‹ Nouveaux éléments de pathologie générale et de séméiologie (volume 2)Chapitre 76 sur 212 · DES RECHUTES ET DES RÉCIDIVES · texte numérisé non relu

DES RECHUTES ET DES RÉCIDIVES

telles que l'érysipèle, les phlegmasies des muqueuses, l'ophllialmie, la leucorrhée, le catarrhe des bronches, la gastro-entérite, la dysenterie, etc.; les phlegmasies parenchymateuses, la pneumonie, etc.; les hémorrhagies, les hydropisies, les névroses ; telles que la folie, l'hystérie, l'épilepsie, etc.; les maladies diathésiques, le scrofulisme, l'herpétisme, le podagrisme, etc.; les maladies virulentes, le farcin, la syphilis, etc., présentent toutes la possibilité de rechutes plus ou moins graves.

Généralement la rechute d'une maladie trouve le terrain moins bien préparé qu'à son début. Elle arrive, chez un convalescent plus ou moins délabré , par l'abstinence et le traitement antérieur, et si elle peut se terminer d'une manière heureuse, souvent aussi elle amène l'état chronique et la mort.

11 n'en est plus de même des rechutes dans les maladies qui n'ont pas de convalescence, comme les maladies extérieures, l'ophthalmie, l'érvsipèle, etc. Alors la rechute n'a guère d'autre résultat, outre la gravité ordinaire, que de prolonger les accidents au delà du terme ordinaire.

Pour éviter les rechutes, il faut diriger la convalescence et la marche des maladies, à leur déclin, avec une circonspection qui tient compte de toutes les iniluences morbides connues. Ce n'est pas tout d'opposer aux lésions locales des moyens convenables ; si l'on ne s'occupe de l'état général qui engendre les maladies, on n'a rien fait. Toutes les maladies sont plus ou moins diathésiques, et elles réclament dans leur cours et à leur déclin l'usage de moyens spéciaux, quelquefois spécifiques, qui empêchent les rechutes et les récidives. Les maladies pléthoriques, effluviques, diathésiques, virulentes, ont besom d'être traitées de cette manière, sans cela elles récidivent et se prolongent indéfiniment.

Les récidives s'observent dans toutes les maladies aiguës et chroniques, mais plus particuhèrcmcnt dans la classe des phlegmasies. La pneumonie, l'angine tonsillaire, la bronchite aiguë, le rhumatisme, l'érysipèle, récidivent trois, quatre, six et dix fois chez le même individu en quelques années. On les rencontre dans les ulcères des membres, dans la pourriture d'hopilal, dans les luxations, dans les fractures très-faciles chez certains individus, dans les calculs uiinaires, dans les anévrismes , dans le cancer simple , épithélial, fibro-plastique, etc.

Elles sont le résultat évident, soit d'une prédisposition particulière et d'une diathèse plus ou moins bien caractérisée, soit d'une disposition or<^aniqu(î spéciale, soit enfin d'une impression morbifique seni-

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