‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 5 sur 212 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Choinel, qui ont eu un si légitime succès; le livre de Caillol; le traité de M. Dubois (d'Amiens^, dans lequel on a. pour la première fois, donné à la pathologie générale un cadre proportionné à son étendue: l'ouvrage de>DI. Haniy et Behier; celui deGinlrac, qui a suivi l'exemple de M. Dubois d'Amiens), en montrant une érudition et une expéri«ice qu'on ne saurait trop adniii*er: enfin le traité de M. Monneret, dont le plan est à peu près semblable à celui de ces derniers auteui"^.

Pour terminer, je mentionnerai les importants travaux encore manuscrits de M. Amiral, et que les auditeurs de son Cours de pathologie générale à la Faculté ont été à même de connaître et d utiliser. Sous la parole de ce maître, la pathologie a pris un nouvel aspect et une plus grande étendue. Jusque-là bornée à des généralités élémentaires sur les causes, les symptômes. la marche et la terminaison des maladies, M. Andral a rompu avec le passé pour inaugurer une voie nouvelle. D sesl appliqué à déterminer, par des recherches précises, la nature des éléments matériels constitutifs de la maladie et la connaissance de ses éléments dynamiques. Mettant à contribution la chimie pathologique el l'analyse optique, il a pu, dans la première partie de son coui'^, montrer le rôle des vices de proportion, de forme et de situation des éléments organiques solides ou liquides du corps dans la production des maladies. Dans une seconde partie, l'auteur a exposé les signes généraux de l'état morbide ou séméiolique. Puis, pour compléter celte œuvre immense, il a terminé par l'étude des différents groupes de maladies en général et par une histoire de la médecine^ encore inachevée, mais que le savant professeur ne voudra pas laisser incomplète. Le succès mérité de ses études sur Ilippocrate, Celse et Galien, que ÏLtûon médicale a publiées, l'en- OMiragera sans doute à reprendre un travail si bien commencé.

C'est à l'école de ce maître et sous son inspiration que j ai entrepris l'œuvre qu'on va lire. Également éloigné dn matérialisme systém<itique et du spiritualisme exagéré, résolu de faire la part de la matière et des forces qui l'animent, ne croyant pas que la vie soit un résultat et la considérant en effet comme une force surajoutée à la matière, et distincte di> propriétés du tissi/ vivant, j'ai voulu montrer cette alliance et ses effets dans l'origine, le déveioppement et la fin des maladies. Simple écho de ce que profes-

PREFACE. Vir

sent quelques hommes éminents à la Faculté de médecine de Paris et dans la presse médicale, j'ai rassemblé, à ce point de vue, pour les élèves et pour mes confrères, les notions indispensables de la pathologie générale.

Les élèves trouveront dans ces yoiuseaux Éléments trois parties absolument distinctes.

La PREMIÈRE est relative aux notions générales de la maladie et de sa nature: de ses causes envisagées dans ce quelles ont de plus élevé par rapport aux influences de 1 air, des eaux et des lieux: de Tàge, du sexe, du tempérament et de la constitution; des professions, des idiosyncrasies et de l'hérédité; des poisons, des venins, des efÛuves et des virus; des endémies, de l'infection et de la contagion; de la spécificité, des diathèses, etc.; aux éléments de la maladie et aux formes qu'elle présente; aux phénomènes qui accompagnent son évolution et sa fin: à la convalescence et au pronostic: enfin aux lois générales de la thérapeutique et des médications principalement employées. Cette première partie se termine par l'exposé des méthodes de nomenclature et de classification à mettre en usage.

Dans la seconde partie, j'ai exposé les faits généraux qui servent de base à la formation des principales classes morbides, telles que les fièvres, les inihmmations, les hydropisies, les hémorrhagiesy les gangrènes, lesjlux, les pneiinuiîoses, les nosorganies, les névroses, etc. Il m'a paru impossible de laisser ces questions en dehors d'un ouvrage destiné à faire connaître les principes fondamentaux de la science. Je leur ai donné les développements nécessaires, et, pour mieux faire comprendre la description, j'ai placé dans le texte de la classe desnosorganies, où se trouve lanatomie pathologique générale, un grand nombre de planches explicatives des altérations élémentaires du tissu, produites par les nosorganies bomœomorphes et hétéromorphes, telles que l'atrophie, l'hypertrophie, les épithéliomas, le cancer, les cancroïdes, le tubercule, etc. Ces figures, empruntées au bel ouvrage d'anatomie pathologique de M. Lebert. et au dictionnaire de Nvsten, de MM. Ch. Robin et Littré, sont relatives aux altérations somatiques appréciables seulement au moyen du microscope.

On peut bien ne pas accepter les doctrines de la micrologie m» derne, mais il est impossible de ne pas tenir compte de ses décou-

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