‹ Nouveaux éléments de pathologie et de clinique médicalesChapitre 2 sur 116 · NÉ. a · texte numérisé non relu

NÉ. a

MALADIES DE L'APPAREIL GXRdViLÀTQIflLE. i^

HISTORIQUE. GONSIOÉRATIONS ANATOMIQUES ET pâlWptOCIQUES/'

Les liyres hippocratiques sont muets en ce qui concerne les maladies dn cœur ; les hautes fonctions que les anciens croyaient dévolues à cet organe semblaient le mettre à Tabri des altérations morbides et en faire quelque chose de sacré.

A part la description de la péricardite que Galien découvrit chez le coq et sur un singe, et qu'il supposa pouvoir exister chez rhomme, il faut venir jusqu'au xi* siècle et à Técole arabe pour trouver des notions déjà plus précises touchant les affections cardiaques. Rhazës et surtout Avenzoar, à côlé d'observations anatomo* pathologiques assez exactes, étudièrent avec soin quelques-uns des symptômes susceptibles d'en révéler Texlstence, les palpitations par exemple.

Au XV* siècle, le Florentin Benevieni ajoute quelques détails curieux aux faits produits par ses devanciers. Deux cents ans après, Baillou Toit pour la première fois la dilatation des cavités du cœur et la décrit sous le titre d*anévrysnie. Mais ces faits sont cités à titre de raretés, et leur interprétation tant physiologique que clinique est reléguée au second plan.

L'immorteDe découverte d'Harvéy (1619-1628) devait naturellement faire entrer dans une phase nouvelle la pathologie cardiaque. Les progrès toutefois ne s'accomplirent qu'avec lenteur. Les belles recherches de Richard Lower (1669) sur les épanchements séreux, les observations de Mulpighi, de Lancisi et de Yieussens, ne devaient porter leur fruit que le jour où une anatomie pathologique plus exacte aurait conduit aux investigations physiologiques, et de là, transporté la question sur le terrain de la clinique.

Sénac eut le mérite de faire le premier pas dans cette voie : il essaya de rattacher « les apparences » de la maladie aux altérations ânatomiques; en un mot, il tenta d'en faire le diagnostic; pour cela

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