XIV PRÉFACE
dû ajouter de nombreux chapitres à mon premier ouvrage. Une classe tout entière d'opérations a été créée de nos jours, c'est la classe des opérations relatives aux difformités. J'y ai consacré un long article. La section des cicatrices , des brides , des tendons , des muscles rétractés , avait ainsi besoin de trouver place dans un traité dogmatique. Je ne pouvais pas négliger davantage les opérations relatives aux maladies de l'ongle, aux maladies de l'épiderme, aux maladies des dents. Les opérations qui concernent la vaccine, l'application des ventouses, des moxas, des sangsues, du cautère, de la saignée , etc., ne pouvaient pas non plus être passées sous silence. Les restaurations d'organes m'ont conduit à établir la grande classe des anaplasties; de sorte qu'en y ajoutant ce qui est relatif aux abcès , aux fractures , aux généralités de la médecine opératoire, je suis arrivé à composer un premier volume et la moitié d'un second dont il n'y avait pas trace dans l'ancienne édition.
Gomme opérations spéciales qu'il a fallu traiter aussi à neuf ou sur un plan plus large, j'ai rencontré celles que nécessitent la nombreuse série des tumeurs, puis celle des résections. D'autres maladies, les fentes du périnée , les fistules vésico-vaginales , les polypes de l'urètre, sont également devenus l'objet d'articles presque complètement nouveaux ; si bien que le livre entier est en réalité complètement refondu, et augmenté de moitié.
Les raisons que j'avais données pour ne point indiquer les sources où j'ai puisé, n'ont pas paru suffisantes à la plupart des personnes qui se sont occupées de mon œuvre. Cédant au vœu qui en a souvent été exprimé, j'ai suivi cette fois une marche contraire. Néanmoins ce nouveau plan a tellement pris sur l'espace destiné au texte, qu'il a fallu le modifier un peu dans les deux derniers volumes ; je m'en suis abstenu ,
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par exemple, pour les sujets dont j'ai traité ailleurs, soit dans le Dictionnaire de médecine, soit dans ma Tocologie , soit dans mon Anatomie, soit dans les mémoires particuliers dont le titre se voit en tête de ce livre. Sous ce point de vue, je dois rappeler, comme en 1832 , que mon intention n'a jamais été de faire l'histoire de la chirurgie ; que si je cite souvent les travaux des autres, c'est uniquement par esprit d'équité, pour mettre ceux qui me hsent au courant de ce qui a été fait par les anciens comme par les modernes aussi bien que par moimême, pour qu'après m'avoir lu l'élève et le praticien sachent à quoi s'en tenir sur la question qui les occupe.
N'étant pas toujours en mesure de vérifier les faits annoncés par certains auteurs, je ne me suis d'ailleurs point porté garant de leur dire, et je leuren laisse toute la responsabilité: Mes citations alors n'ont d'autre but que d'éveiller l'attention du lecteur, de lui apprendre qu'à tort ou à raison on a mentionné tel fait, émis telle opinion. Je me suis même aperçu que des écrivains auxquels j'empruntais de la sorte des matériaux d'une certaine valeur étaient souvent inexacts. Je puis à ce sujet indiquer les recherches de Jaeger sur les résections. Les soupçons d'inexactitude qui m'étaient venus sur le compte de cet écrivain ont été pleinement confirmés depuis dans la thèse de M. Vulfrand Gerdy.
Convaincu, que pour être utile aux élèves et aux autres lecteurs dans un ouvrage classique , il importe de faire un examen, une revue aussi complets que possible des richesses que possède la science, persuadé que le nom des hommes et la diposition des lieux ne changent point la nature des faits honorablement racontés , je me suis adressé à tout le monde pour obtenir des renseignements précis. Ne pouvant croire que ce qu'il y a d'intéressant en chirurgie soit renfermé en entier dans Paris, j'ai reçu avec satisfaction ce que plusieurs