‹ Nouveaux éléments de médecine opératoire, accompagnés d'un atlas ... représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 83 sur 209 · II. Bandage de V auteur (117). Nul doute qu'une simple · texte numérisé non relu

II. Bandage de V auteur (117). Nul doute qu'une simple

écharpe vaille encore mieux que les bandages et les différentes machines vantées récemment. Elle cause infiniment moins de fatigue , tout en procurant des guérisons aussi réguliè • res. Mais je suis parvenu à construire un bandage , au moyen d'une simple bande , qui convient à lafoisauxluxations sternoclaviculaires ,

pour lesquelles je l'avais d'abord imaginé , aux luxations acromio-claviculaires , aux fractures de la clavicule , aux fractures de l'acromion , aux fractures du scapulum et même aux fractures du col de l'humérus. Pour cela, on se procure une bande de huit à dix aunes. Le chef de cette bande est d'abord appliqué sous l'aisselle du côté sain , ou en arrière , comme dans le cataphraste ; on la conduit en diagonale sur le

dos et l'épaule jusque sur la clavicule du côté malade. La main du blessé est alors portée sur l'acromion de l'épaule saine , comme pour embrasser celle dernière. Le coude ainsi relevé correspond au devant de la pointe du sternum, et l'épaule malade se tiouve refoulée en haut, en arrière et en dehors, par l'aciion de Ihumérus qui, prenant son point d'appui sur le côté de la poitrine , agit; comme un levier du premier genre ou par un mouvement de bascule. Pendant qu'un aide maintient les parties en place , le chirurgien abaisse la bande sur la face antérieure du bras , puis en dehors, au-dessous du coude , pour la ramener en haut et en avant sous l'aissel e saine. Il recommence ainsi trois ou quatre fois, afin d'avoir autant de doloires en diagonale qui coupent obliquement et la clavicule blessée , et le haut de la poitrine, et la partie moyenne du bras. Au lieu de ramener la bande sur l'épaule affectée , on la porte ensuite horizontalement sur la face postérieure de la poitrine , pour la ramener sur la face externe du bras , du coude ou de l'avaiit-bras, en forme de circulaires qu'on multiplie jusqu'à ce que la main qui est sur l'épaule saine et le moignon de l'épaule malade restent seuls à découvert. On termine par une ou deux diagonales nouvelles, et par un nombre semblable de circulaires horizontales.

Une nouvelle bande, bien imbibée de dexîrine, et appliquée exactement de la même façon par dessus la première , fait de ce bandage une espèce de sac inamovible, dans lequel le coude repose sans efforts et sans pouvoir se porter ni en arrière , ni en dehors , ni en avant. Je l'ai employé déjà un grand nombre de fois , et il m'a paru si simple, d'une application si facile , que je n'hésite point à le donner comme préférable h tous ceux qui ont été proposés jusqu'ici. Je n'ai pas besoin d'ajouter que quelques remplissages, quelques compresses épaisses peuvent être placés au-dessous , dans la région susclaviculaire, tantôt plus près du sternum , d'autres fois plus près de l'acromion , selon qu'il paraît convenable de comprimer plutôt tel point que tel autre. 11 est bon aussi, pour éviter les excoriations de la peau , de placer un linge en double entre la poitrine elle bras , de même qu'il faudait

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