‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 56 sur 212 · DES» SYMPTOMES DAMS LES MALADIES · texte numérisé non relu

DES» SYMPTOMES DAMS LES MALADIES

Lorsque, sous l'influence des impressions morbifiques et des 'causes dont j'ai parlé, une maladie prend naissance, le travail accompli dans l'organisme donne lieu à des phénomènes particuliers différents des phénomènes ordinaires observés dans l'exercice régulier des fonctions. Ces phénomènes particuliers sont des sumptômes; de o-Ov, avec, en môme temps; ttît^tw, je tombe; c'est-à-dire des phénomènes qui arrivent en même temps que la maladie. En effet, le symptôme, dit Galien, suit la maladie comme l'ombre le corps; sans symptôme, il n'y a pas de maladie; le symptôme est l'indice de la réaction des forces générales ou de la vitalité des tissus contre une impression morbifique. — C'est lui qui fournit au médecin la notion du trouble organique ou fonctionnel survenu dans l'économie, comme pour lui dire : Observe, devine, et dis la signification de ce que tu touches, de ce que tu sens, de ce que tu vois et de ce que tu entends.

Un symptôme n'est donc qu'un phénomène survenu dans les organes ou dans les fonctions, sous l'influence de la maladie. "^ Il ne faut pas confondre les sijmptômes avec ce qu'on appelle les signes. En effet, tous les pliénomènes morbides observés chez un malade sont des symptômes qui n'ont aucune signification pour lui ni pour l'étranger qui en est le témoin; ils ne signifient quelque chose que pour le médecin, homme instruit qui par la pensée fait la traduction de ce que la nature moibide offre à ses yeux plus clairvoyants. Ils ne deviennent des signes que par suite de cette opération intellectuelle spéciale, dans laquelle un médecin dit : Ce symptôme est le signe de telle maladie, de telle complication, de telle fin, etc. Mais, si les symptômes sont des signes, tous les signes ne sont pas des symptômes. Ainsi on tire des signes non seulement des phénomènes moibides

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