BANDAGE UNISSANT ET DIVISIF. ''■-'" SQ
qu'on panse le salon , le vésicatoiro , le moxa , le cautère qu'il est parfois utile d'applic[uer à lu nuque. Mais pour réunir une plaie transversale, pour écarter les lèvres d'une blessure de la môme espèce , sur quelques points de la circonférence du cou , on sent parfois le besoin de certains bandages particuliers.
A. Bandage unissant et divisif (99).
( Fi?. 90
Les plaies en long ne demandent au cou que des bandelettes de diacliylon ou le bandage circulaire. Quant aux plaies entravers, si , ne voulant point recourir à la suture , on tient à en rapprocher les bords, elles exigent un bandage qui puisse maintenir la tête inclinée du côté de la blessure.
Le bandage unissant le plus commode qu'on puisse employer en pareil cas, est le suivant. On fixe solidement sur la tête du malade un bonnet de coton ou un serre-tête , retenu par une mentonnière; on arrête ensuite sur ce bonnet, au moyen d'un nombre suffisant de circulaires, une bandelette divisée en deux jusqu'à quelque distance de son point fixe, et dont on laisse pendre les deux moitiés du côté malade. La plaie étant convenablement pansée, on abaisse la tête du blessé en tirant sur les deux bandelettes qui agissent sur elle comme un double crochet, puis on vient les attacher sur un bandage de corps qui entoure la poitrine , et qu'on a fixé lui-même supérieurement par un scapulaire , inférieuremcnt par des tous-cuisses.
S'il s'agit dç h région antérieure du coU;la bandçlette.doit
prendre son point fixe à l'occiput; ses deux branches dirigées en avant , abaissées vers les angles orbitaires externes , doivent descendre au niveau des mamelles , où on les fixe au bandage du corps. Pour une plaie de la région opposée , c'est au front qu'il faudrait fixer la racine de la bandelette, et en arrière entre les épaules qu'on devrait en attacher les branches au bandage de corps. Une plaie de la région latérale porterait à fixer celte pièce de l'appareil sur la tempe du côté sain, et à en attacher les deux languettes sur le bandage de corps , l'une en avant, l'cnitre en arrière de l'épaule du côté blessé.
Il m'a toujours paru que ce bandage pouvait également remplacer les divisifs du cou. On sent effectivement que s'il était utile de tenir les lèvres de quelque plaie écartées dans cette région, il suffirait de tirer les branches de la bandelette en arrière quand la blessure est en devant , en avant quand elle est en arrière, etc. , etc. Cette indication pourrait à la rigueur se présenter dans quelques cas de blessure du larynx ou de la trachée , ou bien après la destruction de certaines brides , de certaines cicatrices accidentelles. Toutefois, il ne faut pas se faire illusion au point de croire que ce bandage puisse rester long- temps en place, et que les malades le supportent sans gêne ou sans fatigue. Portée sur une tige extrêmement mobile, la tête trouve presque toujours moyen , en s'inclinant dans un sens ou dans un autre , en tournant sur son axe, d'échapper aux torsions de la bandelette extensive ou unissante. Tout ce que l'on peut dire , c'est qu'il est moins fatigant et tout aussi efficace que les bandages infiniment compliqués qui ont été imaginés pour remplir les mêmes indications.
B. Redresseur de la tète. Winslow , Thillaye , et quelques autres ont proposé des bandages pour redresser la tète dans les cas de contorsion du cou. Aujourd'hui que la section dos mu'^cles ou des tendons rétractés est entrée dans la pratique avec une étonnante simplicité , les bandages propres à redresser la tête ne manqueront pas de redevenir assez souvent utiles. Ne voulant point m' occuper ici des différents appareils connus sous le nom de machines, je me bornerai à dire qu'avec une simple bande fixée autour du