XXII APPENDICE
M. Hysern, je pratiquai pour la première fois ]sLhlépharoplastie 8ur une fille de vingt ans, pour restaurer une perte de substance de la moitié externe des deux paupières de l'œil gauche. J'employai une méthode qui m'appartient et que j'ai appelée temporo-faciale. Le succès fut complet.
»En juillet 1833 je pratiquai de nouveau la blépharoplastie temporo-faciale pour restaurer la totalité de la paupière inférieure, que j'extirpai préalablement dans la même séance à cause d'un uœvus maternus qui l'avait envahie avec la conjonctive oculaire jusqu'à la moitié inférieure de la base de la cornée. Le résultat fut assez satisfaisant, la nouvelle paupière fermait parfaitement l'œil avec la supérieure qui avait des mouvements libres.
B. »En août 1833 j'ai fait la rhinoplastie par la méthode indienne sur un homme de quarante-huit ans, auquel j'avais extirpé un ulcère cancéreux qui affectait le nez , l'échancrure nasale du maxillaire supérieur gauche et presque tout l'os pyramidal du même côté en s'étendant inférieurement jusqu'au tiers supérieur de la lèvre supérieure. L'opération réussit, l'énorme plaie du front se réduisit à une cicatrice cruciale d'un pouce et demi de longueur dans sa branche transversale, de moins d'un pouce dans la verticale, de deux à trois lignes de largeur dans presque toute son étendue, de quatre à six lignes au centre, c'est-à-dire au croisement des branches.
))En septembre 1837, j'ai pratiqué un autre rhinoplastie par la méthode italienne, à cela près qu'au lieu de prendre le lambeau au hasard sur le membre , je le tirai de l'endroit où il y a le plus de nerfs et de vaisseaux cutanés , c'est-àdire de la partie entéro-externe du bras et de la partie la plus prochaine de l'avant-bras à la terminaison de l'artère humérale profonde , à la sortie dos rameaux superficiels du nerf radial. L'adhérence du lambeau eut lieu dans plus des trois quarts de son coniour. Quinze jours après j'en coupai la base ; mais, malgré toutes les précautions possibles, la gangrène s'en empara , sauf un pouce de son extrémité supérieure qui resta en place et vivante.
» Au mois d'octobre suivant je pratiquai une autre rhino-