‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 7 sur 212 · DE I.A MALADIE · texte numérisé non relu

DE I.A MALADIE

Les maladies sont ilcs impressions transformées.

La maladie est un accident si commua de l'organisation, qu'il n'est point d'être assez favorisé pour échapper à ses atteintes. Tout le monde comprend ce que signifie ce mot. La science seule a le droit, et c'est une de ses prérogatives, de décliner toute compétence à cet égard et de dire que la maladie est, comme la \ie ou la santé, une chose indéfinissable. La science même, nous l'avons vu, peut vouloirnier l'existence de la maladie et prétendre effacer ce mot du vocabulaire, la chose n'existera pas moins, plus longtemps même que ses absolus réformateurs. Chacun, hors de la médecine, sait ce que c'est qu'une maladie et qu'un malade ;'mais, dans le sanctuaire, on n'a encore pu s'entendre à cet égard, et nous en sommes à fixer ce point de départ de nos connaissances. Il n'y a pas d'exemple dans le monde d'ime anarchie plus complète que celle qui a divisé, qui divise et qui divisera encore peut-être les médecins sur l'orthodoxie de ce mot si vulgaire et

D. l'ATIIOL. CÉN. . l

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si disputé. Je n'aurais qu'à indiquer toutes les définitions qui en ont été publiées depuis l'origine de la science jusqu'à cette époque, pour démontrer la réalité de ce que j'avance; mais, outre l'inutilité du travail, je n'arriverais qu'à une énumération fastidieuse pour le lecteur. Qu'il me suffise de dire que la maladie a été envisagée à des points de vue ditïércnts et opposés, suivant les temps, les lieux et les doctrines philosophiques des médecins. Si l'on voulait classer ces défmi lions d'après les analogies ou les différences qu'elles offrent, pour les grouper avec méthode selon leur nature, on pourrait en faire trois catégories : la première comprenant les définitions inspirées du spiritualisme, du vitalisme et du dynamisme en général; la seconde comprenant celles que le matérialisme, l'humorisme, le solidisme et l'organicisme ont enfantées; la troisième enfin, remplie par celles qui résultent de l'amalgame plus ou moins réussi des deux premières doctrines, suivant l'éclectisme des auteurs rangés sous le drapeau de la doctrine organo-vitaliste moderne.

Quand on se place au point de vue de l'impondérabilisme en général, et (ju'on accepte comme justes les doctrines spiritualistes, naturistes et vitalistes des médecins de tous les âges depuis Ilippocrate, leur prophète et notre premier législateur à tous, on voit, malgré les modifications imprimées dans la série des temps, par les révolutions de hi médecine et d'audacieux novateurs, à la conception vitaliste de la nudiulie. on voit la même pensée se faire jour à travers la dissemblance de l'expression, et la vie justement considérée soit comme une foi'ce susceptible de ramener à l'oidre les organismes détériorés, soit comnuî puissance pouvant se déranger de son équilibre stable pour y revenir ultérieurement d'elle-même en \ertude ses attril)uts particnlicis. (le if est pas (pf on suppose, ni qu'on doive supposer, que cette puissance se dénature elle-même et constitue à elle seule toute la maladie; non mais on pense (jn'en se modifiant sous l'influence (ic^ inqn'(;ssions morbiii(ines (^lle prodnil el eng(în(lre les désordres (fou naîtra la maladie. Les solides elles li(inides reçoivent une impulsion contie-naturelledela force vitale pervertie, et des altéiations matérielles, physi(jU(!s on chimicpies, évidennnent secondaires, se produis(;nt au sein de réeonomie.

C'est bien là la pensée (l*llip|)ocrate expi'imant la maladie comme un effoil de la )i(ilin'(', dont le but est de ramencir à l'étal normal les actes de l'économie (léiangés de leur marche régidière. (]'estenqn(îl(pie sorte une réaction du principe eonseivateur iU) l'organisme contre le mal, etc'est cette réaction (pii. «lans ses phénomènes, constitue la maladie.

La même idée se retrouve, en d'auties termes, dans les délinitions

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