‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie (volume 3)Chapitre 8 sur 98 · KVSTES ET TUMEURS DE L'OV.VIRE · texte numérisé non relu

KVSTES ET TUMEURS DE L'OV.VIRE

par Portai, Dennian, dont IM. Key (1) conteste d'ailleurs les succès, IMIM. Rey, Ransden, qui,en ont aussi, dit-on, retiré chacun un {juérison, ne devrait pas être préférée à l'extirpation proprement dite.

§ II. Manuel opératoire. Couchée sur le dos, les membres pelviens modorénient étendus et fixés par des aides, la femme doit éire située de telle sorte que la partie la plus saillante du kyste se présente à l'opérateur. Celui-ci fait d'abord, parallèlement à l'axe du corps , une incision longue de quatre, six ou huit pouces sur le point le plus convenable de l'abdomen , se sert du doigt indicateur de la main gauche pour diriger le bistouri dès que le péritoine est ouvert, et s'occupe ensuite de la tumeur. Est-elle libre, mobile, peut-on l'isoler aisément, son pédicule est-il étroit, le chirurgien n'a ^i-'!" en lier solidement la racine et l'exciser en deçà avec le bistouri ou des ciseaux. Les adhérences qui l'unissent aux tissus ambiants sont-elles légères, faciles à détruire , il les fait disparaître à l'aide d'une dissection soignée, et se comporte, du reste, comme dans l'autre cas. Si elle était fongueuse, pourvue d'une large base, de vaisseaux sanguins volumineux , mieux vaudrait ne pas y toucher et refermer aussitôt la plaie. Si ses adhérences aux parois du ventre ne permettaient pas de l'enlever, on devrait y enfoncer le bistouri et l'ouvrir largement, de manière à la vider en en lier, et faire en sorte que le kyste pût être entraîné graduellement ensuite par la plaie du ventre. La position , les bandelettes emplastiques ou la suture seront employées , selon les cas , pour réunir la division, qui doit être d'ailleurs pansée le plus simplement possible.

Lorsque la solution de continuité est très étendue, les intestins ont une telle tendance à s'échapper au dehors, que la suture devient alors presque indispensable. Il en est à peu près de même toutes les fois que , pour enlever la tumeur , il n'a pas été nécessaire de l'ouvrir, ni d'occasionner un grand dégât à l'intérieur du ventre. C'est tout le contraire, lorsqu'on n'a fait que vider le kyste, ou qu'il n'a pas été possible d'extraire tout ce qu'on aurait voulu détruire. En supposant qu'on voulût s'en tenir à l'incision, il faudrait dabord

se mettre en garde contre l'épanchement, faire naître, au préalable , des adhérences protectrices , si elles n'existaient déjà, entre la masse morbide et les parois du ventre ; se comporter enfin comme s'il s'agissait d'un abcès abdominal ou d'une collection hépatique.

ARTICLE IV. — TaMEURS des parois abdominales.

' M. M'Farlane (1), qui dit avoir enlevé avec succès une tumeur hydatique de la région iliaque , fut moins heureux dans deux autres cas. Ouvrant par la ponction un kyste, entre le péritoine et les muscles, il vit la mort survenir le cinquième jour. Obligé d'enlever l'extrémité des deux dernières côtes avec une tumeur fibro-cartilagineuse qui s'était développée entre les muscles, il eut aussi à déplorer la perte du malade par suite de péritonite au bout de trente-une heures. Le kyste contenant une substance pulpeuse, analogue à celle du testicule, et qui communiquait avec le péritoine, permit cependant au malade de guérir, dans le cas cité par M. Basletta (2). Il en a été de même de celui dont parle M. Dufau et qui se rompit pendant un effort. M. Monod m'a fait voir une masse névromaiique ou athéromateuse du volume d'un gros poing, qu'il avait enlevée avec succès d'entre les muscles abdominaux ; mais j'ai dit au chapitre des tumeurs en général, et des tumeurs de l'abdomen en particulier, ce que le manuel opératoire peut avoir de spécial en pareil cas. Éviter le péritoine est ici l'indication essentielle. S'il fallait atteindre cette membrane, on aurait à se reporter aux règles de l'opération de la hernie ombilicale étranglée ou de l'opération césarienne, comme dans les cas de kystes de l'ovaire, etc.

ARTICLE V. — FISTULES stomacales.

Ayant parlé ailleurs des corps étrangers de l'abdomen, et devant parler de la gastrotomie , des fistules stercorales, des fistules urinaires, dans d'autres chapitres, je n'ai qu'un mot à dire en ce moment des fistules stomacales, biliaires, rénales.

(1) Encyclogr. des sc.méd., 1836, p. 54.

(2) Bulletin de Fémssae, t. X, p. 95.

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