‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 3)Chapitre 47 sur 98 · AGE · texte numérisé non relu

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' Nous feroni obserTer que celle femme a succombé à une pbihisie pulmonaire le Ircnlième jour de l'operation.

Ce tieilUrd, souffrani depuis long lemp.», étdit épuisé par la Géïie et la diarrhée; sa Tes.ie éiaii bien lua lade. Il •>>»« éleint tranquillement, un mois après atoir élé opéré. Le.« opérations sur le sw-ïc masrulin oni été pratiquée.^ au niojeu Ju jrorgeref corrigé d'Oawkins, excepté une seule par la uiéibode reclOTé5ira|e.

l>es neuf taillés du sexe féminin, cinq oni élé opérés par incision bi-lran5Ter>ale de l'ttréire et du col de la tessie, trois p:ir incision Terticale, une par le tagio. Uo Tieillard de 62 ans et une femme de 6S ans sont -estes arfectés d'ioeontineDce d'urine.

e. M. Castara ajoute :

Des 1,433 sujets du sexe masculin, 1,103 ont été opérés par la méthode de Marianus , ou du grand appareil ; 1 19 ont succombé ; ce qui donne pour mortalité : 1 sur 9 5^. T sont restés fîstuleux. 3.30 ont été taillés avec le gorgeret corrigé d'Hawkins ; 29 sont morts : 1 sur '-f . 3 sont restés fîstuleux. Des 59 opérés du sexe féminin, 50 l'ont été par dilatation de l'urètre; 2 ont succombé. 9 ont subi l'incision bitransversale de l'urètre et du col de la vessie.

Le plus grand nombre de ces calculeux a été fourni parles villes et communes situées au sud du département de la

Meurthe. La fréquence paraît en avoir diminué dans ce département. La ville de Lunéville en a donné , de 1738 à 1828 , 90, dont 6 morts des suites de l'opération.

1° Dans une période de trente ans. 56 ou 1 et Ys par an- 2"" Dans une deuxième période. . 30—1 par année. 3" Enfin , dans uns troisième. . 4 — f^ — Ce qui fait une diminution de H par période de trente ans.

On remarquera que la table publiée:par Saucerotte diffère delà mienne, dit M. Castara , quant au nombre des taillés , et pour ce qui regarde les résultats de l'opération. Les registres de lithotomie de notre hôpital ne remontent pas au-delà de l'an 1738. Je lésai fait transcrire exactement. J'ai moi-même collationné la copie à l'original et à des documents qui me viennent de mon aïeul, Sébastien Castara , chirurgien de l'hôpital Saint-Jacques et lithotomiste de la fondation du roi Stanislas, dans le même temps que Saucerotte. J'ai retranché avec soin les individus assez nombreux qui n'ont point été taillés , qui sont morts avant l'opération, ou ne figuraient là que comme fistuleux, Eh bien, de 1738 à 18^8, il n'y a eu que 1,492 calculeux opérés, dont 59 du sexe féminin. Je ne sais où Saucerotte a puisé ses renseignements d'une date antérieure, mais je suis porté à croire qu'il s'est glissé des erreurs dans son travail, il dit qu'au moment où il écrit, il y a eu 1,629 opérés, et 683 depuis qu'il est attaché à l'hôpital comme lithotomiste. Or, c'est au mois d'août 1765 qu'il a pratiqué sa première hthotomie, et de cette époque à la date de son livre 1801 , même inclusivement, il n'y a eu que 653 opérations : 62i pour le sexe masculin, et 29 pour le féminin. L'un compte 63 morts, ou 1 sur 9 H opérés ; l'autre n'en a que 2 : la mortalité sur les deux sexes réunis est 1 sur 10 f^. C'est dans cette série que se trouvent les 194 calculeux opérés par Saucerotte et ses collaborateurs avec le gorgeret modifié. Toutefois, je crois pouvoir en admettre 196, et 12 morts au lieu de 10, ce qui donne une mortalité de 1 sur 16 i.

Je ne prétends pas rabaisser les avantages du gorgeret tranchant , car c'est l'instrument que je préfère ; non pas la

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modiHcalion de Dosault, mais le {jorgcret qu'employaient mon aïeul et mou pOic, et qui se rapproche beaucoup de celui de Scarpa. Je'cherche sculemcut à rétablir les faits, afin d'approcher plus près de la vérité. La mortalité de 1 sur 16 serait encore un beau résultat, les opérés de tout ft{;e se trouvant réunis ; mais la statistique repose ici sur un trop petit nombre d'observations pour que l'on puisse espérer toujours une chance aus<:i favorable. Je trouve en effet des séries de 20, 30, et môme 50 opérations au j]rand appareil, sans rencontrer 1 mort. Conclura-t-onde laque l'on ne perdra pas 1 sujet sur 20, 30 ou 50 par la taille de Marianus? Certes , cela n'est pas possible. Des revers prochains se préparent , qui viendront bientôt détruire nos espérances et dissiper nos illusions !

Désirant connaître la différence des chances de succès des deux modes opératoires (Marianus, Hawkins), j'ai divisé en trois périodes de trente ans chacune l'espace de 1738 à 1828. Dans la première , il n'y a que des tailles au grand appareil; la seconde réunit les deux méthodes; la troisième, enfin , ne renferme que des opérés par le gorgeret modifié , excepté deux opérations par la taille recto-vésicale.

IVemicre période. . 836 opérés 96 morts. 1 sur 8 Î4 Deuxième période. . .5.38 — 45 — J — Il f;

Troisièmepériode. .118 — 0 — 1 — 1.3 i

C. Comme toutes les opérations dont quelques hommes se sont emparés à titre de spécialité, la lithotritie est proraptement devenue l'objet de spéculations industrielles, bien plus qu'un sujet de recherches véritablement scientifiques. Il est clèslors assez simple qu'on en ait atténué les inconvénients en même temps qu'on exagérait les dangers de la lithotomie. Ayant vu pratiquer et pratiqué moi-même assez souvent les deux opérations , j'ai pu en comparer la valeur sous tous les rapports.

B. Dangers de la lithrotritie et de la taille.

I. La (jravité de la lithotritis se rapporte, même par les procédés modernes :

a. A la douleur, qui est parfois très vive. Certains malades

la supportent avec plus d'impatience, s'en plaignent aussi vivement que de la taille à chaque séance. Elle paraît trouver sa source dans la distention , dans'le redressement que le iithotriteur, qui reste nécessairement droit sous les pubis , fait éprouver aux portions membraneuse et prostatique de l'urètre ;

6. Aux accidents nerveux. Certains malades éprouvent de telles angoisses pendant le broiement, qu'il en résulte bientôt des phénomènes nerveux tellement graves , que la mort en a quelquefois été la suite. M. Larrey, M. Leroy ont cité chacun un cas de cette espèce ;

c. A la fièvre. Une fièvre qui se montre sous forme de fièvre intermittente est souvent la suite de toute tentative de litholritie , quelle que soit la méthode qu'on adopte. Des frissons ou un violent tremblement l'annoncent ordinairement; la période de chaleur, puis la sueur arrivent , et l'accident peut s'arrêter là, mais il n'est pas rare de voir le pouls rester fébrile pendant deux ou trois jours;

d. A \ arthrite. Des douleurs articulaires, comme rhumatismales , qui deviennent parfois le point de départ d'une arthropatliie purulente grave, succèdent dans certains cas à ces accès de fièvre ;

e. A Vurétrite. L'irritation que la lithotritie laisse dans l'urètre se borne souvent à produire un léger suintement blennorrhagique qui se dissipe en deux ou trois jours. Quelquefois aussi la douleur reste as^ez vive au périnée pour rendre l'émission des urines pénible , pour obliger à ne recommencer qu'au bout d'une semaine et plus encore;

f. Aux ahcès de la prostate. Quand la contusion, la pression de l'urètre a été forte, la prostate elle-même s'enflamme et peut s'abcéder. Des exemples de cet accident ont été relatés par plusieurs praticiens ;

g. Aux éraillements, à des déchirements de Vurètre. Le redressement obligé de la portion courbe de l'urètre fait que ce canal se laisse souvent excorier, érailler, déchirer, d'où un sentiment de brûlure très pénible lors du passage ëes urines et des fragments de la pierre ;

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h. A Y infxltrution urinairc, qui est une conséquence presque naturelle de l'accidcnl inécéden». ;

i. Aux dcpôt'^ de même nature, qui succèdent inévitablement à l'infiltration urinaire, et dont on connaît toute la gravité ;

j. A Vorchile , qui arrive très fréquemment, et qui lait suite comme pour l'orchite blennorrhagique, à l'irritation établie dans la région prostatique de l'urètre, mais qui n'est pas en général de longue durée , et qui n'empêche pas toujours de continuer l'opération ;

Â-. A la phlébite, dont M. Leroy et quelques autres praticiens ont rapporté des observations , qui n'est ni plus ni moins redoutable comme point de départ ou comme conséquence, dans ce cas que dans tous les autres ;

/. A la cystite, qui a fréquemment été observée, signalée, et qui s'explique soit par le contact répété des instruments, soit par l'état anguleux des fragments déposés dans la vessie par le morcellement de la pierre ;

m. Aux perforations de la vessie, dont on a nié jusqu'à la possibilité, mais qui ont été observées chez le malade Turgot, et dans d'autres cas cités par M?*!. Breschet, Tanchou, Bancal, etc. ;

n. Aux blessures du rectum, qui ne peuvent guère exister sans la blessure précédente, et qui auraient une fistule rectovésicale pour suite la plus innocente ;

o. Aux pincements , aux déchirures delà membrane muqueuse soit du col, soit du corps de la vessie. Forcés de glisser dans une gaine commune , de frotter l'une contre l'autre à leur racine , près du calcul , les branches soit de la pince à deux branches , soit de l'anse Jacobson, soit des litholabes droits, tous les instruments lithotriteurs enfin exposent à cet inconvénient, qui, quoi qu'on en ait dit, arrive souvent, mais qui heureusement n'a que rarement des conséquences sérieuses ;

p. A Yhémorrhagie, qui, à part un léger suintement par l'urètre, n'a lieu que rarement, et dont iiM. Tanchou et Blandin seuls citent cependant quatre exemples devenus graves ;

q. A la rétention d'urine, qui lient à l'irritation , au gonfiemenl, aux lésions de toutes sortes , établis au col de la vessie et dans la région prostatique de l'urètre , ou bien à des fragments de calculs arrêtés sous les pubis ;

r. A Y incontinence d'urine, qui dépend de la contusion, de la distension des mêmes parties ;

s. A \ impuissance , qui s'explique de la même façon , à cause des canaux éjaculateurs et de leurs rapports avec la prostate ;

t. Aux p'agmeiits arrêtés dans l'urètre, tantôt derrière le méat, dans la fosse naviculaire, ce qui n'est pas grave, tantôt dans la région prostatique , ce qui est beaucoup plus sérieux , ce qui occasionne souvent des douleurs atroces et le plus grand embarras ;

n. Aux fistules du rectum, du périnée ou de l'urètre, qui ne sont que la conséquence de quelque autre lésion ;

V. A la nécessité de dilater quelques points rétrécis de l'urètre ou d'en inciser le méat;

X. A \ inflammation des uretères et des reins , qui reconnaît les mêmes causes que la cystite, et qui n'en est guère que l'extension, mais qui est ordinairement mortelle ;

y. A la péritonite, dont Dupuytren, MM. Tanchou, Leroy, etc., ont cité des exemples ;

z. A des instruments faussés ou brisés dans les organes, accident qui est arrivé à MM. Leroy, Heurteloup, Hervez , Maunoury, qui a plus d'une fois nécessité la taille et entraîné la mort comme chez l'ofScier dont parient les journaux anglais ;

aa. A X affaissement, à Y état typhoïde du malade, soit sans lésions matérielles apparentes , soit par infection purulente , accident qu'on a souvent observé , et que j'ai vu moi-même un certain nombre de fois;

hh. A la récidive, qui a été signalée sur douze à quinze des malades do M. Giviaie en France, sur un nombre à peu près égal de ceux qui ont été opérés en Angleterre ; MM. Ch.BelI, Liston, A. Gooper, Key, etc., ont parlé de ces derniers;

ce. Aux difficultés de V opération , qui sont parfois fort grandes à cause de la sensibilité, de IFétroitesse , de l'état

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