‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 35 sur 209 · savait par les exp3fio.i33j de Bicli.it, ca-nns pa. çilb · texte numérisé non relu

savait par les exp3fio.i33j de Bicli.it, ca-nns pa. çilb

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des physiologistes du 'xvii= et du xviii« siècle , que l'air atmo.s|)lK''iifiue , iiilroduii dans le cœur, peut tuer les animaux. Apièsavoir nuiliiplié, varié presqueàriiifini ses essais, Nyslon conclut, en 1809, que l'air injecté par les vejnes, en certaine quantité, fait en elîrt mourir; mais il soutint, ain'^i que l'avait déjà fait Langrish en 1746, que c'est en arrêtant les mouvements du cœur, et non pas en anéantissant les fonctions du cerveau, comme l'avait cru Bichat.

Plus tard les expériences de Barry, expériences dont j'ai été témoin , et surtout celles de M. Poiseuille , que j'ai également suivies, montrèrent, comme celles de M. Magendie , non seulement que, poussé artificiellenient dans le cœur, l'air produit rapidement la mort, mais encore que ce gaz peut s'in^ troduire spontanément dans les veines préalablement ouvertes. Il faut ajouter néanmoins que les observations de M. Poiseuille ne"permettaient guère d'admettre ce phénomène comme possible que pour les veines sujettes au pouls veineux, ou dans lesquelles on remarque un véritable reflux du sang pendant la vie, c'est-à-dire pour les grosses veines qui dépassent de quelques pouces le sommet de la poitrine. Hors de là en effet, l'aspiration soit du cœur, soit du thorax, ne paraît plus avoir aucune prise sur la colonne sanguine. La pression atmosphérique , aplatissant aussitôt le calibre du vaisseau entre l'ouverture de la veine et le sommet de la poitrine , semble mettre un obstacle invincible à la pénétration de l'air du côté du cœur.

Bestait à chercher pourquoi le sang peut ainsi refluor à une certaine distance,''et non à quelques pouces au-delà : M. Bér rard aîné s'est chargé de ce sein. L'examen analomique, une dissection attentive des parties, lui ont démontré, comme j'ai pu souvent le constater de mon côté , que les veines jugulaire interne, sous-clavière et axillaire, sont naturellement unies aux os ou aux muscles du voisinage par des lames ou des brides fibreuses tellement solides qu'elles restent béantes à la manière des canaux inertes quand on vient à les ouvrir; d'où il suit que jusqu'à deux ou trois pouces au-dessus du sternum, c'est-à dire jusqu'auprès du larynx, la veine jugulaire interne ne s'aplatit point sous la pression de Vatmo-

iÔ OPÉRATIONS EN GÉNÉRAL.

sphère, lorsque le sang cesse de la remplir, qu'il en est de même de la veine sous-clavière dans toute sa longueur, et de la moitié supérieure de l'axillaire.

Par des expériences récentes nous avons vu que des chiens de diverses tailles, des chevaux et des mulets ayant reçu de l'air dans les veines, soit par injection, soit par aspiration, sont presque tous morts au bout de cinq à quarante ou cinquante minutes, lorsqu'il s'introduisait une quantité considérable de ce gaz dans le cœur. Pour cela , néanmoins, il fallait que l'ouverture du vaisseau eût de deux à six lignes de diamètre, qu'elle fut tenue béante, et qu'elle eût lieu dans les régions indiquées par MM. Poiseuille et Bérard. Nous avons vu aussi que l'introduction de l'air était annoncée par un bruit sourd , ordinairement manifeste, quelquefois presque inappréciable, une sorte de glouglou dans le cheval, et non pas par un sifflement on un r en ipetnent, comme l'ont indiqué quelques personnes. De l'agitation, des mouvements convulsifs , des attaques épileptiformes, annonçaient bientôt le danger et formaient les préludes ordinaires de la mort. L'autopsie cadavérique permettait de constater la distension de l'oreillette et du ventricule droit du cœur , la présence dans les cavités de cet organe d'un sang rouge mêlé à une grande quantité d'air et complètement mousseux, d'une ff mousse sanguine » déjà notée par M. ^lagcndie. Dans quelques cas , on a observé la même disposition dans les cavités gauches du cœur , et la présence de l'air dans les vaisseaux mêmes du cerveau. Du reste, l'ouverture des veines jugulaires du côté de la face , ou de la veine axillaire dans sa partie inférieure, et à plus forte raison des veines brachiales, n'a été suivie d'aucun accident.

Au total , ces expériences , demandées par l'Académie de médecine en 1837 et faites en présence d'une commission dont je faisais partie, par M. Amussat d'un côté, par M. IJartlielemy de l'autre, démontrent, comme les anciennes, (jue l'air peut s'introduire spontanément dans le cœ.ur , et tuer l'animal par l'ouverture d'une veine; à la condition , toutefois, qtie cette ouverture aura au moins deux lignes de diamètre , qu'elle existera près du sommet de la poitrine , et qu'elle lais-

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