LAINE
laine , jointes au prix p'us élevé do cette substance , font éj^alement qu'on ne la substituera point d'une manière générale aux matières dont il vient d'être question; si bien que la charpie me paraît devoir résister aux attaques dont elle a été l'objet depuis quelques années, et mériter en définitive la préférence dont elle jouit dans l'art des pansements depuis près d'un siècle.
5 III. Eponge. Quelques autres substances sont cependant encore employées dans certains cas en place de charpie ; l'éponge, par exemple , réduite en fragments , peut servir de boulettes , de bourdonnets ou de tampons , lorsqu'il s'agit de comprimer ou de dilater l'intérieur de quelque plaie , d'absorber les liquides de certains clapiers. En les choisissant volumineuses et larges , les éponges permettent de comprimer mollement quelques régions flasques ou inégales du corps , l'abdomen par exemple ; toutefois , l'éponge ne peut être comparée à la charpie que sous un très petit nombre de points de vue , et ce n'est guère que dans les premiers pansements qu'elle peut être indiquée.
5 IV. L'agaric et Vamadou sont à peu près dans le même cas. Ces substances , utiles pour régulariser le contour des articulations , et à titre de remplissage sur toutes les régions inégales , d'un avantage réel encore quand il s'agit de comprimer quelque partie saillante et large , la mamelle par exemple, ou quelque point très circonscrit, ne conviennent que rarement pour couvrir les solutions de continuité proprement dites après le premier pansement. Du reste , il faut les choisir douces, souples, d'une consistance égale sur tous les points de chaque plaque , et bien conservées. On en fait des lames de dimensions variables, tantôt très petites, tantôt très larges, qu'on applique parfois isolément sur la région malade , et le plus souvent en les entassant , en les superposant de manière à former une sorte de pyramide, dont la pointe appuie sur la peau, ou regarde l'atmosphère. C'est en général pour remplacerles différentes sortes de compresses graduées qu'on se sert quelquefois de l'agaric ou de l'amadou, tandis que l'éponge est plutôt destinée à remplacer le coton ou les masses de charpie, les gâteaux ou les boulettes.