‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 48 sur 209 · PINCES A ARTÈRES ET A DISSÉQUER · texte numérisé non relu

PINCES A ARTÈRES ET A DISSÉQUER

Fig. 4. )

ARTICLE I«. — Pinces.

§ I. Pinces à pansements.

Plus connue encore sous le titre de pince à anneaux , la pince à pansement , toujours composée de deux branches qui se croisent et s'articulent à la manière des ciseaux, offre néanmoins quelques variétés dans sa forme. Au lieu d'être portés par l'extrémité de chaque îjranche, comme autrefois (3) , les anneaux de la pince d'aujourd'hui se trouvent tout-à-fait en dehors de son axe (4). Il en résulte qu'étant fermé , l'instrument se réduit à une tyge cylindrique, et qu'en l'ouvrant on n'a pas besoin d'autant d'espace pour obtenir le même écartement.

Il est bon que le bec n'en soit pas trop émoussé, et qu'il soit taillé en dedans d'engrenures qui lui permettent de bien saisir les objets.

Du reste, il faut avoir soin d'en tenir l'articulation souple, afin de s'en servir librement et sans efforts.

Qu'il y ait après cela quelques ciselures vers le point de croisement, ou qu'il n'y en ait pas, c'est un point qu'il faut abandonner au goût de chacun.

Les pinces à anneaux servent à enlever les pièces de pansement qui couvrent les plaies , à porter au fond des cavités différents objets , à extraire des excavations ou de la profondeur des solutions de continuité tous les corps qu'il importe d'en retirer. En somme c'est un instrument destiné à remplacer les doigts partout où ceux-ci ne pénétreraient qu'avec difficulté.

§ II. Pinces à artères ou à disséquer. \

Les pinces à artères , les mêmes que celles dont on se sert dans les salles de dissection, ne ressemblent presque en rien aux pinces à anneaux. Devant s'écarter par sa propre élas-

licite , ne pouvant se fermer que sous la pression des doigts , qui la saisissent presque toujours comme une plume à écrire, Ja pince à artère doit être assez souple pour ne pas fatiguer la main , assez élastique pour s'écarter d'elle-même sans liésiter, et taillée en forme do lime à sa partie moyenne (5), pour ne pas glisser d'entre les doigts. Celles dont les deux iF'g- o.) jan^çg sont lisses et convexes en dehors vers le mi" lieu ne sont presque plus employées maintenant.

La pince dite valet à patin (G) , et qui , à l'aide d'une traverse à double bouton , se fixe ^'^'^' -^ au degré d'ouverture qu'on désire, n'est près- H que plus usitée maintenant. J'aurai néanmoins occasion d'y revenir plus d'une fois dans le cours de cet ouvrage.

Il en est de même des différentes sortes de pinces à ressort , à coulisse (7) , qu'on désigne aujourd'hui sous le nom de pinces d II (Fig. T-) torsion.

La pince à artère, encore connue sous lo nom de pince ù ligature, est d'abord destinée à saisir au fond des plaies les différents vaisseaux qu'on a l'intention de lier ou de tordre. Elle sert ensuite à enlever les lambeaux , les escarres , les corps étrangers dont il convient de débarrasser les blessures ou les plaies. Enfin, on l'emploie pour maintenir ou pour fixer dans une position déterminée les bords de certaines [)laics, les bords de quelques replis naturels, et les différentes couches de lissus qu'il est utile d'inciser dans le cours des opérations. Il esl vrai qu'à la rigueur on pourrait leur substituer la pince à anneaux dans une foule de circonstances , do même que celle-ci serait quelquefois remplacée sans inconvénient par les pinces à disséquer. Seulement la pratique montre bientôt que celle dernière convient mieux pour les objets déliés, glissants ou fugaces, et l'autre pour les cas qui exigent moins de force , d'altcnlion ou d'adresse.

Une pince à dissection se terminant par trois petites dents,

CISKAUX.

de souris, deux d'un côté et une de l'autre, est d'un avantage extrême dans une foule d'occasions. Il serait bon, en conséquence , de l'ajouter aux autres dans l'étui commun.

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