II
MALADIES DU PÉRITOINE
DES PÉRITONITES.
La péritonite, selon sa cause, est spontanée^ primitive oa symptomatique, consécutive ; selon son étendue, elle est générale ou partielle; selon sa marche; aiguë ou chronique. Cette classé fication, quoiqu’elle comprenne tous les cas, est trop générale et nécessite un certain nombre de sous-divisions; c’est ainsi qu’au point de vue étiologique la péritonite consécutive aux couches demandera une étude spéciale, sous le nom de péritonite puer^ pérale. Parmi les péritonites partielles, celles du petit bassin, chez la femme, doivent également être étudiées a part, sous le nom universellement accepté de pelvipéritonites; enfin, parmi les inflammations chroniques du péritoine, la péritonite tuberculeuse est de beaucoup la plus fréquente et la plus intéressante.
PÉRITONITE GÉNÉRALE AIG\jË.
La péritonite spontanée est extrêmement rare; Besnier cependant en a rapporté deux observations probantes (1), mais la grande majorité des médecins tend encore à considérer son existence comme problématique. Vallin et Logerais ont soumis à une critique sévère la plupart des observations publiées sous cette rubrique par Broussais, Rayer, Andral, dans lesquelles la péritonite aurait pris naissance sans aucune cause appréciable ou sous l’influence de causes banales, telles que le froid, l’ingestion de liquides glacés, etc. Ces auteurs sont arrivés à cette conclusion que, le fait du traumatisme mis à part, les péritonites primitives spontanées ne devaient être admises qu’avec la plus grande réserve.
Presque toujours la péritonite aiguë généralisée est consécutive à une perforation ou à une rupture s’eflectuant dans l’intérieur de la séreuse et y déterminant l’irruption de matières fécales, de pus, de sang, de bile, d’urine, de liquide des kystes échinocoques, etc. La perforation peut être le fait d’un ulcère stomacal on intestinal (gastrite ulcéreuse, fièvre typhoïde, dysenterie), ou de l’ulcération de l’appendice iléo-cæcal (dans un certain nombre de péritonites
(1) Dans un mémoire plus récent, Richard Pott rapporte un certain nombre de faits de péritonite suppurée de l’enfance dont l’origine lui paraît spontanée.