RÉSECTION DES OS
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Fig. lre. Résection de la tête de l'humérus. — Bras gauche. — Procédé adopté par Vautour. — On fait, en le suivant, un large lambeau triangulaire, H, H, à base supérieure, aux dépens du deltoïde , et que relève ensuite la main , I , d'un aide pincé derrière. — De sa main gauche , G , le chirurgien s'empare du bras malade , J; divise la capsule et les tendons qui la fortifient , sur la tête de l'os , A , comme s'il s'agissait de l'amputation du membre; luxe l'humérus, et met la cavité glénoïde , B , à nu ; fait écarter ou déprimer les bords, F, F, de la plaie; saisit enfin la scie, C , de sa main droite, E, pour en appliquer la lame , D, sur le corps de l'os, aussi bas que le mal l'exige, et la faire marcher un peu obliquement de bas en haut.
Fig. 2. Résection de la poulie articulaire de l'humérus. — Procédé ordinaire. — C'est le membre gauche. Le malade est couché sur le ventre. Après avoir taillé un lambeau quadrilatère, G, G, aux dépens du muscle triceps, lambeau que la main gauche , H , relève en même temps qu'elle soutient le bras, on détache les chairs antérieures de manière à pouvoir glisser entre elles et l'os une plaque , E , E , de bois mince ou de carton, ou même une simple compresse longuette, pliée en plusieurs doubles, et que la main , F, est chargée de fixer. La scie , C , C , est conduite de telle sorte par la main , D , que sa lame , B , tombe à peu près perpendiculairement sur le corps de l'humérus, pendant que la main, I, agissant sur l'avant-bras, J , se tient prête à en favoriser les mouvements. En supposant qu'il fallût exciser aussi l'extrémité du cubitus et du radius, il n'y aurait qu'à prolonger par en bas les premières incisions latérales , à en pratiquer une troisième de A , en J . pour avoir deux lambeaux inférieurs au lieu d'un seul , et à répéter sur les os de l'avantbras ce qu'on vient de faire sur l'humérus.
Fig. 5. Résection des tètes carpiennes de l'avantbras. — Procédé de Moreau. — A l'aide d'une incision en L , on taille d'abord sur le dos du membre , I , un lambeau triangulaire , E , ou F. Le contour du cubitus, A, étant dégagé des parties molles, on glisse sur sa face profonde l'extrémité démontée de la scie , B , B , soit sur une sonde cannelée , soit avec un stylet flexible , soit avec une aiguille courbe. Pour faire marcher ensuite celte scie, il faut que la main, C, du chirurgien et celle de l'aide, D, qui en tiennent les manches, J, J, J, J, n'aillent point l'une sans l'autre, et que la mafn du malade, II , soit portée en dehors et en avant par l'aide qui doit la soutenir. On procède en dernier
EXPLICATION DES PLANCHES
lieu, mais de la même manière, à l'extraclion de la tète, G. du radius.
PINCES ET TKNACULUM.
Fig. 4. Celte pince, qui, à l'aide du crochet ou ressort qu'on voit en B,se ferme très-bien, ainsi que le montre la Fig. A , est en même temps très-facile à ouvrir , et vaut mieux que la plupart des pinces à coulisse, à cliquet, destinées au même but. Elle vient des ateliers de M. Charrié re.
Fig. 5. Ténaculum, tel qu'on l'emploie parmi nous.