ÉTRANGLEMENT DÉ LA VERGE
sede accessoires que réclament les suites de cette petite opération , qui ne pourrait avoir d'inconvénients que si on blessait les corps caverneux en ouvrant largement leur enroloppe fibreuse, ou si on venait à diviser les artères principales de la verge ; encore est-il à croire que de semblables accidents seraient de peu d'importance.
$ m. Étranglement de la verge.
Depuis que Morand a fixé l'attention sur ce sujet, tous les praticiens ont fiait mention <f individus qui, machinalement, par dépravation ou par inadvertance, s'étaient engagé le pénis dûs certains liens, certains anneaux dont ils ne pouvaient plus le retirer. Tantôt c'est une bague, un anneau de fer, de cuivre , d'argent , d'or, une virole métallique quelconque; d'autres fois, c'est tout simplement par une ficelle, un ruban de fil, etc., ou bien une bobèche de chandelier, comme l'a vu Dupuytren; tantôt, enfin, c'est l'ellipse en acier, connu sous le nom de briquet, que les imprudents se placent autour de l'organe copulateur, en y comprenant même parfois le* Courses. L99 parties réagissent bientôt sur de pareils obstacles, qui né tardent pas à se trouver cachés au fond d'une rainure {dus ou moins pnofpode,etqui, par suite du boursouflement dont ils font cqme, amènent promptement la perforation de l'urètre ou de l'enveloppe fibreuse des corps caverneux, quand ils ne vont pas jusqu'à en produire la gangrène.
Les liées de fil, de corde , de ruban , n'embarrasseront jamaif sérieusement un homme de Fart; la pointe d'un bistouri ou de ciseaux bien affilés en triomphera toujours sans trop de difficultés. U en serait à peu près de mjtane d'un cercle d'osier, de jonc , de bois. Pour rompre un annepu d'4« bèse» d'ivoire, de corne, il faudrait user de ciseaux très forts ou de tenailles incisives. La lime , la scie , deviennent souvent indispensables pour diviser les corps piétjdUques. Ko pareil cas, un diamant tranchant serait un objet pt4ci»* , $1 on l'avait sons la ma». A moins qu'il ne fût d'une Uindft éyaiMftttr, le cercle le plia dur ne résisterait ptoba-
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blement pas à l'emploi de deux petits étaux à main , 8*3 était possible de le pincer.
L'engorgement est-il trop considérable, des mouchetures, des scarifications, sont d'abord pratiquées pour le diminuer. Ensuite on écarte autant que possible les bords de la rainure, afin de passer sous le corps constricteur une plaquette de bois, de métal, de linge, quand on le peut, pour protéger les parties contre Faction des instruments. Du reste , la scie, la lime devraient être dirigées presque en travers, bien plus que dans la direction du membre viril, et remploi des autres moyens se comprend assez de lui-même pour rendre tous autres détails superflus.
Un garçon âgé de sept ans , voulant ne plus pisser au lit 9 imagina de se lier la verge par le milieu avec un fil. La mère, qui ne s'en aperçut que le septième jour, me le conduisit à l'hôpital La peau , tranchée par le fil , s'était cicatrisée par dessus, et la ligature n'était visible que par les extrémités de son nœud. J'en fis l'extraction après l'avoir coupé , et il n'y paraissait plus dès le lendemain. L'urètre n'avait point été divisé.
§ IV. Section du frein.
Le frein de la verge, comme celui de la langue, se prolonge quelquefois beaucoup trop en avant. Il en résulte cbex certains sujets que, pendant l'érection , le pénis est forcé de se recourber en bas au point de rendre la copulation douloureuse et l'éjaculation difficile. Le remède à cette particularité est d'une application si aisée, que tous les hommes sont aptes à la faire. D'abord le repli anormal se déchire fréquemment de lui-même dans les efforts du coït. S'il résiste , la section s'en opère avec des ciseaux ou le bistouri. Une fois que le gland est bien relevé par un aide ou par le malade, le. chirurgien n'a plus qu'à tirer le prépuce par en bas , et , s'il adopte les ciseaux , à couper la bride d'avant en arrière autant que possible d'un seul coup. Si on préfère le bis* touri , il est à peu près indifférent de transpercer le fireio à s* base pour le diviser d'arrière en avant , ou bien de rinciser tout simplement du bord libre vers ses adhérences. Dam
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tons les cas, il convient de le séparer en rasant le gland, afin qu'aucune rugosité ne reste sur cette partie après la guérison. Sa destruction par les caustiques , avec le nitrate d'argent , etc., employés autrefois , et même encore aujourd'hui par quelques personnes, ne pourrait être adoptée que si le sujet avait une trop grande frayeur de l'instrument tranchant. Quoique toute espèce de pansement soit à peu près inutile , si l'individu était très irritable ou trop craintif, on couvrirait cette petite plaie d'un linge enduit de cérat et de charpie. H fout, du reste, avoir soin de ne pas laisser le prépuce long-temps dans la même place , s'il continue d'envelopper le gland. Autrement les parties pourraient se recoller, et l'opération manquer son but.
§ V. Adhérence du prépuce au gland.
La face interne du prépuce adhère parfois au gland (Tune manière intime. Lorsque cette infirmité n'est point compliquée de coarctation , elle n'entraîne , en général , aucun inconvénient notable , de façon qu'il serait imprudent de chercher à la faire disparaître au moyen d'une opération. Cependant, si elle rendait le coït impossible , comme on en cite des exemples , et que la personne voulût, à tout prix, en essayer la guérison, voici comment il conviendrait de s'y prendre. Après avoir détaché le prépuce par en bas , dans une étendue suffisante pour en permettre la section longitudinale, le chirurgien le disséquerait peu à peu dans toute sa circonférence , jusqu'à l'union du gland avec le corps de la verge. Pour empêcher les parties de se remettre en contact et de se ressouder comme auparavant , il fondrait tenir la peau retirée vers le pubis et la plaie couverte d un linge criblé, enduit de cérat, soutenu par de la charpie, une compresse et une bande ; enfin tenter tous les moyens convenables pour que les surfaces saignantes fussent obligées de se cicatriser séparément.
J.-L. Petit a justement fait remarquer que la destruction de ces adhérences n est ni facile ni dépourvue de douleur. A moins qu'elles ne se compliquent de phimosis, peut-être même serait-il mieux, quand elles comprennent toute la c»r-
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conférence du gland , de n'y pas toucher. Lors , an contraire , qu'une simple bride les constitue, ou qu'elles n'occupent qu'une des régions de l'organe, la déviation de la verge qui en résulte pendant l'érection , et la facilité plis grapde de les détruire, engagent à ne pas les respecter. M. Laugier (lj a tait voir que chez les enfants où le phimosis empêche ordinairement de les reconnaître , ou , tout 11 moins , d'en apprécier la disposition , l'amputation du prépuce > la circoncision , est ce qu'il y aurait de plus rationnel à tenter , pourvu toutefois qu'après cette excision le gland pût rester en grande partie découvert»
$ VI. Destruction du prépuce.
Au lieu d'être trop long et d'adhérer au gland, le prépuce peut èttft frop court. Celse, qui avait déjà songé i Aire disparaître ce vice de conformation , conseille de diviser circulairement la peau à quelque distance du gland, sur le corps de la verge, d'entraîner ensuite les téguments en avant, et de les fixer, à l'aide de fils, au-delà de l'extrémité libre deTorgane. Aujourd'hui on sait, à n'en pas douter, qu'une latte opération est inutile, que la cicatrice ne manque jamais dora» mener peu à peu îa peau en arrière, et de remettre les choses dans leur état primitif; mais il est probable qu'on réussirait mieux en décollant la portion antérieure du membre viril de ses enveloppes, dans l'étendue d'un pouce ou deux, de ma* nière à pouvoir les ramener, sous forme de gaine artificielle, jusqu'au-devant du méat urinaire. Seulement on aurait alow à prendre ses précautions pour que les adhérences de ce nouvel étui ne se prolongeassent pas trop sur le corps même du gland. Si le prépuce n'avait perdu qu'une petite quantité de son contour, et qu'il ne fût pas possible d'en faire disparaître l'échancrure en procédant comme pour le bec de lièvre, on aurait à disséquer plus ou moins loin les deux côtés de la division, afin de les rapprocher ensuite et de les réunir par la suture, après en avoir avivé les bords. Au total, il est évident que la posdéplastie offrirait , à la rigueur, autant de nuances que la chéiloplastie. M. Dieffenbach a prouvé, du
(1> drchiv. fài. <k »**., t. XXYII, ». 6.