‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 25 sur 209 · CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION

C'est l'unique base qui cniraînc les mômes idées pour tout le monde. A son aide, il n'est personne qui ne sache aussitôt où doit se trouver trépan, cataracte , empyème, taille , etc. ; tandis qu'en imitant Sabatier ou Delpcch , on aurait d'abord à se demander si de telles opérations appartiennent plutôt à plaies et corps étrangers qu'à fractures ou épanchements , puisa voir dans quel ordre ces divers chapitres ont dû être classés à l'égard l'un de l'autre. La nature , les causes des maladies sont trop peu connues ou trop variables pour servir de fondement à la classification des opérations. En procédant exclusivement par appareils de fonctions, ou par systcBie organique, on part de points assez fixes, il est vrai, mais qui obligent à rassembler les objets les plus disparates ( fistules salivaires , hernies abdominales , polypes du rectum , etc. ) , ou bien à en éloigner d'autres (corps étrangers dans la trachée et dans l'œsophage, trachéotomie, œsophagolomie, etc.), qui ont entre eux la plus grande analogie.

On peut envisager ici les opérations sous deux points de vue généraux: 1" comme sujets indépendants, et les classer d'après leur plus ou moins d'analogie ou do différence ; 2" comme ressources thérapeutiques , et les soumettre aux mêmes divisions que les affections qui les réclament. En pratique, lapreniière de ces méthodes n'est applicable qu'au plus petit nombre d'entre les opérations, à la trépanation, à l'amputation, aux ligatures des artères, à la suture, par exemple. Les incisions, les extractions, les opérations spéciales, ne peuvent vraiment pas s'en accommoder. La seconde serait encore plus difficile à généraliser; car si la cataracte, la fistule lacrymale, le bec-de-liôvre, etc., peuvent servir de têtes de chapitre dans un livre de médecine opératoire , il n'en est plus de même des fractures compliquées , des caries articulaires, de la gangrène, des plaies par armes à feu. Voyant, par les difficultés contre lesquelles tous les auteurs ont vainement lutté jusqu'ici, qu'il me serait impossible de créer une classification systématique un peu régulière , j'ai cru devoir me décider en faveur du plan le moins fatigant pour les élèves ; ce plan se rapproche plus de l'ordre anatoniique que Mo tout autre j c'est le seul, à quelques niociifica lions

près , qu'il soit permis de suivre dans les amphithéâtres , et dont M. Dubois (1) ait cherché à faire ressortir les avantages. Fondé sur le même principe que celui de mon traité d'anatomie chirurgicale , il me permettra de placer dans une première classe toutes les opérations générales , et de réserver pour une seconde classe les opérations spéciales. Il m'a semblé ensuite que, pour les opérations spéciales, le mieux était de parcourir le tronc de la tête au bassin , en prenant tantôt l'opération elle-même , tantôt les maladies , et tantôt l'organe ou les parties qui la réclament , pour guide ou pour titre. N'ayant eu d'autre intention, en adoptant cette méthode, que de rendre l'iiktelligence des objets plus facile et d'aider autant que possible à la mémoire du lecteur, je n'y attache d'ailleurs aucune importance, et la livre sans regrets à la critique des hommes capables de la juger.

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