MALADIE BLEUE
deux causes combinées et connexes qu'il faut faire remonter la pathogénie des accidents.
La théorie du mélange des deux sangs se trouve éliminée par les cas de malformation du cœur sans cyanose.
Diagnostic. — Les troubles fonctionnels sont souvent assez bien caractérisés pour que Ton ne puisse avoir aucune espèce de doute sur la nature de la maladie. Mais les signes physiques fournis^ par lexamen du cœur sont peu caractéristiques, fiernutz pense qu'ils ne comportent aucun renseignement certain. Le pouls est quelquefois très-petit, insensible, on peut le trouver intermittent (Holot); mais ces caractères n*ont rien de pathognomonique. On a noté parfois de la voussure thoracique, de Taugmentatioi» de volume du ventricule droit, et h I9 palpation, une vibration souvent très-nette. D'après quelques observateurs, cette vibratio», lorsqu'elle coïncide avec un souffle énergique et prolongé, sous forme de bruissement, à la base du cœur et h gauche du sternum, indiquerait presque toujours la persistance du trou de fiotal et la communication des oreillettes. H. Roger a montré que ce souffle, d'ailleurs systolique et se propageant à gauche du côté de la clavicule, manquait dans les cas d'oblitération de l'artère pulmonaire; aussi a-t-il cru devoir le rapporter au rétrécissement du conduit. François- Franck, de son côté, considère la persistance du trou de Botal comme incapable de déterminer un bruit de souffle.
Dans une publication toute récente, François-Franck, s'appuyant sur des faits rigoureusement observés, a pensé pouvoir attribuer b la persistance du canal artériel les quatre caractères suivants : 1* un souffle systolique énorme au niveau de la quatrième vertèbre dorsale; 2* un renforcement de ce souffle pendant l'inspiration ; 3* des oscillations rhythmées du pouls, c'est-à-dire une série de pulsations fortes suivies d*une série de pulsations faibles (la transition s'opérant d*une façon progressive) ; 4^ l'absence de cyanose.
Les deux premiers caractères s'expliquent par la différence de pression qui existe entre l'aorte et l'artère pulmonaire, que le canal artériel fait communiquer; différence qui s'accentue encore pendant l'inspiration, par suite de l'aspiration du sang dans les capiUaires du poumon (d'où renforcement du souffle). Les oscillations rhythmiques du pouls sont en rapport avec la quantité de sang qui pénètre dans l'aorte; cette quantité devenant minima pendant