‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 75 sur 209 · BANDAGES 1)U THORAX. 20S · texte numérisé non relu

BANDAGES 1)U THORAX. 20S

crâne par quelques circulaires et portée du côté incliné sur le devant du front, puis à la tempe du côté opposé, puis à la nuque, permet de redresser avec beaucoup de force la région cervicale du rachis, tout en relevant la face et le menton.

Le bout de cette bande peut être ensuite fixé sur un bandafje de corps au-dessous de l'aisselle, ou passé autour do l'aisselle elle-même , convenablement garnie , pour être ramenée au-dessus de l'épaule , sur la partie postérieure du cou , au-devant , puis au-dessous , puis en arrière de l'autre aisselle , puis de nouveau autour du crâne et sous l'aisselle, derrière l'épaule du côté incliné; entremêlés de plaques de carton et imbibés de dcxtrine, ces bandages deviennent extrêmement solides.

Les bandages destinés à la saignée de la jugulaire et à la bronchotomie seront indiqués au chapitre de ces opérations.

§ IV. Bandages du thorax.

A. Bandages de corps. La poitrine proprement dite [réclame rarement d'autres bandages que le bandage de corps (100). C'est le seul qu'on emploie comme moyen contentif dans le traitement des plaies. Les fractures de côte, et toutes les maladies qui nécessitent l'emploi de quelque topique ou de quelques pièces de pansement, s'en accommodent tout aussi bien. Onlecons| struit avec une serviette pliée en trois, ou , si l'on tient à eiî avoir de tout fa-«

(Fig. 100.)

briqués d'avance , en cousant sous forme de serviette ainsi pliée les deux plis d'un linge de largeur et de longueur convenables, par son bord libre. Ce bandage s'apppliquc circulairement. On doit avoir soin de le serrer un peu plus par en bas que par en haut, afin qu'il se dérange le moins possible et qu'il ne se roule point en corde sous l'influence des mouvements de la poitrine ou des bras; on le fixe par son bord supérieur avec un scapulaire et inférieurement par des sous-cuisses. Le sca- ■pulaire d'autrefois était une pièce de linge fendue, de manière à laisser passer la tête, et qui s'attachait en avant et en arrière de la poitrine sur le bandage de corps. Aujourd'hui on remplace ce bandage avec un bout de bande qu'on met en double, dont on fixe le pli sur le bandage de corps entre !es épaules, et dont on ramène les deux chefs à la manière des bretelles de chaque côté du cou pour les fixer en avant soit à quelque dislance l'une de l'autre , soit ensemble sur le bandage circulaire. Il est même mieux , lorsqu'il importe de n'imprimer que le moins de mouvement possible au malade, de fixer cette pièce accessoire sur le bandage de corps avant de le glisser autour de la poitrine, de même que pour renouveler le pansement on peut se borner à détacher ces bretelles et le bandage en avant seulement, sans les enlever en entier.

B. Quadriga du thorax. Si le pansement paraît nécessiter une compression plus égale ou plus disséminée, une contention plus régulière qu'il n'est possible de l'obtenir à l'aide du bandage de corps , au lieu des bandages imaginés pour la prétendue luxation des côtes par Butet , pour les luxations et fractures des vertèbres , pour la fracture du sternum par David , on doit recourir au bandage appelé quadriga des côtes. Du reste, on ne se sert plus aujourd'hui du quadriga à deux globes, ni des difFérenles sortes d'étoiles de Kiasires , etc., usités parles anciens.

Le bandage que je vais décrire diffère d'ailleurs essentiellement du (juadrifja ou chariot des anciens; composé d'une sorte d'c'/oi/t' postérieur et de circulaires ihoraciques, il ressemble plutôt au calaphraste de Galien. Une longue bande, large de trois travers de doigt, suffit pour faire tout ce que l'on veut à ce sujet.

CATAPIIRASTE 1)E L AUTEUR. 207

Au lieu do l'appliquer à la manière du banda.[;c roulô, de bas en haut, pour terminer ensuite par un ou deux 8 de cliifFre autour de l'aisseUc et de l'épaule , il vaut mieux le conduire comme il suit :

C. Cataphraste de Vaulcur. On laisse pendre derrière la poitrine une demi-aune environ du chef libre de la bande , dont on porto le globe sur répaule du côté sain , au devant de la poitrine , sous l'aisselle du côté malade , derrière le thorax, pour faire des circulaires qui, en passant sur le chef libre de la bande, doivent remonter en s'imbriquant des deux tiers chacun , jusqu'au creux de l'aisselle , à la manière d'un bandage roulé. On entoure ensuite les aisselles d'un 8 de chiffre postérieur, pour terminer par quelque circulaire , soit de bas en haut , soit de haut en bas, sur la poitrine. C'est alors qu'on relève le chef réservé de la bande sur l'épaule opposée à celle qui l'avait reçu d'abord , à la manière d'une bretelle , pour le fixer en avant sur les circulaires inférieures du bandage (101). On prévient ainsi lécar-

(Fig. 101.)

tement des tours de bande et on donne une grande solidité à tout l'appareil.

D. Bandages pour les mamelles. Sujette à de nombreuses maladies, fréquemment soumise à des opérations graves, la région mammaire a fait naître l'idée dun assez grand nombre de bandages, qui peuvent cependant être remplacés dans

â08 ART Î)KS PANSEMEMS.

la plupart des cas, par le bandage de corps ou par le quadriga précédent.

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