XXXIV APPENDICE
suites de l'opération (1). J'ai gucri de mon côié, en juin 1839, un jeune homme ûgé de 18 ans, en une seule séance de 11thoiriiie , d'un calcul de huit lignes.
^ VII.Des exemples d' amputation dans le cas de gangrène non limitée ont été publiés en certain nombre depuis l'impression de l'article que j'ai consacré à cette question. M. Segond (2) ayant amputé ainsi le bras, perdit son malade le vingt-deuxième jour, mais parce que celui-ci, dit l'auteur, s'était obstiné à ne prendre aucune sorte d'aliment après l'opération. Trois malades amputés des deux jambes à la fois par M. Luke (3) pour gangrène des pieds, suite de fièvre typhoïde, ont au contraire très bien guéri.
Dans une fracture près du genou, l'un des fragments comprimant les vaisseaux poplités, amena le sphacèle de la jambe. M. Smith (/»•), qui amputa la cuisse avant la délimitation de la gangrène, guérit son malade. Dans le cas de M. P. Eve (5), la gangrène avait gagné la cuisse ; on amputa au niveau des trocbanters.Laguérisoneut lieu en six semaines. M. Morisson (6), opérant à la cuisse pour arrêter une gangrène de la jambe résultant d'un coup de fusil, ne fut pas moins heureux.
§ VIII. Voulant amputer le bras à la manière de M. Onsenort, et réséquer l'acromion, M. Voisin (7) croit, à tort, proposer là un procédé nouveau. Un malade dont M. Lision (8) a excisé la tête de l'humérus droit pour cause de carie, paraît s'être très bien rétabli. On annonce qu'une amputation pratiquée dans l'articulation huméro-cubilale par M.Blandin (9; a été suivie do succès. Sur huit amputations, une de cuisse , deux de jambes, une de bras , deux d'avant-bras , une du doigt médius , une du premier métatarsien, trois ont
(1) Journal de Scalpel, w l", juin, 1839.
(2) Gaz. méd., 1837, p. 523.
(3) Ibid., 1S39, p. 104.
(4) Giiz. inéd., 1839, p. 43.
[b) Lanc. franc., t. XII, p. 540.
(Gj Ibid. — Med. chir. rev., oci. 1838 .
(7) Gaz.méd., 1839, p. 92.
(8) Env.ijcloiif. 1839, p. 233.
;y, G<r.. des hôpil.. 183D, p. 173.