous ompte de Tintensité de ces derniers mouvements, car les es supérieures étaient liées, et les extrémités inférieures Des et tendues.
n* — B«««ltats de Faiitopsle.
1* Lésions externes.
let extérieur d'un cadavre de pendu est le même, à part les hies locaux du cou, que celui des autres cadavres. La de la face, qui n'est pas très prononcée au moment de la imine nous avons pu nous en assurer sur deux pendus par l'existé plus en général après la mort, et la face présente la rdinaire des autres cadavres. Les conjonctives sont ordiai paies, quelquefois, mais non toujours, parsemées d'ec- ■•Les pupilles ne présentent rien de caractéristique. Les ni généralement pâles, recouvertes souvent de mucus des- 1 mousseux, venant de la cavité buccale, et consistant, nos nous en sommes convaincus sur deux pendus, en saleté chassée mécaniquement des glandes saUvaires et s'est hors de la bouche. La langue est le plus souvent poussée rt serrée entre les deux mâchoires. Cette circonstance, Hqpie par des raisons tout à fait mécaniques, n'est pas parà la mort par pendaison et se rencontre même assez ians les genres de mort les plus divers. idavre a été dépendu dans les premières heures qui suimpension, et a été placé dans la position ordinaire, les idavériques sont uniformément répandues sur le corps. reste suspendu pendant un temps plus long, le sang desm la moitié inférieure du corps, et nous trouvons alors nière et surtout les membres inférieurs, d'autant plus ne la suspension aura duré plus longtemps. Dans ce cas bres inférieurs sont parsemés en outre de ces petites Ms sous-épidermiques de la grandeur d'un point à celui n de cbènevis, qui se forment après la mort par rupture hires des papilles de la peau et dont nous avons déjà if ecchymoses, persistant même après que le corps a été , permettent de conclure que le cadavre a dû être sus-
pendu non pas quelques minutes ou quelques heures, mais m temps assez long. Cette constatation pent avoir, dans certains cai, une importance considérable. Les mains dans ce cas prennent tosii une teinte livide, parce que le sang descend des parties snpérieoni des bras dans les mains.
Nous n'avons jamais vu cliez les pendus une érection du pénis, pu mèoMckli les deux pendus que nous avons observés pendant rexécation, et que nous examinés une heure après leur mort. Du reste noos ne connaissons observation dans ce sens qui soit digne de foi. Nous avons plasieurs fob obiené une turgescence du pénis, mais toujours sur des cadarres qui étaieot reitéipeidus pendant un temps assez long; aussi peut-on regarder ce signe coflune phénomène hypostatique, d'autant plus que nous n'avons pu voir saraacasdM deux pendus par justice (deux Jeunes hommes vigoureux) ni turgescence ni UtM d'une éjaculation dans le linge.
Par contre nous vivons trouvé sur Tun de ces hommes et tr6s souvent lortei pendus suicidés, des sp^^rmatozoîdes dans Turèthre et la vessie, ce que noaseqfr; quons par le rel&chement des sphincters correspondants et que nous ne regi^ dons nullement comme caractéristique de la mort par pendaison ou par stnofr lation ; car on peut observer ce fait dans toutes les morts subites et mèmedMl les genres de morts les plus diverses (1).
Ce qui a encore une moindre signification que la turgescence des parties gM* taies de Vhomme et IVxistence de sperme dans l'urèthre, c'est la torj possible et la forte excrétion des parties génitales do la femme ou plotôidtli muqueuse du vagin.
On trouve souvent, mais non toujours, une incontinence des matières fèciteli qui parait être un phénomène pos/ morteniy car je ne Tai pas observé cheiBM deux pendus.
La lésion extérieure la plus importante cbez les pendus, c'est b sillon slrangulatoire. Comme son nom le fait déjà prévoir, c'ei^ une empreinte profonde en forme de sillon faisant le tour du col et restant comme trace de la corde qui a serré le cou.
En général, il passe transversalement sur la partie antérieure dl cou entre le larynx et Tos byoîde, monte assez verticalement 4M deux côtés derrière les oreilles et même le plus souvent derrièii! les apophyses mastoïdes vers la nuque sur laquelle les extrémitél du sillon ou bien se rencontrent sur la ligne médiane ou bien ss perdent dans les parties chevelues avant d'atteindre cette ligne.
A la partie antérieure du cou, la corde peut se trouver aosâ
(1) Ce qui prouve que Ton accorde toujours une valeur diagnostique à ei symptème dont Casper a déjà démontré l'insignifiance, c*est ie fait rapporté il Friedreich's lilatter, 1876, p. 353, dans lequel un médecin (1), sur l'existanci seule de taches de sperme sur la chemise d'un homme, posa ie diagnostic il strangulation^ quoiqu'il n'y eût ni sur le cou ni sur le reste da corps des de blessure.
le permettent les condilions anatomiques, c'est-à-dire m que la corde soit retenue derrière les angles du niaxilfiear. Elle est située alors entre le larynx et l'os hyoïde, ment au-dessus de cet os. Exceptionnellement la corde rouver sur le larynx même. Cela arrive quand l'anse de est fortement serrée autour du corps avant que n'agisse le [ corps, de sorte qu'elle ne peut plus remonter. La forte I larynx, surtout quand il est ossiQé, donne quelquefois Dême efiel. Enfln l'anse peut se trouver encore sur le laand la corde a été appliquée sur le cou entouré, comme te de temps en temps, d'un linge ou protégé par un forte t que l'anse se trouvait ainsi dans l'impossibilité de re- Noos n'avons observé le sillon sur la trachée*au-dessous X qu'une fois sur une vieille femme qui avait passé la hdessous d'un goitre kystique volumineux.
srvmUons concordent aussi atec celles d'autres auteurs. iUloo se trouva :
m du larynx
«jnx
Ivynx
D'après
8<) fois
D'après
DfcVBBOIS.
20 fois
D'après
S9 fois
D'après
SAMSON IIHHBLSTiaW.
10 fois.
it pas oublier, pour la déterminatioD du sirge du slUon strangutatoire tte antérieure du cou, qu'il est toujours situé plus bas sur le cadavre iitioii horizontale qu'il ne l'était pendant la pendaison. On troure très ifllon sur le larynx, tandis que, si Toose figure par la pensée la position t| im se convainct tout de suite que le sillon a dû être placé beaucoup . Il fSaut d'autant plus prendre en considération ce fait tout à fait naj a moins de circonstinces locales, qui auraient pu empêcher la corde fe position la plus élevée.
ection du sillon strangulatoire sur les parties latérales du cou i noque varie selon que la corde a été serrée ou non autour iftnt que le pendu ait fait agir le poids de son corps, è premier cas, s'il s'agit d'un nœud coulant, le sillon qui peut faire tout le tour du cou, c'est-à-dire se voir môme Dfiie, de sorte qu'on pourrait le prendre pour un sillon de
Strangulation par un Uers. Si le nœud n'est pas dd nond eoi on s'il n'est pas serra antoar du con avant la pendaison, oi i serve généralement pas de sillon strangulatoin sur la naqoe,|
■- Détenu \ Htits, pendu lu clitssi» da U Tenètre dio» nM pi «rqatble aa le KnTenaincnt foreé ds U tAta pv nlM poiltira du aatad en iTint tou* le menton et da polat d« I'mm «a uiM
que les deux extrémités se perdent dans la partie chereloe Ûle avant d'atteindre la ligne médiane de la nuque.
t marche typique du sillon est symétrique dans ses deux moi- ; on comprend cependant qu*il puisse arriver facilement, et il arrire que les extrémités de l'anse ne se rencontrent pas sur if;ne médiane de la nuque, mais sur les parties latérales. Ainsi il
(. 11. ^ Nœad de marine. Fig. 70. — Nœud coaltnt. Fig. 21. — Nœud coulant.
itpas rare de voir les deux extrémités du sillon se rencontrer mère une oreille, et on trouve une foule de positions intermélires entre celles-ci et la position typique. La réunion des deux
Il — Ifœad droit Fig. 33. — Nœud Fig. 24. — Nœud
oa plat. de tisserand. coulant.
du sillon se fait exceptionnellement sur la partie antédo cou. Tardieu (1) a représenté un pendu sur lequel la ée occupe une position tout à fait contraire à celle qu'elle a lit pendus ordinaires (&g. 18) : elle allait de la nuque vers la lit antérieure du cou et les extrémités de l'anse se réunissaient
llMtov, Étude midico-légaie sur h pendaison (inn. d'hyg,, 1870, t. XXXm, k), U Éttuk médiethlégale sur la pendaison, la strangulaiion et la tn/fbear éiUkm. Pttlb 1879» p. 149.
LES ATTENTATS COiNTRE LA SANTÉ ET LA VIK.
devant l'oreille gauche. Nous avons récemment observé une marche semblable du sillon sur une femme qui s'était pendue dans une position presque horizontale. Cette dernière position et la marche du sillon se continuant sur la nuque donnèrent lieu à une en* quête médico-légale.
Le sillon strangulaloire est, en général, d'autant plus prononcé que le lien de strangulation est plus aple à serrer le cou, c'est-à-dire à s'enfoncer dans la peau. Gela arrive surtout si le lien est mince et partout de même grosseur. Dans la plupart des cas on emploie
Fig. 25. — Rosette.
Fig. 2G. — La corde après la nipture avec élongation des fils.
dans ce but des cordes, et le sillon strangulatoire se présente alon.J sous la forme d'un sillon profond, étroit, nettement limité par deux bords parallèles et bien distinct des parties environnantes. Plus la corde est mince et par conséquent coupante, plus est étroit, profond et marqué le sillon qu'elle laisse sur la peao. Schuize a vu un suicidé qui s'élait pendu à un ûl de fer; et il s'est présenté à Vienne, en 1876, un cas dans lequel la pendaison a m lieu au moyen d'un ûl de laiton. Malheureusement il nous a été impossible à nous-même d'examiner ce dernier cas; mais il est certain que parmi tous les instruments de pendaison an fil est le plus apte à produire un sillon strangulatoire profond et étroit;
U MORT PAR ASPHÏXIE. 367
I peat supposer que dans ce cas la peau même a Jû 6tre coupée fa'oD aurait pu regarder cette blessure comme provenant d'une flt autre cause.
Comme la façon de faire un nœud varie selon les métiers, le IDie de DCBud pourra faire connaître la proression du meurtrier, pfous distinguerons le nœud droit ou nœud plat (Ûg. S2}, le nœud l^aenind (tig. 23), le nœud de marine (Ug. 19), le nœud cou- M(eg. 20.31 et24(l).]
Pig. !7. — Kœod de liaielier. Fig. 18. — La noeud ta pUce.
[Dans un cas cité par A. Tardieu (2) la corde n'était retenue à la Iwnlre que par une simple rosette, et il eût suffi de tirer d'un côté ^ODT la dénouer (Gg. 23) ; néanmoins, dans ce cas, la corde s'était MDpne, avec élongation des brins qui la composent (flg. 2<i] iniqninl que la corde avait eu à supporter un poids très lourd. Ce IMd porte, dit A. Tardieu (3), dans l'artillerie le nom de nœud ftrbfieier, et dans la batellerie le nom de nœud de batelier; il est ibconnu, très simple, très facile à faire et n'exige pas une main iDorense et exercée. 11 consiste essentiellement en une double Mcte superposée et avec laquelle on coiffe l'objet sur lequel on M le fixer (Bg. 28). Dans le cas cité par A . Tardieu, la cheville de Il w prêtait à merveille à ce mode de faire (ilg. il), le nœud prélé d'avance était, sans aucune difficulté, engagé sur l'extrémité ) h cbeville, puis serré par 1 enroulement de la corde sur cette ÉM cheville, d'un cAlé et de l'autre, par le poids du corps enl|l dans le noeud coulant (Tardieu). ]
(Dhor dM détaile, Vof . Hénud, /es Secreli de la teiente, de rindualrie el de feMMi'* dometlique. Pirît, 1870, p. 430.
Pi Ttrdiea, Étude n-idUo-l^gale sur la pendaison, la tb-anyulaliùn et la tuf- Hrifn. 1* «dltion. Pu-i», t879, p. 78.
A'te«M,JttK/r midiet^tigak sur la pendaiton. !• iiMoa. Pui*. 181S, p. lOi.
La pendaison a-t-elle lieu au moyen d'un drap (mouchoir, fonlard, serviette), le sillon strangulatoire est d^autant plus large et plu superficiel et d'autant moins nettement limité que le lien aura (ai plus large, plus mou et plus irrégulier. Le drap a-t-il des noeuds, dei coutures et d'autres parties saillantes ou cédant moins facilement,» retrouve plus ou moins, sur le sillon, l'empreinte de ces diiféreolM parties. Il en est de même des spires quand le drap a été roulé « forme de corde. Si l'on a employé des cordes, surtout neuves, k^ spires se montrent sous la forme d'empreintes parallèles et Mi ques, correspondant aux parties de peau situées entre deux fini proéminentes et par conséquent comprimantes de la corde. Cooflu il n'est pas rare que les cordes ayant servi pour la pendaison scnert composées de diCférenles parties ou qu'une extrémité de la ait été nouée en forme d'anse, à travers laquelle passe l'autre trémité ; ces nœuds se retrouvent sur le sillon strangulatoira interrompent l'uniformité de ce sillon. Dans un cas décrit Tardieu une extrémité de la corde était passée à travers un ani métallique fixé à l'autre extrémité, et on pouvait facilement nailre sur le cadavre l'empreinte de cet anneau.
En dehors des circonstances que nous venons de citer, li fondeur du sillon dépend du poids du corps du pendu et sert ploi^ ou moins prononcée selon que le poids du corps aura agieaealier ou selon qu'il aura trouvé après la mort un appui quelconque, ce qui arrive surtout dans les cas si fréquents où le point dei pension a été assez rapproché du sol.
Le temps pendant lequel un cadavre est resté suspendu n'est sans influence sur la profondeur du sillon.
Nous ferons remarquer enfin que le sillon strangulatoire beaucoup plus prononcé à la partie antérieure du cou que les parties latérales et sur la nuque, car la constriction atteint plus haut degré à cette place, excepté les cas où la corde est apj quée sur la partie antérieure ou latérale du cou«
Sur le cadavre le sillon de strangulation ou bien parait d et parcheminé et présente alors une coloration allant du jaoBi^ brun au rouge-brun, ou bien est mou et offre alors une coioitt tion d'un bleu sale ou la couleur ordinaire de la peau, mais peu plus pâle. La consistance parcheminée et momifiée du si strangulatoire ne se développe que sur le cadavre et est par CM* séquent un phénomène cadavérique. Mais elle exige, pour se pro* duire, certaines conditions, qui rendent possible cette dessiccatioa posi mortem. Parmi ces conditions figure en première ligne l'ei-
irialion de la peau au niveau du sillon de strangulation. Par ce il le derme est mis à nu dans les endroits correspondants et se tnèche sur le cadavre comme les aulres excoriations de la peau. a rencontre surtout un sillon présentant ces caractères quand I pendu s'est servi de liens de strangulation raides, coupant rofondémeni et écorcbant Tépidcrme, par conséquent très soumi quand !a pendaison a eu lieu au moyen d'une corde, surtout lue corde neuve. Cette dessiccation parcheminée est en général régulière, bien que plus prononcée à la partie antérieure du où la constriction a été plus forte. L'écorchure de Tépiderme l la forte compression de la peau peuvent encore expliquer lOnrquoi le sillon strangulatoire paraît desséché et parcheminé pelque temps après la mort. Par cette compression non seule- Mot le billon de la peau devient anémique, mais tous les liquides b celte partie sont encore exprimés, d*où il résulte que ce sillon, pB reste comprimé après la mort, se dessèche plus vile que la peau BTÎronnante. Gomme par les liens étroits la compression du cou St plus intense, on comprend parla même raison pourquoi l'état parcheminé du sillon se trouve plus fréquemment dans ce cas, nrtout si le pendu s'est servi d'une corde.
Le sillon mou se présente comme une ligne bleuâtre et enfoncée, ou comme un sillon d'un bleu plus clair ou anémique. On observe ces deux variétés quand la formation du sillon n'est pas accompa- (oée d'excoriation de la peau ou d'une forte compression, par DODséqoent surtout quand on s'est servi d'instruments de pendaison tabque draps, etc. La coloration blanche du sillon est due à une ■émie occasionnée par une compression de la partie corresponinte de la peau; la coloration bleue n'est qu'un degré plus protoocé de ce symptôme de compression et survient en partie parce |M la peau a été amincie par la pression et que les muscles sont Iftenus plus visibles par transparence, en partie parce que la peau MNDprimée et condensée prend une coloration gris bleuâtre, Bomme on peut s'en convaincre facilement par des expériences.
la desi»iccttion ptrcheminéc du sillon do strangulation est un simple cadavérique et que son développement exige un certain temps, il s'ensuit |n Boot pouvons trouver des sillons excorias ou fortement comprimés encore I filât mon quand on fait rcxamen du cadavre pou do temps aprl's la pendaison, la dessiccation a été cmpôclit^e ou ralentie par des conditions exté- La detsiecation peut être retardée par la suspension même, parce que la recouvre le sillon et empôclie ainsi pendant quelque temps Taction do l'air. Dt Bème la deaaiccation peut manquer dans Pair humide ou dans l'eau, et un
HorFii.%^?i. ^V
Entre le sillon mou et le sillon sec et parcheaiinéil y a unefoo de variétés et de formes intermédiaires, et il arrive souvent, surto quand on a enployé non pas des cordes mais des draps roulés, à ceinturons, des bretelles, des courroies, etc., que le mèmesiDi strangulatoire présente en même temps des parties molles et des pi ties sèches, de sorte qu'il paraît interrompu de distance en distaaoi
Un sillon de strangulation, accompagné d*excoriations et d^ compression forte et uniforme de la peau, apparaît nettement fl le cou et ne disparaît pas môme quand le cadavre reste longtaflj couché ou entre en putréfaction. Mais les sillons mous et ■ limités, comme ceux que font les draps etsurtout les drapsdeiûMi sont souvent moins nettement prononcés, et l'empreinte $00 ficielle et simplement anémique à laquelle ils donnent lieu, disparaître complètement sur le cadavre, de sorte qu*il se qu*on ne trouve môme plus de trace du sillon.
Le suicidé s'est-il pendu, un objet situé assez bas pour qa'i la mort le corps trouve un point d'appui et n'agisse par toot poids, alors le cas précité devient encore plus fréquent.
sillon desséché et parcheminé peut redevenir inou quand il est exposé à Ta de l*eau ou d*un autre liquide. Il ne faut pas oublier ces faits dans l'ciuMii cadavres trouvés dans Teau.
Un homme fut trouvé dans un bois pendu à la branche d*an arbre ta de son mouchoir, dans une position telle que non seulement il pouviiti le sol de ses pieds, mais que son siège reposait encore sur an banc de qui entourait le pied de Tarbre. La levée du cadavre eut lieu en préseoet médecin^ qui dans son rapport décrivit le sillon de strangulation comneoMi preinte superficielle et pâle. Â l'autopsie on ne trouva plus de tracs di strangulatoire, de sorte que les médecins, commis à Tautopsie, non sei exclurent l'idée de pendaison, mais accusèrent même le premier médecio mal vu. Mais Pabsenco du sillon strangulatoire fut expliquée, dans aae< tion de la Facultéi par les conditions dans lesquelles on avait trouvé le c«f>' pendu. Nous avons également constaté l'absence de sillon strangulatoire homme qui s*était pendu dans la même position que le précédent à m ceinturon. Casper-Liman citent également plusieurs cas semblables.
On observe plus souvent une absence partielle du sillon surtout dans lesM^ le lien de strangulation est formé de bouu de drap ajoutés les uns auxaatf*
Enfin le sillon de strangulation peut encore manquer ou être peu quand la corde n'est pas appliquée directement sur le cou nu, mais qu'il y ti celui-ci et la corde des objets mous. Ainsi nous citerons plus loin un cas oèi preinte d'un bouton de chemise fut prise comme une trace de strangulttiei 1 les mains et fit exclure l'idée de pendaison^ parce que le sillon stran( manquait. Mais cette absence s'expliquait par ce fait que la corde à UqMi^' suicidé s'était pendu avait été mise par-dessus un drap plusieurs fob pli^^' qu'on avait trouvé encore sur le cou. Une barbe épaisse peut égalemeol ^ pécher la formation du sillon sur la partie antérieure da cou.
2® Lésions internes.
S lésions internes, les plus importantes sont les lésions
cou.
I du sillon slrangulatoire et le tissu cellulaire sous-
cet endroit sont comprimés, exsangues et desséchés.
rarement des suffusions dans le tissu cellulaire sousis le sillon. Dans le grand nombre d'autopsies de pendus ue nous avons déjà eu Toccasion de faire, nous n'avons le lésion que deux fois, et cela dans le même mois. Des cas concernait un aliéné qui s'était pendu à une I sur lequel on trouva sous le sillon des extravasations sur presque toute la longueur du sillon. le rapportait à un homme de quarante ans, très fort et » que Ton trouva pendu par son foulard à l'angle de la ir lequel nous avons constaté, entre le sillon et le muscle ildien, deux extravasations sanguines. Tune de la gran-
baricot et l'autre de celle d'une lentille (I). inciens auteurs parlent comme d'un fait ordinaire de iguinolents, cela tient à ce qu'ils ont pris la coloration ce sillon pour une sufTusion sanguine ou, ce qui est m vraisemblable, à ce qu'ils ont regardé comme telle la le que l'on rencontre fréquemment, surtout si le corps kmgtemps suspendu, au bord supérieur de l'empreinte f la corde. Mais ce dernier signe est un phénomène le, une hypostase qui est due à ce que le sang, venant t, s'accumule au-dessus de l'endroit resserré et détere coloration de la peau que Ton regarde d'ordinaire Si lividités cadavériques.
ive plus souvent, quoique exceptionnellement cependant, onoses dans les autres parties du tissu cellulaire du cou. is rencontré une fois une extravasation sanguine de la d*une lentille dans le tissu cellulaire, sous l'os hyoïde, et fois de petites ecchymoses sous la muqueuse pharyn- Ire celle-ci et l'extrémité postérieure de l'apophyse supéeartilage thyroïde ainsi que sur l'extrémité de la grande Pos hyoïde. L'existence de ces ecchymoses peut s'expli-
4JflMn n*ont Jamais vu de sugillations sous le sillon strangnlatoire ; (qfdiog lot a observées cinq fois et dans des cas non donteux de suit^. A ger. Med. 1870, XU, 349).
quer par la pression de ces parties solides sur les parties mol Enfin nous avons vu sur les deux pendus par justice, aiodi dans Irois cas de suicide, des exlravasations sanguines delip deurd'un grain de chènevis, sur la tunique adventice dehfl lide près de sa bifurcation et dans le tissu cellulaire lâche^ se trouve à la partie antérieure de la colonne cervicale, cM dire aux endroits où s'est exercée principalement la com|MÉ du lien constricteur.
Nous n'avons jamais observé et nous ne connaissons pas M de déchirure des muscles du cou chez les suicidés ; maisnovtf trouvé chez les deux pendus par justice les muscles sous^jdl broyés; cette trituration avait été produite par un nœai l'exécuteur avait fait à cet endroit de la corde et qnll i pressé de toutes ses forces contre le larynx pendant la p4 son (i).
Nous avons trouvé deux fois des fractures de Tos hyoTda i deux fois sur la grande corne droite, qui dans un cas (corde) i fracturé à son tiers postérieur, dans le second (foulard] M | où la corne se continue avec le corps. Le peu d'épaisseur i courbure de l'os hyoïde rend cette fracture d'autant plos € préhensible que le sillon se trouve le plus souvent entre le lu et l'os hyoïde. Malgré cela ces fractures sont exceptionnalleict hyoïJe est presque toujours intact.
Nous n'avons jamais trouvé de lésion du larynx, mêmafl la corde a été appliquée sur cet organe ; cependant nous ad tons la possibilité d*une lésion du larynx, surtout dans le casi pendaison a été accompagnée d'un étranglement subit et lii du cou, comme par exemple dans l'action de sauter d'un ad élevé. Les annales de la médecine renferment plusieurs obM tions analogues (2), très rares, il est vrai, de sorte qull fail demander à propos de chaque cas si les circonstances qoif accompagné, surtout la position de la corde, le mode dep* son. etc., ont pu rendre celte lésion possible ou non.
Aux lésions locales que l'on peut rencontrer dans les !* molles du cou des pendus appartient aussi la rupture de lafl
J, C'Wo prjiii jue du bourreau para!: iire très anciennf», car MorpgïiP f*; f <'■•.'. \I\' rapport*» que, dans une e\»:Cution "pareille : « CarniflciiH u>caU»*, nui o* lijoiio* cum laryng*» proxiniis«tue partibus connertuott • Tjt, ut il'.uJ vs ab larjnge csset soparatum. » ;;M Vo\«»i Ca*p;»r-Liman , io.\ et.'., 661; — Hellwig. Vierteijahrtc h
m perat
ait
lintemedela carolide primitive. C'est Âmussat qui, le premier, aie ratlention sur celte rupture et depuis elle a été nonseuleobservée plusieurs fois sur des pendus, mais a encore été die artificiellement par des expériences de pendaison sur des ms (1). Nous l'avons observée trois fois seulement sur des iés et deux fois sur les deux pendus par justice, des deux ichez l'un, d*un seul côté chez Tautre/En somme, c'est une ■ qui n'est pas très fréquente chez les suicidés, bien que H affirme avoir observé deux fois cette rupture sur six pendus. il tous les cas, la rupture se trouvait juste au-dessous de la iMion de la carotide, par conséquent l'endroit où les carotides FMiprimées par le lien au point de devenir imperméables et fl^aties contre la colonne vertébrale. La rupture est déter- |ipar cette compression et par le refoulement de Tartère en i Elle se présente, dans tous les cas, comme une déchirure
Ksale de la tunique interne intéressant une partie ou toute hérie de la paroi. Dans le dernier cas, les bords sont un ÉNilés sur eux-mêmes, ce qui a d*autant moins lieu dans lié la rupture n'intéresse qu'une partie de la tunique, que la bwe est moins longue. Dans tous les cas observés par nous, iddmre présentait des sugillations, mais toujours peu pronon- • liemblait que ce fût surtout les liens minces et s'enfonçant IMit ^i déterminent ces ruptures, car dans tous les cas, à ifltoo d'un seul où Ton s'était servi d'une courroie, les iéi avaient toujours fait usage d'une corde. Nous n'avons pas inflersi une certaine rigidité des artères, surtout l'athérome, cette rupture, car les individus que nous avons examinés tous assez jeunes. Nous ne pouvons pas prétendre non le volume du cou ail une certaine influence. Étfois on parlait beaucoup de la rupture de la colonne pile et de luxations de l'axis et autres lésions semblables «pendus. On peut supposer que ces lésions se rencontrent te pendus par autorité de justice, auxquels se rapportent du ^presque toutes les observations anciennes, à la suite des pirres du bourreau {cervices frangere^ Morgagni) (2). Nous iiipas pu trouver de lésion de la colonne vertébrale chez nos \ pendus par justice, pas plus que sur la tête séparée d'un ■•« individu pendu de cette façon, il y a longtemps, il est
I Déchirures de la carotide inteime chez les pendus {Virchow'Sf
*»0;.-P»bcr, Deutsche Zeihchrift f, Staatsarzneikunde, 1870, fasc. I. 9wc.al,
Trai, et que nous conservons dans notre collection. Pas plui d'autres médecins légistes très occupés de notre époque, n'avons trouvé de lésion semblable sur les pendus suicidés, < nous fait croire que ces lésions ne se rencontrent jamais d pendaison par suicide, à moins que ce suicide n'ait été ace dans des circonstances tout à fuit extraordinaires qui aient faU à la colonne vertébrale une secousse subite et violente.
Dans un cas soumis à Texameo de la Faculté de Prague, on trcava paysanne enceinte pendue dans un clocher à la corde d'une cloche entrt port des cloches et le pied do la tour; on supposa que son amant l'aTtil sinée en lui jetant à Timproviste une anse de corde autour du cou et en It pitant ensuite dans le ride. Ce cas n'était, selon toute probabilité, qu'uni et le rapport de la Faculté conclut dans ce sens. Nous citons ce cas parce avait là certainement les circonstances les plus favorables pour la producUM rupture de la colonne vertébrale. Malheureusement les médecins chargés 4 topsie oublièrent de l'examiner, de sorte que cette observation, qui eût i des plus intéressantes pour l'étude de la mort dans la pendaison, a été ] pour la science.
Liman décrit un cas de rupture de la colonne vertébrale chez un boM s'était passé une courroie autour du cou et s'éuit précipité du haut d'an • Ce cas est d'autant plus remarquable qu'on n'a pas trouvé de sillon sta toire, ce qui peut s'expliquer, d'une part, par ce fait que cet homme M barbe très forte ; d'autre part, parce que la corde avait été immédiatementC il est vrai qu'à la suite de cette opération il était tombé d'une hauteur il pieds sur le pavé de la cour. Ansiaux de Lûstich (l) aurait observé un cas dt rure du ligament intervertébral chez un pendu suicidé. On rapporte des e logues qui ne sont rien moins que prouvés (2).
Les autres lésions sont les mêmes que celles de la mort p pbyxie en général. L'hypérémie du cerveau et de ses envd n'est pas constante, bien qu'on puisse s*y attendre par suite compression des vaisseaux du cou, sauf ceux de la colonne ^ brale. Nous avons observé deux fois des ecchymoses de la mère. Les veines jugulaires sont en général fortement conga nées. Nous avons déjà parlé plus haut de l'inconstance des U du poumon. Les ecchymoses du poumon sont relativement chez les adultes. Les organes abdominaux n'ofifrent rien de | culier quand le corps n'est pas resté longtemps suspendu et mis dans le décubitus dorsal ordinaire. Plus le cadavre reste ! temps suspendu, plus ces organes se montrent congestiona< qui peut être regardé comme un phénomène d'hypostase.
(1) Ansiaux, Schmiflt's Jahrb, 1843, 40 vol. 370.
(2) AnnaL d, StaaUarzneikunde, X, 701, et in Ztsch, f. SlaatsarzHeikufnh F. IX, 153.
Nous n*aTons trouvé de forte hypérémie des reins, signalée par >sper chez les pendus, que sur des cadavres qui étaient restés QBgtemps suspendus. De nnême l'hypérémie considérable de la mufoeose intestinale avec extravasalion (probablement post mor- }Êm\ telle que l'ont décrite Samson-Himmelstirn (1) et Hœlder (2), iaos ne Tavons trouvée également que dans ces circonstances. Par HHitre nous avons constaté souvent une forte injection de la mufoeiise stomacale et des ecchymoses dans le grand cul-de-sac, et |ala dans des circonstances où il n^élait pas possible d'admettre une
etple bypostase. Ces ecchymoses sont dues à la contracture vasotrice de Tasphyxie, surtout des vaisseaux de Tintestin et de la
8*agît-il de décider dans un cas s'il y a eu suicide ou crtmey on se dlera d*abord que le suicide par pendaison est l'un des plus lents, de sorte que dans le plus grand nombre des cas cette cirince doit faire penser au suicide. Comme le crime ne peut ir lieu à cause de la résistance de la victime qu'avec le concours certain nombre de circonstances toutes particulières (comme M cette jeune fille dans un clocher) et sur des enfants ou sur des idividus sans connaissance ou avec l'aide de plusieurs personnes, ne sommes pas autorisés à admettre la faute d'un tiers, si on Eftepeat pas constater ce concours de circonstances et si on ne kiUOQve pas de traces de lutte ou d'un autre genre de mort.
Ea afril 1875, un tailleur de Vienne pendit ses cinq enfants âgés de huit mois, deai, six, huit et neuf ans, puis se pendit lui-môme.
Qa garçon de bureau se rendit coupable du même crime sur ses deux enfants
de treize et de six ans, qu'il avait probablement surpris dans leur sommeil*
sillon fait sur le cou de ces deux enfants par une corde ne présenia rien de
ilier quant à sa direction. On trouva cependant sur les deux enfants une
ition sanguine de la grandeur d'une pièce de cinquante centimes sous
rrose épicrânienne, au-dessus de Técaille de Toccipital; surTalné des deux
its, on voyait en outre une excoriation de la peau de la grandeur d'un ha-
Bor le bord antérieur du sterno-mastoldien droit & la hauteur du larynx,
dessiccation de la peau de môme grandeur sur le front et la racine du nez,
one extravasation sanguine de la grandeur d'un pois sur la peau de la Joue
ite, ce qui avait fait supposer qu'au moins pour l'un des deux enfants le
ne s'était pas accompli sans laisser d'autres traces que celles du sillon
\^ KringQlation.
^qui arrive plus souvent, c'est de voir des individus assassinés
" ) Simson-Himmelstirn, Sc^mir/f'j Jahrb, 1855, vol. 7. ') Hœlder. Proy. Vierteljahrschr, BJ. 3C. Anal. 80. <*) T«ylor, /. c. U. 40.
d'une autre manière et pendus après leur mort, pour faire croire à un suicide.
La mort a-t-elle eu lieu par une blessure mécanique, le diagnostic sera relativement facile, par la découverte des blessures et de leurs suites (par exemple : Signes d'hémorrhagies). G*esi ainsi que Casper rapporte le cas d'un matelot qui fut tué d*un coup de poignard par les filles d'une maison publique ; les filles, pour cacher le crime, lavèrent le cadavre, lui mirent une chemise propre et le pendirenL
Dans les rapports de Mascbka (1), se trouve le cas d*un jeune , homme qui fut trouvé pendu à un saule à plusieurs pieds duscd, . tandis que Texamen du cadavre, pratiqué avec soin, fit découvrir une fracture du crâne avec hémorrhagie considérable. Dans ces * deux cas il n'y avait pas lieu d'hésiter entre le crime et le suicide*
11 faut songer cependant, dans l'appréciation de ces faits, que l'on peut trouver des blessures de différente nature dans des cas non douteux de suicide.
Les blessures peuvent avoir été faites avant la pendaison, soit * par accident, soit par une^main étrangère ou la main mômedu sui* ^ cidé.
r Sur un alcoolique qui s'était pendu, nous avons trouvé toute la région orUtairt du côté droit gonflée et eccliyrootique, il fut prouvé cependant que cet hoBM s'était enivré deux jours auparavant et dans son ivresse s'était fait cotte blo&sur*. Dans un autre cas un élève s'était prndu à la suite d'une correction que lui avait administrée son maître, et on trouva sur son cadavre plusieurs raies sur le doi et les extrémités inférieures, provenant des coups de bâton, en outre une extravasaiion sanguine de la grandeur d'une pièce de un franc sous le cuir chevela. Toutes ces blessures provenniont certainement de la correction qu'il avait subie pou de temps avant sa mort. Un ivrogne avait reçu de sa femme, huit jours avart qu'il se pendît, un coup sur la tôtc avec le dos d'une cognée et avait forte» ment saigné. Comme on avait émis Tidi'e que ce coup pouvait avoir dt'termioé ^ une aliénation mentale qui l'aurait poussé à accomplir ce suicide non douteux, la justice fit faire Tautopsie médico- légale On trouva une plaie du cuir chevelo longue de d«^ux centimètres et couverte de pus derrièr»^ l'oreille gauche avec une Bcffusion sanguine considérable, des ecchymoses sous les deux paupières du cAié droit, enfln, .tu milieu du sternum, une ecchymose de la grandeur d'un écu. M:ibcltku rapporte un cas analogue de suicide accompli cinq mois après un coup reçu sur la tôle avec une faux, où l'on agit.i également la question de savoirs cette llessurc pouvait avoir occasionné un trouble de l'intelligence et par cela le suicide. Dans ce cas, ainsi que dans le nôtre, on ne put conclure à la certitude ni même à la probabilité de cette hypothèse*.
Les blessures peuvent avoir été faites par le suicidé lui-même, si celui-d « cherché et n'a pas réussi à se tuer d'une autre façon. Casper a trouté sur une
(I) Maschka's Gutachten,
le, qui t*éUit pendue à son cbàle de Uino, deux coups de couteau dans
précordiale ayant intéressé le péricarde et l'un d'eux la couche grais-
ecBiir. Cette fille s'était blessée avec un couteau de table, puis s'était
pendue ensuite. Nous avons rapporté plus haut un cas de Taylor dans
I homme arait cherché à se couper la gorge et avait fini par se pendre. eat il faut toujours se demander si l'individu, après s'être fait ces bleslit encore en état de se pendre lui-même.
II pas impossible que les pendus se blessent en se heurtant des objets saillants, surtout dans la pendaison, qui est ac- ;née de convulsions ; mais la chose est excessivement rare. DS nous n'avons vu qu'un cas de ce genre, dans lequel une tre de la peau avec ecchymose insignifiante au-dessus de » omoplates avait été manifestement produite par une parlote d'un grillage en fer auquel cet individu s'était pendu, ipossible qu'il se produise des lésions plus graves de cette 1(1).
li mérite plus d'attention, c'est ce fait que des lésions très peuvent être produites après la mort, surtout quand on en- :adavre sans précaution et d'une manière maladroite.
n de nos cas un passant vit un homme pendu à la fenêtre du rez-de- , Dans son ardeur à le sauver il tira son couteau de sa poche et coupa , an même moment le cadavre disparut et on découvrit qu'il était tombé aie ouverte qui se trouvait sous la fenêtre. A l'autopsie on constata, outre ittangulatoire fortement prononcé et les signes de la mort par asphyxie, ase de la suture lambdolde droite avec une fêlure se prolongeant Jusm déchiré du même cô.é, une ecchymose de la peau de.l'occiput et une tioo sanguine considérable dans les fosses occipitales. Il n'était pas pM cette fêlure ne se fût produite par la chute du pendu dans cette cave bnde.
■ autre cas on trouva à l'autopsie d*un pendu inconnu un épanchement bas la cavité abdominale, provenant d'une rupture profonde du foie. 1^ à laquelle on se livra, apprit qu*un veilleur de nuit, apercevant cet enda à une branche assez élevée d*un arbre, avait coupé la corde avec I et que le corps était tombé avec une grande violence sur le sol. La la foie avait été manifestement déterminée par cette chute, ainsi que neot sanguin consécutif dans la cavité abdominale, ce qui se comprend t quand on songe à la congestio:i du foie après la mort et à la consisdde da sang dans l'aspliyxie.
) cas de Casper-Liman que nous avons cité plus haut, il n'est paa impoa- I la fracture de la colonne vertébrale ait été le résultat de la chute du le pavé de la cour.
iMtrer la façon dont on agit souvent avec le cadavre des pendus, noua
contact prolongé d'une partie du corps avec un objet dur peut déterotf mor/fm des plaques analogues, qui se dessèchent plus tard.
citerons un cas (1) dtns lequel un indWidu fut trouTé pendu sar letoit et, eomms il était trop difflcile de le descendre, on employa un moyen plus facile : on le 11 tomber du toit par terre : on détermina ainsi des lésions considérables (2).
Il sera bien plus difficile de se proDoncer, si Tiadividu a été sotfoqué d'abord d'une autre manière et a été pendu après, parce que les lésions internes peuvent êlre les mêmes que chez les pendus ordinaires. On se rappellera dans ces cas que les traces de lutte et de résistance et surtout les traces locales appartiennent plus particulièrement à la strangulation par les mains ou par la corde. Gomme nous parlerons plus loin de ces deux modes de strangulation, nous ne voulons pas donner ici une description détaillée des traces de la lutte et de la résistance. Nous voulons seulement rappeler ici qoe
Fig. 29. — Sillon strangulatoire et écorcbures dans la partie postt'rieore du profondes de 6 à 7 millimètres. Au-dessous du sillon , plusieurs ecchymoM^ roussàtres de 1 centimètre environ, arrondies séparées par des interralies ri" guliers et comme rangés sur deux lignes ou traînées transversales. Uneticbi eccbymotique existe à l'extrémité de Toreille gaucbc.
Ton ne peut pas rapporter à la pression faite par une main étrangère toutes les excoriations qui se trouvent au cou, en dehors da sillon strangulatoire, car ces excoriations peuvent avoir été pro-
(1) FriedreicKs Central Ârchiv /". Stanlsarzneikund. 1845, p. 445.
(2) Il faut encore citer la possibilité de la rupture de la corde sous le poididt corp) et les lésions qui peuvent résulter de la cbule du corps. Il est arrivé égsl^ ment qu*à la suite d'une décomposition avancée la tète se soit détachée du troac et que la corde soit restée à sa place. Scbauerstein [loc. cit., 579) cite on ctfdl ce genre.
parles nœuds ou Ie{dép1acement de la corde, peut-être aussi
propre main du suicidé, surtout dans les tentatives qu'il a
pour se délivrer [du lien strangulatoire. Il est vrai, comme
*ttons dit plus haut, que cette circonstance doit se présenter
. — Jeune homme de vingt-quatre ans détenu à Mazas, pendu à Vangle lienètre de la cellule, à Taide de la courroie du hamac, à laquelle il avait lé une l>tade de linge et une cravate. Les pieds reposent sur le mttolM est prise entre le lien et le cou.
BDty parce que le pendu perd très rapidement connaissance, «n'avons jamais observé sur le cou des suicidés des lésions îles de cette façon, et nous trouvons là une nouvelle preuve à i de notre opinion, d'après laquelle les pendus perdraient
connaissance immédiatement après le resserrement de la corde. Cependant Tardieu a décrit, en en reproduisant le dessin, un cas dans lequel on a trouvé sur un pendu, immédiatement au-dessus de la moitié gauche du sillon strangulatoire nettement dessiné, quatre écorcbures de la peau situées à égale distance et à c6té Tune de l'autre, qui par leur position, leur forme, leur disposition et les autres circonstances ne pouvaient être produites que par la propre main du suicidé (fîg. 29). Tardieu pense qu'elles ont été occasionnées par les tentatives faites par le pendu pour se délivrer du lien. II ne nous paraît pas impossible que ces empreintes proviennent de ce que Tindividu, au moment où le poids du corps a, contre son attente, resserré la corde, ait introduit ses doigts entre la corde el son cou et que ses doigts pinces seulement par leur extrémité aient été repoussés au dehors (1).
[Tardieu (2) cite un cas analogue observé chez un jeune homme de vingt-quatre ans qui s'est pendu dans sa cellule à la prison de Mazas et dont le suicide par conséquent n'est pas douteux. On voit(fig.3û) le mouvement de ce malheureux, dont Tinstinct de conservation se réveille au seuil d'une mort volontaire et qui par un suprême effort écarte de la main le lien que lui-même s*est attaché au cou.]
Celte circonstance, que le suicidé a été trouvé pendu sans loucher le sol ou que ses pieds ou une autre partie du corps ont trouvé quelque part un point d'appui, ne doit pas être négligée afin de pouvoir décider s'il y a eu crime ou suicide. Car un grand nombre d'observations nous apprennent que dans le suicide le corps ne pend pas toujours librement, mais que très souvent la dislance du point de suspension au sol est moindre que celle du cou aux pieds, de sorte que le corps se trouve dans les positions les plus diverses, touchant le sol par les pieds, par les genoux ou le siège.
Marc (3) et Tardieu (4) ont représenté un grand nombre de ces positions.
[Nous en reproduisons les principales :
C'est un garçon de seize ans pendu dans un grenier par une anse
(1) Tardieu, Question médico léga/e de la pendaison^ distinciion du xuirHe et de Chomki'le (Ann, dhyfj., 186Ô, tome XXIII, p. 341), et Étude mèdico-léyale sur la pendaison, V édition. Paris, 1879, p. 80.
(2) Tardieu, Étude médico-lègnle, p. 133.
(3) Marc, Examen ni'fdico'léyal dei causas de la mort de S. A, R, le prince dt Condé (Ann. d*hyg., t. Y, p. 166. 1831).
(4; Tardieu, Etude médico-légale sur la pendaison, 2* édiUon. Paris, IST9| p. 138 et suivantes. Il y a 13 planches do pendus.
simple à Taide d*un mouchoir noué sous le menton, les pieds posant dans un tas deblé (fig. 31).
(Test un Anglais pédéraste pendu dans sa prison à l'aide de la-
f>|* 31. — Garçon de seize ans pendu dans un grenier par une anse simple à Taide d*un mouchoir noué sous le menton, les pieds posant dans un tas de blé.
nières faites avec son drap, les pieds ayant glissé sur le sol et faisant trc-boutant (fig. 32).
G*est une fille détenue aux Madelonnettes, suspendue au pied de ion lit, à Taide de sa chemise roulée, couchée presque par terre ; a pa être rappelée à la vie. Elle était sans connaissance, la face looge, la bouche entr'ouverte, la langue un peu sortie (fig. 33).
C'est un détenu de Mazas, pendu au bec de fsu i une hauteor de !",M, à l'aide de la courroie du hamac et d'une crarate, cooplôtement assis par terre, la main appuyée sur le «ol, comme po« se relever; un tampon de linge enfoncé dans la bouche (flg. 34).
Flg. 3!. — AiigUis, pédénate, pendu dans si prison k l'aids 4a lanitre* biM «vec son drap, les pieds tjuit glissé sur le sol et Uisuii uc-bouttat.
C'est un détenu de Mazas, pédéraste, âgé de soixante ans, ptaia au chftssis de la fenêtre à l'aide d'une courroie; un pied posant I terre, l'autre sur une chaise (Ilg. 33).]
Il tersil à déslrsr que crqi qui ont l'occision de voir besnconp da sniddlSi coniinutsaent la série des obserralîoas cumnencées par Hsrc et Tsrdien. U chose est Tscile dans les grandes tilles ob les saicides sont si frjqaaats, car M sait que lo nombre de ceux qui se pendent i des loquets de porte, an bas d'os échelle, k la rtmpe d'un escalier, aux croisées, elc, est relatireoieat csMfr dérabje.
Ttfdlea a réani en loat 361 cas dans lesquels les différentes parties du corpi mdimieat le sol : 108 fois c'étaient les pieds, 12 fois les genoui qui touchaient li soi ; 2S fois le corps éuit dans une position plus ou moins horizontale avec les fieda éteodnSy 10 fois, dans la position assise et 3 fois, à genoux.
n est certain que la plupart de ces positions sont prises après la mort ou mieux pendant l'agonie et que les suicidés, repliant leurs
!!$• 33. ^ Fille détenue au& Madelonneites, suspendue aux pieds de son lit, à l'aide de sa chemise roulée, couchée presque par terre, a pu être rappelée k la vie. Elle était sans connaissance, la face rouge, la bouche entr'ouTerte, la langue an peu sortie.
rjuobes pendant la pendaison, laissent agir tout le poids de leur corps. Malgré cela, par suite du point d'appui que le corps trouve iprès la mort, la constriction du lien est moindre que si le corps foidait librement. Nous avons déjà dit plus haut que cette cir- «NiitaDce peut faire que le sillon strangulatoire soit peu prononcé, «Bftoatsi on s'est servi, non pas d'une corde, mais d'un lien plus noa et plus épais. On comprend également que dans ces genres te pendaison il se produise des lésions moins prononcées des or- CUMs internes da cou que dans le genre de pendaison typique.
>ît 125 ATTxy^krs :.î?TM l& sent et u tir.
lÊsi rull îmLd hfm^^zn^ x'x^cês oe que nous iTons dit, h poi* sâmit* ni sni ââi uns nés jos^iffs, 3 ne faotpasoubUernoiipbij .-Tip. s. il ^asaiBssiiïL rx ::iLiLTrc f ca adnlle à une grande haQteir| 1 2S T.:s birJe. iH'i lei: ;i:<iTUrt «e £dre sans grande diffici tins iâ^ 7IJS31IIIS siiiisâ -^Tf^^ée?: àt forte qae» s'il y a d'autres cil r^rnsum:*? rit 3:iii sr^ç.r^ii: Il îii!e i*nii tiers, la position du
ru. ?♦. — Dêîf::! iUuxi
.^ ^'T.d,! xu b«c de ^u i une haateur de I*. ?T à YùH» =Li: *: j'--e criTite, complètement assis |>ar urre, Ift I-; sol crame pror te relerer, un tampon de liage enf
davrv p^ut serrir à corroborer celle opinion. C'est ainsi qu'il s'e* p::^'n(t\ il y i irois ans, à Vienne, un cas où un homme, après aroLr élr.:n4:!ê ^a femme sur !e gazon, avait attaché la corde à la brancha flexibîe d*une haie pour faire croire à un suicide, de sorte que la cadavre fui IrouTé dans la position horizontale. De même Taylor représente une femme dont le cadaTre se troora
U MORT PAR ASPFIYXIB.
n, le dos appuyé contre te mur, les pieds étendus el au cou quelle était placés une corde assez longue, allant dans une
1. — Détena à Mans, pédénste, igâ de ao[itnte «ns, pendu k r«a4m k l'iide di la cauiraie, ud pied posant i terra, l'aut
etîon oblique à un crocbel fixé & une grande hauteur dans le '. Oies celte femme on trouva non seulement de nombreuses
ICWMAHH. 25 -
sugillalions et des écorchures sanglantes d« la peau, nuis eu une déchirure longue d'un pouce et demi sur la trachée, de sorla qu'on put conclure immédiatement à un meurtre (1).
Fig. S6> — Condamné pendu k ti Conciergerie it l'tide de u cbemiM n formant nœud coulant et fixée à une croisée très peu haute ; presque le rebord de la feobtre, les Jambes Oécliie*, les pieds poskut sur le soi, M
On s'est demandé si les caractères du sillon strangolatoira w pourraient pas faire connaître si la corde a été passée autour do
(11 II s'ett présenté dei cas où le» suicidé', pour ttre plai sAra de oa pu •• minqner, l'éiaient liés les mains on les pieds où y «Talent utaché On poUt
coo pendant la vie ou après la mort. Malheureusement il y a peu
^Téclaircissements à attendre de ce c6té, car un grand nombre
4i'expériences instituées par Casper, par d'autres auteurs et par
xous-même, ont (ou tes prouvé que toutes les formes de sillons de
strangulation observées chez les pendus peuvent également être
produites sur le cadavre. Cela se comprend aisément, si Ton songe
que le sillon strangulatoire n'est que le résultat d'une compression,
n'amenant qu'exceptionnellement des symptômes de réaction, sur-
"ftout des ecchymoses du tissu cellulaire sous-culané. Les autres
înres de sillons tels que nous les trouvons sur les suicidés, c*est-
lire le sillon parcheminé, dur et desséché, ou bien le sillon mou,
itivent également être provoqués artifîciellement sur le cadavre
d'aiulant plus que le sillon momifié ne se forme complètement que
r dessiccation sur le cadavre.
B^eyding (1) a examiné au microscope le sillon strangulatoire des suicidés et ^Azi8 25 cas sur 30 il a trouvé de petites extravasations auxquelles il accorde une mde valeur diagnostique comme phénomène produit pendant la vie. Plus lard tmme (2) a fait des recherches analogues sous la direction de Uman et de Lf*zerzka et a trouvé que ces extrava^^ations microscopiques ne se rencontrent toujours dans le sillon strangulatoire produit pendant la vie et qu'elles peutt même se présenter quand le sillon a été Tait après la mort, ^oos-méme nous avons fait les mômes expériences et nous nous rangeons à ^opinion de Bremme ; nous pensons que l'existence de ces extravasations microscopiques ne peut pas servir à diagnostiquer, d'une façon certaine, si le sillon •^ ^ié produit pendant la vie ou après la mort. Par contre nous avons souvent ol>servé, au bord libre d'un sillon excorié, de petites extravasations sanguines des- ^^hées produites manifestement par la déchirure des vaisseaux des papilles de ^ peau et disposées de façon à correspondre aux petits plis de la peau qui se 'fc^ment, comme nous l'avons dit, entre deux spires de la corde et sont d'autant P^us prononcés que la corde est plus épaisse. Nous pouvons également confirmer ^ ^ observation de Neyding que, si le sillon strangulatoire est formé par une corde wuble, un pli plus ou moins large (en général un millimètre] marque, entre les ^^u tours de corde, la place qui a été moins soumise à la compression. Ce pli ^oq seulement présente une forte rougeur, mais montre sous le microscope des -< ^^Isseaux fortement gonflés et, quelquefois môme à l'œil nu, de petites extravasa-
[. ^ftjlor raconte qu'un homme s'était lié les pieds avec un mouchoir et y avait attaché deux morceaux de fer. Dans Marc {loc. cit.) se trouve le dessin d'un suicidé ^tac les mains liées. C'est un condamné pendu à' la Conciergerie à l'aide de sa ^liemlse roulée formant nœud coulant et fixée à une croisée très peu haute; l^resqae astis sur le rebord de la fenêtre, les jambes fléchies, les pieds posaat ^Hr le sol, les mains liées en avant (fi g. 36). Ces circonstances ne servent qu*A ^oofirmer le diagnostic de suicide.
(1) Neyding, Vierieljahrsch. f. ger, Med,, 1870, XII, 341.
(2) Bremme, ibid.^ XII, 247.
lions occupant le plus souvent le bord de ce pli. L*injection ainsi qae les eitrtvasations proviennent de ce que le sang a été chassé des parties comprimées deli peau dans les parties qui l'étaient moins ou pas du tout. Comme ce phéDomènt, pour se produire, exige que les vaisseaux soient remplis de sang, condition qui m se trouve pas aussi prononcée après la mort que pendant la vie, ce signe mériii certainement une attention particulière et des recherches ultérieures.
On peut tirer des conclusions plus importantes des lésions inlernés que Ton pourrait trouver au cou que du sillon slrangulatoire lui-même. Gomme, dans la plupart des suicides par pendaison, elles n'existent pas, on pourra, dans le cas où on trouvera des lésions des organes internes, penser d'autant plus à une autre tîolence que ces lésions se présentent moins dans la pendaison ordi* \ naire. Telles sont les lésions du larynx, relativement fréquentes dans rétranglement par les mains, mais qui se rencontrent très rarement dans la pendaison.