XXVI APPENDICE
l'intéresser , je disséquai les nerfs buccal, dentaire inférieur et lingual , entre le muscle ptérygoïdien et la branche de la mâchoire, puis je les pris avec des érignes mousses. Je me suis assuré , et plus de vingt personnes, la plupart chirurgiens distingués , s'assurèrent aussi que c étaient bien les nerfs que je tenais dans les érignes. Alors je glissai jusqu'à leur partie supérieure un bistouri boutonné, très étroit, dont je tournai le tranchant contre les nerfs. En tirant en même temps l'érigne de l'autre main, j'ai pu en faire la section supérieure , évitant ainsi l'artère maxillaire interne et tout autre vaisseau; je respectai aussi le ligament latéral interne de la mâchoire, et je terminai en les coupant à la partie inférieure avec des ciseaux.
i) M. Obrador, alors professeur à l'École royale de médecine de Madrid; M. S. deToca,l'undeiios opérateurs les plus distingués ; M. Arnero et M. Quintanar, actuellement médecins et chirurgiens très habiles , furent mes aides dans celle opération. Les douleurs nerveuses cessèrent immédiatement. Lorsqu'elles reparurent après quelques mois, elles furent extrêmement légères : jamais elles ne sont redevenues aussi fortes , aussi insupportables qu'auparavant.
H. »J'ai opéréhuii pupilles artificielles : 1° deux en septembre 1833 dont une avec succès ; 2° deux autres en août 1835 sans aucun succès j 3° deux en juillet 1836 avec succès; 4» une en août 1837 pour atrésie complète de la pupille, avec succès; 5" une en septembre 1837 pour leucoma compliqué de cataracte. Ici je fis l'opération de la cataracte par extraction, oi la pupille artificielle en même temps, par un procédé qui m'appartient, et qui est une modification de celui de Wenzel pour l'iridectomie. L'opération eut un plein succès.
L » En juillet 1835, je fis à la clinique chirurgicale de l'Ecole de Madrid l'extirpation complète d'un goitre dégénéré , du volume d'une tète d'adulte, à deux lobes bien séparés. Je commentai par lier les quatre artères thyroïdiennes ainsi que les veines correspoudantes énormément développées , et je terminai par l'extirpation de la glande malade. L'extirpation réussit ; mais le malade succomba un mois et demi après à une