U MOBT PAR UNE TEMPÉRATURE TROP ÉLEVÉE OU TROP BASSE
emnine cette couenne au microscope. Si la chaleur a nlleint la peao morte, cet aspect peut exister lout au plus dans les parties Im plus déclives, où il y a des hyperémies hyposlaliques, car on •ail qoe les capillaires de la peau se vident déjà pendant l'agonie il encore plus après la mort.
Les brûlures d*un degré plus avancé, jusqu'à la carbonisation •'offrent aucun caractère dislinctif et on conçoit que ces brûlures, à elles ont une certaine étendue ne peuvent avoir eu lieu qu'après Il mort.
L'individu a-t-il été tué d*abord et n*a-t-il été exposé au feu qu'après U mort, il peut y avoir des signes qui permettent de reconnaître le vrai genre de mort^ et peuvent quelquefois être retrouvés totale sur les cadavres carbonisés.
Si Ton trouve des blessures, il ne faudra pas oublier qu'elles peuirnt avoir été produites accidentellement, comme par exemple dans rincoidie d'une maison par la chute des poutres, des murs ou autres, ou par la force d'une explosion. C'est ainsi que Franz sur les 14 montagnards frappés de la foudre, en a trouvé sept qui présentaient ou des fractures du crâne ou des ruptures d'organes internes. L'action de la flamme sur les os et surtout sur le ci âne peut produire non seulement une exfoliation de la table externe, mais encore des fractures des os, et même, comme l'ont montré nos expériences, des trous dans la voûle du crâne, qui peuvent s'expliquer m partie par la dilatation des os sous l'influence de la chaleur et la boursouflement des substances organiques contenues dans les os il en partie par la force des vapeurs qui se forment dans l'intérieur do crâne (1). La chaleur peut encore donner lieu à l'éclatement de la paao, qui s'observe surtout au niveau des articulations. Dans un cas communiqué par Curling, on avait d'abord pris pour une plaie par instrument tranchant une division transversale de la peau des deux genoux trouvée sur un garçon qu'on retira des décombres dTmie maison incendiée. Mais un examen plus attentif flt voir que dans la profondeur, les vaisseaux et les nerfs étaient intacts et passaient comme un pont d'un bord de la plaie à l'autre.
Le cas, publié par 0. Schuppel(2), d'un garçon de dix ans, retiré les décombres d'une maison incendiée et sur lequel on put reconnttre nettement un sillon de strangulation nous fait voir qu'on peut Monnaitre sur des cadavres carbonisés les genres de mort dus à des
(I) rniti, Wr. mef., Wochensck., 1875, n» 19.
(î) Vide in Schmidi's Jahrb.^ 1«» résumé des travaux de Graff, GanslMur^ UàmÊ et Maacbka.
422 LES ATTENTATS CONTRE LA SANlB ET U TII,
causes autres que des blessures mécaniques. Las expériences de Schûppel ont montré que le sillon de strangulation persistait nr les cadavres carbonisés, si la lien constricteur était fortement urré autour du cou et y avait été laissé en place. C'est le ni6me phéncmëne que la conservation des bandes de peau au niveau de It taille des femmes et des jarretières. L'examen înlerne d'un briUf Tait-il découvrir les signes d'une mort par asphyxie, on peut admcltre que l'individu est mort suffoqué par la fumée. On peut trouw dans ce cas une coloration noirAIre des parois des voies respinloin et un sang contenant de l'oxyde de carbone, qui se recoBoill, comme nous le dirons plus loin, par sa coloration rouge cliire cl ses caractères speclroscopiques. Ces signes fournissent ta preore b plus concluante que l'individu vivait encore au moment de l'eiplosioD de l'incendie (1).
Quant au temps nécessaire pour la carbonisation ou la combustion complète du corps, on a fait à ce sujet un grand nombre d'eipé-
Fig. 37. — Appareil Siemens, cuti droit. — A, rt^ généra te ur; B, ctml bcrin pour [q ]iH83age des gaz ; C, clmnibre de caldnalion et de combu^lion ; D, drier ; E, porte Cil fer j F, luyiu de la rbeniinÉo. '■
riences, à propos du procësdu meurtrier de la comtesse de Gôrliti.iiiii fut d'abord tuée, puis exposée au feu (2). Les nôtres nous ont montré que dans un grand poËle d'appartement, tirant bien et alimenté par du bois, le corps d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, exposé uK heure à la flamme el une seconde heure aux charbons ardents u
(1} Voy. Brouardel, Etude médico-légale lur la comLuilion du ror}M Amhm {Ann. ii'hyg., 1878, !■ sérlp, t. L, p. ÔOB).
(!) Tardieu et Roti, Relalion mtilico- légale de taisastinat de la coatltutii Garlilc, accompagnée de notet cl de réfiexioia pour lervir à fHiêloirt dt I* ComliutUon humaine iponlanée {Ann. d'hygiène, U XLIV, p. 101, 161 et I. ÏLÏ. p. 99), et Tardieu, Êtvde médico-légale sur les bleisarei. Paris, 1I79, p. 40f.
LA MORT PAR USE TEMPÉRATURE TROP ÉLEVÉE OU TROP BASSE. 42J consumait jusqu'à calcinalion des os ; le môme temps a suffi pour déiruire les parlîes molles et calciner les os d'une partie détachée du corps d'un adulte, d'un membre ou d'une tête.
La combustion de cadavres entiers d'adultes par le feu ordinaire n'est pas une chose facile ce qui le prouve c'e"t que l'on retire en général des dé omb e de ma on n nd ée de ia e a bo nisés, mais non mplëten nt b ûlé ju quà 1 nat on des o Nous savons que 1 1 an n If 11 td mmense bû 1 p r biûlcr les corp qu éta nt e outre enveloppé dan de u!
stances iiiQamn abl et P 1 leau (1), qui appo te une é ctition judicia e pa le fe dl que d'après I s n gn menls du bourreau, qu 1 a nte og-' il fallait deux o d de 1)0 et encore plus d pet L bo s et de paille pour dét u e le co ps d'un homme.
Enfin, les expé a es ]ue l'on a faites é emn nt pou
faire adopter la mat on on m u no ni de t u t o de cadavres nou ont n ont é que mfme d n le f u a égêné at on de Siemens (fig 37 et 38) 1 f lia l p us d une hue pou a àcetésullat(2)
Dans le feu o d na e ce s t d abo d 1 peau et le cou he supérieures de pa l e m U |u ce bon eut le p em è et ces croules ain fo née p é e ent de 1 a I n du feu le o gan plus profonds, qui sont rAtis de dehors en dedans, et, ^i !a chaleur persiste, se ratatinent pou à peu, sans perdre leur forme. Ce dernier fait a déjà été observé pour le cerveau par d'autre auteurs (Guns-
^n}ri]1ea«,Jour/i. g'tiér. de mid., de Séilillot, mars IRI3. H|l) Les essais filts sur les cliumps de bataille rriintals, pour brûler lus cadavres Vm knimaui en tes arrosant avec du goudron et du pËtrole ont donné <l«s résultais défavorables, MU traire ment am idées de Créieur; car la commission de Heti ne riusail pas ï carboniser complètement le cndavre d'un cbev»l, en cinq lieurei, \>iea qu'on l'eût arrosé plusieurs Tols de goudron ci da pétrole (Roth et Lei, lae.cit,, [, 5S6).
Voy. Pielra Santa, la Crimnlhn en France et à l'étrangei' {Annales d'hygiène, 1874, t. XUI, p. 197). — Du Mesnil, VExprisition et le Congrès d'hygiène de Bruitllei: Crématim [Am. tïkyg., i817, t. XLVlt. p. *2). - Ladreit da la -Churière, Rapport sur la crinintion {Ann. d'hyg,, 3" série, tome I, 18*0).
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burg) et a été démontré expérimentalement par nous, intis s'applique aussi aux autres organes. C'est ainsi qu'on a relire dn décombres d'une grande fabrique de bougies un bassin d*hoinice entouré de muscles carbonisés, et une masse de parties molles ca^ bonisées de la grosseur d'une tête d'adulte. Cette masse se cofli* posait des poumons, du cœur, de l'estomac et du foie ; ces organes étaient fortement ratatinés, carbonisés à leur surface seulement d bien conservés quant à leur forme]et à leur structure grossière. Cm faits ont une grande importance en ce qu'ils permettent de recon* naître même sur des cadavres fortement carbonisés des lésioM ayant existé avant la brûlure, et dans les cas où il s'agit de déterminer l'âge d'un individu carbonisé.
Dans notre cas, les organes carbonisés appartenaient à ua homme adulte, car c'est le seul qui ait disparu dans ce sinistre. S l'on n'avait ainsi pu déterminer son âge et si l'on n'avait pas tromé le bassin d'un adulte, on aurait pu croire que ces organes, si fortement ratatinés, provenaient d'un enfant de 4 à 6 ans.
La question de la combustion spontanée, ou plutôt de rinflammalion sponttiéi du corps de l'bomme par causes internes et principalement ralcoolisme, esttfjourd'hui résolue par la négative (1) Cependant Bertholle (2) et A. Ogston (3) TtM remise récemment en discussion. Ce dernier a pu se convaincre dans on cas, q* le sérum contenant de l'alcool et trouvé dans le ventricule prenait feu à Tappro^ d'une flamme. Ce fait peut être vrai, mais ne prouve pas la possibilité d'as! combustion spontanée. Du reste les gaz de putréfaction qui se développent àM certaines circonstances dans l'intestin sont également combustibles, et A. EwiM* publié récemment un de ces cas rares où Von a observé l'éructation de gai ftimacaux brûlant avec une flamme jaune (4).
§ 3. *> LA MOnT PAR LA FOUUnE OU PAfi INSOLATION.
La mort par un coup de foudre ou par Insolation n'ofiTre qu'un médiocre iotérôt au point de vue médico-légal.
Dans le premier cas on ne trouve souvent aucune blessure ou des blenartf insignifiantes, quelquefois des brûlures (contusions) de la peau, ae préteattft sous la forme d'arborisations, et correspondant probablement à la marche ^ vaisseaux (ou des nerfs) (5). On a plusieurs fois observé des broiemenu et n^ tures d*organes internes, mais tout à fait exceptionnellement, des déuchetfcad
(1) Voy. Tardieu, Étude médico-légale sur les blessures, Paris, 1879.
(2) Benhollo, Combustion humaine spontanée UUttvjn médicale^ 1870, «• 1** et Ann. d'hygiène, 1871, t. XXXV, p. 228.
(3) Ogston, Schmidt's Jahrb,, 1870, n» 5, p. 196.
(4) C. Ewald, Beichert's Archiv, 1874, 217.
(5) Schefeik {\Vr. med. Presse. 1877, n» 26 et soiv.), a décrit et flguré un ewtain nombre de^cas analogues»