‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 4 sur 212 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

De la nécessité qu'il y a de simplifier l'élude des faits particuliers par la recherche des principes généraux et des lois qui rendent compte en peu de mots de leur existence, de leur évolution et de leur fin, est née la pathologie générale ^ la plus importante des branches de la nosologie. J'en ai dit assez pour indiquer la place qu'elle occupe dans l'étude de la médecine; mais il me reste à démontrer l'exactitude de mes assertions. C'est ce que j'essayerai de faire dans le cours de cet ouvrage.

La pathologie générale a été créée par Hippocrate, auquel j'emprunterai beaucoup, sans craindre de l'épuiser, tant ses œuvres renferment d'idées fécondes que le temps a développées. On n'a guère ajouté que des faits de détail aux principes généraux d'Etiologie, de Pronostic, de Diététique et de Nosologie formulés par l'immortel génie dont le nom jette sur notre art un éclat et une gloire qui ne s'affaibliront jamais. Le Traité des airs, des eaux et des lieux; le livre des épidémies, du pronostic et du régime, renferment la plupart des choses utiles à connaître sur Tinfluence des principales causes morbifiques, sur la fin d'un certain nombre de maladies, et sur le régime à imposer aux malades. Sans doute l'œuvre est incomplète; elle renferme des idées théoriques que le temps a fait rejeter; mais le fond est inattaquable, et l'homme qui découvre autant de vérités, encore vraies à deux mille ans de distance, a droit à tous les hommages de la postérité.

Sur le sol fécondé par Hippocrate chacun s'est efforcé de construire, et les uns par des systèmes, les autres par des doctrines, ont agrandi le domaine de la pathologie générale, mais sans réunir à part tous les principes généraux de la science. Les généralités de Galien, sur les causes et sur le siège des maladies, sur laséméiologie, sur les crises, si souvent reproduites par les écrivains, ses successeurs, ont inspiré Cœlius Aurélianus, Alexandre de Tralles, Fernel, Baillou, Félix Plater, Sydenham, Stahl, Fr. Hoffmann, Sauvages, Bordeu, P. J. Barthez, qui ont tous plus ou moins contribué à l'institution et à la propagation de quelque vérité fondamentale. Cependant il faut arriver au dernier siècle pour voir rassemblées ces vérités en quelques pages comme on le ferait d'un corps de doctrine. Gaubius a ouvert la voie dans un ouvrage important que le docteur P. Sue a traduit; et depuis lors ont paru les pathologies générales de Sprengel; les éléments de M. le professeur

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