XVI PRÉFACE
praticiens des départements ont bien voulu me communiquer. C'est ainsi que j'ai emprunté des matériaux à MM. Castara, chirurgien de l'hôpital de Lunéville; Chaumet et Moulinié, chirurgiens de l'hôpital de Bordeaux; Caffort de Narbonne , Buret de Caen, ïlaime et Tonnelé de Tours, Phihppe de Reims , Stollz de Strasbourg , Lallemand et Serre de Montpellier; Pichausel de Cleirac, Fristo de Sierck, Jacquier d'Évry, Robert de Chaumont, Lefèvre de Joinviile, Loreau de Valenciennes , de Mazières de Bergues , Jorret de Vannes , L'HerminieretRufz de la Guadeloupe, et de plusieurs autres. A Paris même, j'ai cru, pour être complet, devoir m'adresser à M. Roux pour les résections qu'il a pratiquées , à M. Leroy d'ÉtioUes , à M. Laugier , à M. Robert , à M. Sédillot , etc., pour certains procédés de leur invention, à M. Toirac pour ce qui concerne les dents.
J'ai obtenu des renseignements pareils de plusieurs praticiens étrangers. En Italie, M. Fabrizi m'a communiqué ses opérations à pratiquer sur l'oreille. J'ai reçu de l'Allemagne par MM. Sprengler et Adelmann des notions , des observations précieuses sur les résections pratiquées à Wursbourg. M. Rorhbye m'a indiqué ce que le Danemarck avait de plus remarquable. J'ai dû quelques renseignements du même genre à M. Baroni , à M. Peyrogoff pour la Russie, à MM. Ilysern et S. de ïocapour l'Espagne. M. Kerstd'Utrecht m'a fourni de précieuses données relativement à la Hollande. Une note étendue m'est venue de la part de M. Warren sur ce que ce chirurgien a fait à Boston. MM. Rodgers , Gibson, Paul Eve, Norris, m'ont aussi communiqué quelques faits. Mais les éclaircissements les plus détaillés que j'aie obtenus d'Amérique appartiennent à M.V. Mott.
Des renseignements , des notes sans nombre , m'ont surtout été fournis par M. Champion de Bar-le-Duc. Ce chi-
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rurgien, aussi remarquable par les qualités du cœur que par son immense savoir, m'a procuré à lui seul une infinité de faits relatifs àl'anaplastic , aux tumeurs, aux résections, aux difformités. Le lecteur se rappellera donc en lisant l'ouvrage que beaucoup de faits ou d'opinions dont je cite l'auteur, sans indiquer l'ouvrage où je les ai puisés, me sont ainsi venus par communication directe. J'ai pu , de la sorte, mettre en œuvre une foule de matériaux inédits ou peu connus, suppléer au silence de pays, de chirurgiens haut placés ou dignes d'être mieux placés dans la hiérarchie scientifique. Il en est résulté aussi qu'au lieu de lois, de préceptes, dogmatiquement formulés, je m'en suis volontiers tenu à l'accumulation des faits sur un point donné, lorsque ces faits m'ont semblé parler clairement d'eux-mêmes.
Des travaux de médecine opératoire ont , au surplus , été publiés en divers lieux et par divers auteurs depuis la rédaction du mien. Sans parler des nombreux articles insérés par M. Bérard dans le Dictionnaire en vingt-cinq volumes , des traités de M. Liston, de M. Syme, de M, Gibson, de quelques ouvrages allemands , je mentionnerai l'excellent Manuel de médecine opératoire de M. Malgaigne , les essais de M. Dieffenbach, de M. Korneziewski, de M. Mayor, de M. PI. Portai. Un ouvrage étendu, mais qui traite plus encore de la pathologie chirurgicale que de la médecine opératoire, a été livré au public par M. Bégin. Paris a vu paraître le commencement d'un traité du même genre, traité qui , conçu sur un plan plus large, semble devoir mettre mieux au courant des richesses chirurgicales actuelles que celui du professeur de Strasbourg , et dont on attend la fin avec impatience ; je veux parler de l'ouvrage de M. A. Vidal (1). Si
(1) Traiié de pathologie externe et de médecine opératoire. Paris, 1839, 1. 1 et II, in-8°.