‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 61 sur 209 · COMPRESSES · texte numérisé non relu

COMPRESSES

On donne le nom de compresses à différentes pièces de linge destinées à recouvrir les plaies. 11 y en a d'ailleurs de forme très diverse. Elles sont construites avec la toile de chanvre , la toile de lin , la toile de coton , la soie ou la flanelle ; mais plus particulièrement avec la toile.

ARTICLE h', — Forme des compeesses.

(Fig. 43.) Lorsque le linge qui prend le nom de compresse offre les mêmes dimensions dans ses deux principaux diamètres (43), on l'appelle compresse carrée. Si ce linge est deux fois aussi long que large , et de manière à former un carré quand on le double, sur sa longueur, il prend le titre de compresse ordinaire. On lui donne le titre de compresse longuette , quand il dépasse de deux ou trois fois dans un sens ses autres diamètres (4-4). La compresse ^li'r- il triangulaire se fait

• avec un linge carré

c^-^-^— ^J=^^^=.^.^.^-^- ^ qu'on plie de manière

COMPRESSES DIVJSKES. 143

à en réunir deux angles (45). Si ce triangle est ensuite replié du sommet à la , base deux ou trois fois, il se trans- f 1 forme en une comf)i-esse en cra- M'4 vate (46) . La compresse en (khu ayant besoin de plus j \\ de souplesse, est ordinairement eu soie, en coton ou en mousseline. Toutes ces formes de compresses ayant leur indication spéciale me forceront à y revenir plus tard. ;

ARTICLE n. — Compresses divisées.

On est parfois obligé de diviser plus ou moins profondément les bords ou les extrémités libres des compresses.

Croix de Malte. Si on coupe de l'angle libre le plus saillant jusqu'à quelques lignes de son angle replié , un petit linge carré formé de quatre lames, on obtient une croix de Malte (47). Cette croix de (Fig. 47.) Malte , qu'il peut être utile de ^^sng^^^^^A percer au milieu, et qu'on fixe par le centre sur l'extrémité des parties saillantes du corps, à l'extrémité des doigts, je stppose, [: }. sur la plaie qui succède à l'opération du phy- ^Émosis, à l'amputation du pénis, sur le som- ^^^ met de la mamelle, et que l'on appliquait aussi jadis sur le moignon de la plupart des amputés, doit être fine, et ne pas avoir un diamètre total de plus de quatre à cinq pouces.

(Fig. 48.) La demi-croix de Malte (48) est un

linge divisé comme précédemment , mais après avoir été plié en double seulement. Elle convient particulièrement au moignon de l'épaule.

Compresses fendues. Si on se borne à diviser en deux moitiés égales l'extrémité d'une compresse longuette , simple ^ ' '"'"■ '''^■^ ^^^ on double, jusqu'au tiers ou à la moi-

te ^^Ê ^'é de sa longueur, il en résulte une

^^ 1 - — -^ -^J compresse fendue à deux chefs (49),

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Cette compresse, dont une des moitiés reste pleine, sert prin^ cipalement à relever les chairs dans les amputations des membres au moment où le chirurgien pratique la section de l'os. Dans quelques cas , il faut qu'elle soit fendue à trois chefs (50) ; par exemple, quand il s'agit de l'amputation de la jambe ou de l'avant-brrs. Le chef du milieu est alors porté à travers — r^l l'espace inter-osscux , tandis que les deux chefs latéraux doivent être relevés en dehors des os.

Fronde (51). La compresse simple, très longue et assez

fFiiï. 50.1

étroite , prend le nom de fronde , si elle est fendue dans toute sa longueur, à l'exception d'un petit nombre de pouces qui restent pleins dans sa partie moyenne; il est souvent utile alors de pratiquer un trou au point central de cette dernière partie. Du reste, on ne se sert guère de la compresse en fronde que pour les maladies du menton et delà mîlchoire inférieure.

Compresse fenêtrce. Quelques personnes entendent par compresse fen;^'tréc le linge troué dont il a été question plus haut; mais il est mieux de conserver ce titre aux compresses qui doivent ôtrelargement percées sur un ou plusieurs points de leur étendue , afin de s'accommoder à quelques ulcéralions particulières. On a ainsi ; des compresses en lu- (Fifî. 52.1 nette (52) , i\ ouvertures carrées (53) rliomboïdales, ellipsoïdes, (Fi?. 5^.) etc.; parexcmplc, pour le pj^j^ pansement des vésicatoircs ' i

au bra5, pour l'application de quelques ^- —

sub?tancei) causliquos.pour le iiaiiscmenl de quelques ulcères.

nANDES. 1V5

ARTICLE II [. — CoMPRUSSES repliées.

On peut appeler simples tout«sles compresses de lin(;enon repliées. On s'en sert sous cette forme dans une foule de cas où le lin.f;e n'est séparé de la peau ou de la solution de continuité par aucune autre substance. Mais les compresses qu'on emploie le plus (jénéralement sont en un ou plusieurs doubles. Si le linge n'est replié qu'une fois, la compresse est dite en double seulement ; si ce double est lui-même replié , la compresse est à deux doubles , et ainsi de suite.

Un genre de compresses très répandu est la compresse graduée; on la fait avec une compresse double et carrée , ou bien avec une large compresse longuette. Le linge est alors replié un grand nombre de fois sur sa base , de manière à ce que chaque pli nouveau soit un peu moins large que celui (Fig. 54.) qui l'a précédé (5i). Pour que la

^=z ^ compresse graduée maintienne sa

forme , il faut la mouiller immédiatement, ou bien en traverser le centre d'espace en espace avec un fil. Les compresses graduées, qui peuvent avoir beaucoup plus de longueur que de largeur, représentent des espèces de prismes , de pyramides ou d'escaliers (55) , destinés à remplir des excavations, ou /pj„ j^ \ bien à comprimer certaines par-

z^ra ties de la circonférence d'un membre à la manière des remplissages.

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