‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 17 sur 209 · XXXII APPENDICE · texte numérisé non relu

XXXII APPENDICE

de l'iliaque externe, pratiquée par M. Petrunti, pour un anévrisme inguinal , a par compensation été suivie de succès.

Des exemples de ligature de l'artère sous-clavière ont été publiés par M. Syme (1) qui fut obligé ensuite dans un cas de désarticuler l'épaule. M.Woodroffe m'a dit avoir obtenu un succès complet de cette opération. Chez un malade observé par M. Neret (2), l'anévrisme de l'artère sous- clavière gauche s'était porté dans la poitrine , et ouvert dans le poumon. Une ligature de la sous-clavière , par suite d'une blessure de l'axillaire , a déterminé la gangrène du membre , nécessité la désarticulation du bras, et causé la mort, chez un malade de M. Haspel (3).

Arrêté par le gonflement du membre, dans un cas de gangrène par suited'uneblessure de l'artère brachiale, M. Petrunti (4) a lié le vaisseau en passant un ruban au travers dubras, avec une aiguille à séton , pour le nouer sur la peau couverte d'une compresse graduée. Le succès a été complet, et l'auteur dit que son maître a réussi de même sur un soldat. Un chirurgien militaire, M. Haspel (5), a vu aussi des blessures de l'arcade palmaire, de l'artère pédieuse, etc., guérir sans nécessiter de ligature.

Un malade auquel M. Lallemand (6) avait lié l'artère fémorale, pour un anévrisme variqueux , fut pris le sixième jour d'une hémorrhagie qui nécessita la ligature de l'iliaque externe, et qui n'empêcha pas la mort d'arriver par suite de nouvelles hémorrhagies. Ayant lié l'iliaque externe , et voyant la gangrène de la jambe s'établir, M. Syme (7) eut recours à la ligature de l'iliaque commune , et ne craignit pas de désarticuler la cuisse un peu plus tard sur le même malade , qui ne tarda pas à mourir. Ayant pratiqué la ligature de l'iliaque externe pour un énorme anévrisme vari-

(1) Edijmb. nicd. andmrg. ioiirn., vol. GXXXVII, p. 338.

(2) Archiv. de méd., juin 1838. — L'Expérience, t. III, p. lOC.

(3) Gaz. des hôpil., 1839, p. 18G.

(4) Gaz. méd., 1839, p. 18G.

(6) Gaz. des hôpil., 1839, p. 190, 191.

(6) Archiv. gén. de méd., 1838, t. III, p. 370.

(7) Edymb.mad. und sunj. jomu, vol. CXXXVII, p. 37J.

APPENDICE. XXXlli

queux du pli de l'aine, M. Morisson (1) vit de violentos douleurs s'établir dans la jambe du côté malade, et la mort survenir au bout dft deux jours. Un cas d'anévrisme traumatique diffus de l'artère fémorale a été guéri au moyen de la compression dans le pli de l'aine, par M. Gastara.

L'anévrisme popliic s'ouvrit et suppura chez un malade auquel M. PI. Portai (2) avait lié l'artère fémorale par la méthode d'Anel, et qui eut une gangrène assez étendue au talon. J'ai moi-même lié avec succès l'artère fémorale pour une tumeur érectiie des condyles du fémur.

§ V. Adoptant mon procédé pour le traitement des varices, M. Liston dit avoir réussi en enlevant les épingles au bout de quarante-huit heures. Je suis d'autant plus étonné de co résultat que j'ai appris par expérience que dix à quinze ou dix-huit jours étaient réellement nécessaires pour oblitérer définitivement la veine ainsi étranglée. Traitées par M. Melvin (3) au moyen de l'épingle et de la suture entortillée, les varices ont très bien guéri. Craignant que l'étranglement, soit par m.on procédé, soit par le procédé de M. Davat, ne suffise pas pour oblitérer les veines, M. Bonnet (4) associe la cautérisation avec la potasse au traitement des varices par les épingles. Le procédé de M. Gagnebé (5) que j'ai indiqué en 1832, et qui consiste à passer un fil autour de la veine sons les téguments, par une simple piqûre de la peau, a, dit-on» réussi entre les mains de M. Ricord (6).

§VL Un cas curieux de litholritie a été publié par M. Taron(7).Un homme âgé de trente ans s'introduit un cordon de soulier dans la vessie j des concrétions lithiques s'établissent sur ce corps étranger, que trois ou quatre séances de lithotritie suffisent pour morceler et pour extraire. D'autres renseignements prouvent du reste que ce malade a succombé aux

(1) Gaz. méd. de Paris, l83S, p. 682.

(2) Gaz. méd., 1839, p. 298.

(3) Eiicyclcgy. dcx se. méd., 1839, p. 276.

(4) Thèse n. 5. Paris, 1830.

(5) Archiv. gén. damci., mai 1839, p. 30. (G} Gaz. des hôpil., 12 juin 1839.

(7^ Ibid., 1839, p. 26G.

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