‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 105 sur 209 · SANGSUES · texte numérisé non relu

SANGSUES

obligés de se replier vers les tissus vivants (1 55) , et manquent (Fig. 155.) rarement de

s'attacher assez vite. Quelque fois cependant ils restent comme endormis vers le fond du vase et ne s'en éloignent que si on en approche quelque corps froid. En supposant que les sangsues mordent bien sous le verre qui les renferme , il n'en résulte pas moins l'inconvénient d'en rapprocher trop les piqûres, si on se sert du petit verre , ou de les voir fré- ....-.^^-...^^^.^ quemment se concentrer comme sur un cercle à la circonférence du grand. Aussi se sert - on généralement de la m;iin garnie d'un linge, à la place du vase dont je viens do parler. ^ On rassemble alors les sangsues dans une compresse pour les appliquer aussitôt sur les téguments, de manière à tenir modérément serré le linge tout autour de la plaque de peau que recouvrent les sangsues (156). Si on ne

prenaitpas cette précaution,les sangsues s'échapperaient bientôt, et

se perdraient en serpentant!

de tous côtés Laipe-

tite cuvette en fil d'ar{^ent , en forme de coquetier , que quelques personnes ont imaginé à cet effet , est un instrument inutile. Les doigts , la pince , le verre et le creux de la main garnie de linge , sont à la portée de tous et suffiront toujours.

Il n'est utile, après tout, d'appliquer les sangsues une à une que sur certaines régions, sur quelque cavité tapissée de membrane muqueuse par exemple. On voit que la sangsue est attachée, à 1 élargissement et au mouvement de succion de sa .pompe, autiint qu'à la douleur qu'elle cause. Le temps qu'elle met à se remplir varie d'une demi-heure à une heure et demie. Elles acquièrent ainsi trois , quatre ou cinq fois leur volume. Si les sangsues ne tombent pas d'elles-mêmes , on leur fait lâcher prise en les saupoudrant de sel , de tabac, ou, mieux encore, de cendre. Les enlever de vive force , ou par des pressions sur la peau , exposerait manifestement à leur déchirer la bouche, à laisser dans les tissus quelques parcelles de leur ventouse. Les personnes qui ont conseillé de couper l'extrémité postérieure de la sangsue , afin d'obtenir une saignée plus abondante , ont oublié que cette opération fait tomber à l'instant l'animal. En lui traversant la queue avec un fil, pour en maîtriser plus facilement la progression , on s'exposerait à l'empêcher de mordre, et peut-être à la faire mourir bientôt.

Chaque sannsuc tire de deux à quatre gros de sang. Leur piqûre en laisse parfois couler autant, et je ne sais pas s'il est permis de croire, comme on l'a dit, que la sangsue absorbe deux fois et demie son poids de ce liquide.

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