‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 63 sur 209 · BANDES LN TOILE. U · texte numérisé non relu

BANDES LN TOILE. U

Comme les lanières résultant de la division de ces pièces de linge sulfisent rarement pour consliluer cliacune une bande, il devient nccessaiie d'en réunir plusieurs bcut à bout. Celte réunion, qui peut se faire, à la ri{jueur, au moyen d'épingles placées en travers, doit être cITcciuée f)ar une couture à surjet rabattu , de manière à ce qu'il n'en résulte que le moins d'inégalité possible. La bande de toile ainsi préparée doit être dépourvue d'ourlet et de toute autre coulure. Alors elle a l'inconvénient de s'effiler facilement par les I^ords, et d'embarrasser le bandage de filaments fort désagréables pendant qu'on la déroule. Si, pour éviter cet inconvénient > on en protège les côtés par un ourlet, elle devient nuisible dans un autre sens. Chacun de ses bords ainsi disposé offrant plus de solidité et de résistance que la partie moyenne , ne manque pas de comprimer et d'étrangler à la manière d'une corde les points qu'ils embrassent. Si , au lieu d'un ourlet ou se borne à un faux fil , on évite l'effilement de la bande ; mais il en résulte encore une compression moins régulière et moins égale qu'avec une bande tout-à-fait naturelle. 11 est pourtant vrai que l'emploi des bandes sans faux fils ou sans ourlet entraîne de sérieuses difficultés pour certains pansements ; il serait donc à désiier qu'un objet d'un usage si répandu put être fabriqué d'une autre façon.

Il paraît qu'en Allemagne les chirurgiens sont parvenus à fabriquer des bandes sans êlre obligés de les emprunter au linge proprement dit. Elles se font comme le ruban , mais avec un fil plus doux et plus poreux. On s'y prend de manière que le fil transversal laisse d'espace en espace de petites anses sur les côtés de la bande , en sorte que rien n'est facile comme de fixer les bords de semblables liens les uns avec les autres. Je ne conçois pas pourquoi l'industrie ne s'est point emparée jusqu'ici de cet objet en France. La seule raii^on qu'on en puisse donner, c'est que telles qu'elles sont employées chez nous , les bandes peuvent être foites partout et à mesure qu'on en a besoin. Il n'en est pas moins vrai que si l'habitude en était contractée , il serait encoie plus fiicile de prendre sur un rouleau de ruban à bandes le lien dont on

lis ART DES PANSEMENTS.

peut avoir besoin pour le pansement d'une blessure que de le tailler dans un drap ou sur une serviette.

ARTICLE II. — Bandes ex percale ou t.:s calicot.

Les toiles connues sous le nom de percale ou de calicot , étant plus fines que la toile ordinaire, ont aussi paru plusconvenables à quelques personnes pour faire des bandes. Ceci n'est qu'imcompléiement exact. Avant d'avoir éié lavé ou d'avoir servi , ce tissu n'est pas assez poreux pour remplir les indications principales qu'on se propose ; il glisse d'ailleurs avec trop de facilité pour que le bandage se maintienne aisément en place. Si l'on ne s'en sert qu'après l'avoir assoupli parl'usage ou par le lavage, il n'a plus assez de fermeté, et il se plisse ou se roule en corde avec une extrême facilité; d'où il suit qu'à part quelques cas exceptionnels, les bandes en percale ou en calicot valent moins que les bandes en toile ordinaires.

Les bandes de coton conviendraient mieux si leur duvet était moins irritant, et si le linge de coton demi-usé conservait autant de solidité que la tuile. ■. : J

ARTICLE ni. — Bandes en laine.

La laine, qui n'est que rarement employée sous forme de compresse, pourrait être souvent préférée à la toile pour faire des bandes, si elle était moins chère. Bien qu'on puisse se servir sous ce rapport de toute espèce de draps ou d'étoffes , c'est cependant avec la flanelle , et presque uniquement avec la flanelle , qu'on fabrique les bandes de laine. Souples , poreuses et résistantes en même temps , les bandes de flanelle ont l'avantage de s'appliquer exactement sur les parties, de n'avoir que peu de tendance à se déplacer, à se plisser ou k se rouler sur ellos-mcmes, d'augmenter la température delà partie et d'en absorber facilement tous les liquides; aussi sont-elles d'un usage très répandu en Angleterre. On peut toutefois leur reprocher d'entretenir un certain degré d'irritation sur la pfau, d'échauffer inutilement les tisRus, de se salir d'une manière désagréable , d'être douées d'une épaisseur gênante , de ne pas se prêter aubsi bien que les bande^

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