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PARALYSIES

Ces différentes particularités : aphonie, respiration facile, effort difficile, suffisent pour porter le diagnostic et enipéclier de confondie cette forme de paralysie avec la précédente. La paralysie des hystériques peut disparaître aussi facilement qu’elle se produit.

Le plus souvent la paralysie est unilatérale et résulte de la compression d’un des récurrents; l’anévrysme de l’aorte en est la cause la plus habituelle; Ziemssen en rapporte quarante faits; ensuite viennent : les anévrysmes de la carotide (deux cas de iMackenzie), de la sous-clavière (deux cas de Ziemssen), les tumeurs du médiastiii et de fœsophage (Turck, Heller, Braune, Baréty), la pleurésie (un cas, Gerhardt), la péricardite (un cas, Baumier).

La conséquence de cette lésion unilatérale, c’est l’inaction de la corde vocale correspondant au récurrent comprimé, et en raison de cela, une modification dans le timbre de la voix, devenu asynergique (dysphonie).

Au laryngoscope, la corde vocale paralysée semble dans Vétat cadavérique, c’est-à-dire dans une situation intermédiaire au rapprochement et l’écartement complet. L’orifice du larynx est en même temps déformé, car le cartilage aryténoïde du côté paralysé est rapproché de l’épiglotte et par conséquent sur un plan antérieur à l’autre aryténoïde.

Dans quelques cas, il existe un léger degré de dyspnée, due à une inertie unilatéraled’un des dilatateurs de la glotte (les filets qui l’innervent étant aussi compris dans te tronc du récurrent).

La paralysie des deux nerfs récurrents par compression est extrêmement rare, on en compte à peine une vingtaine d’observations; il y a alors aphonie sans dyspnée ni cornage. Dans un cas observé par Gouguenheim il y avait de la dysphagie des liquides.

La question des paralysies dissociées du larynx est extrêmement délicate, et l’on a peine à comprendre comment une compression portant sur les deux récurrents paralyse les constricteurs, à l’exclusion des dilatateurs. La physio ogie jiathologique n’a pas encore dit son dernier mot à ce sujet.

Tr^itemiînt. — On aura recours successivement aux révulsifs sur la région ducou (huile de croton, vésicatoires, cautères volants); àdes inhalations ou pulvérisations balsamiques et sulfureuses; aux attouchements sur la muqueuse du larynx avec le lannin, la teinture d’iode, le nitrate d’argent ; à l’électricité. Dans la paralysie des dilatateurs

MALADIES DU LARYNX

avec menace d’asphyxie il faut pratiquer la trachéotomie. Dans les paralysies hystériques même anciennes, l’électrisation opère parfois des guérisons surprenantes par leur rapidité. Dans un cas d’aphonie hystérique, Liouville et Debove ont obtenu la guérison par la compression (les ovaires.

Les paralysies par compression exigent avant tout des moyens dirigés contre les tumeurs qui sont les agents compresseurs.

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